13.05.2008

CHARLES L'IMPOSTEUR...

772533361.jpgD’un mois de mai l’autre, d’une commémoration l’autre, d’une imposture l’autre…

Nous savons quoi penser de mai 68, de cette révolution en peau de toutou, de ces petites nuits d’émeutes qui auraient sans nul doute pu, si Moscou l’avait permis, se transformer en un grand soir rouge, mais ne dépassèrent finalement jamais le stade du monôme.

Mai 68 fut une caricature et une imposture. Mai 58 et les 10 ans de pouvoir gaulliste qui s’en suivirent ne le furent pas moins.

On juge un régime à son bilan. On le mesure à la pérennité de son œuvre.

Que reste-t-il de celle de Charles De Gaulle ?

La restauration de l’autorité de l’Etat ? L’indépendance nationale ? La souveraineté populaire ? La prospérité économique ?  La force des Institutions ?

Rien ! Il ne reste rien.  Rien ne pouvait durer car rien n’était fait pour cela. Tout était faux. Tout était bidon.

L’autorité des l’Etat ? Elle ne s’exerça, en réalité, que contre ceux qui refusèrent le déshonneur, l’abandon et le renoncement.


L’indépendance nationale ? Une formule destinée à masquer une préférence étrange qui toujours fut celle de De Gaulle pour le grand Est, c'est-à-dire pour l’URSS, sans doute parce qu’elle était de nature à flatter son sens inné d’une grandeur unique : la sienne.

La souveraineté populaire ? La république gaulliste fut une OPA d’un clan sur la vie politique française, la main mise d’un gang sur la France et les Français.

La prospérité économique ? Servie par un baby boom qui aurait de toutes façons permis une éclaircie en même temps que par le talent pragmatique d’un Jacques Rueff aussi peu gaulliste qu’il était possible de l’être alors dans les allées du pouvoir , la politique de reconstruction monétaire et financière suivie pendant dix ans par De Gaulle, puis celle de l’industrialisation voulue par Georges Pompidou, furent très largement des leurres qui occultèrent longtemps des réalités qui devaient pourtant s’imposer à la France dès le milieu de années 70, encouragèrent le recours à la main d’œuvre immigrée sans en voir les conséquences sur le long terme, et eurent pour effet de repousser les décisions qu’imposaient les mutations en marche, de nier tout besoin d’adaptation de nos entreprises à l’évolution des marchés et de faire manquer à la France les grands rendez-vous électroniques et informatiques. La modernisation ? Les grandes réalisations ? Mais les technocrates issus de l’école d’Uriage qui furent l’ossature de la Quatrième en avaient mis en œuvre les prémices dès le début des années cinquante, de même qu’ils avaient créé les conditions de l’accession de la France au club alors très fermé des nations nucléaires. On sait, en revanche, quels sacrifices imposa De Gaulle à la France, à son armée et à notre peuple au nom de la Bombe. L’abandon de l’Algérie en est un exemple cruel.

Les Institutions ? Mais quelle étrange constitution que celle qui, taillée pour un homme à sa mesure, doit être sans cesse tripatouillée pour faire entrer dans le costume ses successeurs ? Ni présidentielle ni parlementaire, ni monarchique ni vraiment démocratique, la Vème République repose sur des fondements illusoires et ne s’adosse que sur un squelette de plumes et de feuilles mortes.

Chacun se plait aujourd’hui – y compris dans nos rangs- à louer le bon vieux temps du gaullisme triomphant, un temps où les valeurs étaient respectées, où l’ordre  régnait, où la France était écoutée… Mythologie ! Le grand art de De Gaulle fut de faire croire qu’il était le rempart de l’occident chrétien, de ses valeurs et de ses principes, alors qu’il n’eût de cesse de l’abaisser et de les miner. L’ordre qui régnait fut celui des polices parallèles. Quant à sa politique étrangère, elle ne mena la France qu’à la rupture avec nos alliés et à une manière de non alignement titiste, au moment où le communisme  avançait, partout dans le monde ses pions criminels.

En Mai 58, une révolution  droitiste et nationale était possible et sans doute probable tant était grand le rejet de la IVème République et le désir populaire de participer, dans un grand élan civique, à la refondation de la France, à la construction européenne et au renouveau occidental.

Le coup d’état gaulliste, là encore avec la permission implicite des communistes, a empêché cette volonté nationale de s’exprimer et de se concrétiser. L’Histoire dira peut être un jour quelle fut la part de la lâcheté, celle du hasard et celle de la nécessité pour certains services.

De Gaulle, en s’emparant d’un pouvoir déjà à terre, a, dans les faits permis au régime de se rénover mais de ne pas disparaitre. Une réédition, en somme, de l’épisode de 1944-1946 où il ne s’imposa aux affaires que grâce à la SFIO et au Parti communiste, s’opposant parfois violemment aux mouvements de la Résistance qui espéraient en finir avec les vieux partis et reconstruire une France nouvelle.

De Gaulle fut, par deux fois, le garant du régime.

Et, à l’évidence, Mai 68 existait déjà en filigrane dans mai 58.

Reste une question. De Gaulle, par vanité, s’est-il contenté de vouloir imiter, s’enveloppant dans leurs gloires, les acteurs immortels de la Grande Politique française ? Il n’aura en ce cas été qu’un imposteur.


Ou bien à-t-il tout au long de ces années été le maître conscient de lui-même et le serviteur plus ou moins obligé d’autres intérêts ?

Mais il est vrai qu’une réponse n’interdit pas l’autre.

Jean-François Touzé

13/05/08 

05.05.2008

NDP : FEDERER LES ENERGIES...

2013581043.jpgA lire les innombrables commentaires qu’a pu susciter l’annonce de la création de notre comité pour une Nouvelle Droite Populaire, à voir le nombre de demandes de contacts (plusieurs centaines depuis un mois), à constater l’intérêt croissant des médias pour notre entreprise, il est évident que ce que nous sommes en train de mettre en place répond à une demande immense, non seulement de ceux de nos amis qui militent ou ont milité dans les formations de la droite nationale ou identitaire, mais aussi d’un très grand nombre de nos compatriotes tout aussi désespérés par l’impuissance du pouvoir sarkozien que par les contradictions et la démarche suicidaire du Front national. 

Nous l’avions dit dès le mois de juin : pour les électeurs de Nicolas Sarkozy, le temps de la déception après tant de promesses non tenues ne pourrait manquer de venir rapidement. Mais nous savions aussi que cette déception ne pourrait en aucun cas conduire ces électeurs à revenir –et encore moins à venir- vers le FN, dès lors que ce dernier ne leur adresserait aucun signal montrant que le message avait été compris de la nécessité d’une réflexion de fond sur les structures, la méthode, la stratégie et le projet, c'est-à-dire d’une remise en cause, c'est-à-dire d’un véritable aggiornamento.

Cette remise en cause n’a pas eu lieu. Le Front est aujourd’hui derrière nous.

Il nous appartient, dans ces conditions, de répondre à l’attente des Français. C’est bien une nouvelle offre que nous devons leur faire, c’est un nouvel espoir que nous devons leur proposer, c’est un nouvel élan que nous devons, et que nous voulons,  initier à partir des six idées-force sur lesquelles nous entendons bâtir cette Nouvelle Droite Populaire, structure à construire ensemble, dans le respect des sensibilités et avec le souci constant de la libre expression des personnalités qui l’animeront.

C’est vers le grand large que nous tournons désormais nos regards. Le grand large politique qui exclut toute nostalgie, toute volonté de revanche, toute polémique stérile, mais aussi tout enfermement.

Je crois que la France a besoin d’une Nouvelle Droite Populaire. Je crois que nos petites patries régionales ont besoin d’une Nouvelle Droite Populaire. Je crois que notre Europe a besoin d’une Nouvelle Droite Populaire. Je crois que notre civilisation chrétienne a besoin d’une Nouvelle Droite Populaire.

Autant de raisons qui nous poussent à organiser au plus vite ce qui n’est pas à ce stade un parti, mais bien une fédération des énergies, susceptible d’occuper demain une place prépondérante dans la vie politique de notre pays.

Jean-François Touzé

05/05/08 

 

De nombreux lecteurs me demandent comment adhérer à la Nouvelle Droite Populaire. C'est simple, il vous suffit de remplir et de nous retourner ce bulletin d'adhésion.

04.05.2008

La Convention nationale de la Nouvelle Droite Populaire, dimanche 1er juin à Paris :

889254351.jpgDimanche 1er juin, de 14 h 00 à 18 h 00, le Comité d'initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire organisera dans les salons d'un grand hôtel parisien (le lieu sera rendu public le 15 mai) sa première convention nationale.

A cette occasion, le mouvement, qui, rappelons-le, se veut être une véritable fédération des énergies pour la défense de notre civilisation et pour le rassemblement de la droite de conviction, présentera sa charte et son organisation. Ce sera, en fait, l'acte fondateur de la N.D.P.

Chacun d'entre vous peut, en tant que délégué ou en tant qu'observateur, assister à cette Convention nationale.

Prendront la parole :

Annick Martin, vice-présidente du MNR

François Ferrier, conseiller régional de Lorraine

Jean-Claude Rolinat,écrivain et journaliste

Jean-Philippe Wagner, conseiller régional de Lorraine

Roland Hélie,directeur de la revue Synthèse nationale

Robert Spieler, ancien député

Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France et coordinateur de la N.D.P

 

Participation : 7,00 €

Renseignements complémentaires : ndp@club-internet.fr

Site : Nouvelle Droite Populaire

02.05.2008

La Nouvelle Droite Populaire s'organise...

475703879.jpgLe Comité d'initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire dispose désormais de son propre blog. Vous pouvez le consulter en cliquant sur :

Nouvelle Droite Populaire

Le 1er mai fut pour la NDP une première occasion de faire parler d'elle dans les médias puisque son coordinateur national, Jean-François Touzé, s'est exprimé sur Arté infos (à 12 h 45 et à 19 h 45) ainsi que sur RMC lors du journal de 8 h.00.

De plus, afin de préparer la Convention nationale qui se tiendra à Paris le dimanche 1er juin, la NDP organise une série de réunions en province (consulter la liste sur le site indiqué ci-dessus).

Contacts NDP : ndp@club-internet.fr  

27.04.2008

Création du Comité d’initiatives pour une NOUVELLE DROITE POPULAIRE...

Communiqué de presse :

 

Dimanche 27 avril, s’est réuni à Paris le bureau national du Comité d’initiative pour la refondation créé le 29 mars dernier par une quarantaine de responsables et d’élus nationaux, identitaires et régionalistes.

 

A l’issue de cette réunion, il a été décidé la transformation de ce comité en Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire.

 

Cette structure n’est pas un parti politique et n’a pas vocation à accroître les divisions existantes. Elle est au contraire une instance de rassemblement et de mobilisation des énergies pour oeuvrer à la refondation de la droite nationale, régionaliste et identitaire. On pourra la rejoindre sans cesser d’adhérer à un parti ou à une organisation existante.

 

Les principes fondamentaux du Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire sont les suivants :

 

1 – Refus de l’immigration et de l’islamisation.

2 - Défense des identités régionale, nationale et européenne.

3 - Application de la préférence nationale et européenne.

4 - Réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation.

5 - Libération des énergies individuelles, politiques et économiques.

6 - Construction d’une Europe politique indépendante et puissante, fidèle à ses racines helléniques et chrétiennes.

Le Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire organisera le dimanche 1er  juin prochain à Paris une Convention nationale constitutive destinée à définir ses premiers axes de campagne et à mettre en place les structures de cette force de rassemblement.

Le Bureau provisoire du Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire comprend, dans l’ordre alphabétique, François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Roland Hélie (Directeur de la revue Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Yann Phélipeau (membre du Bureau national du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’Abord, ancien député), Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences nationales) qui en est le coordinateur, et Jean-Philippe Wagner (Conseiller régional de Lorraine).

Contactez-nous : initiative.refondation@club-internet.fr

25.04.2008

LA FOIS DE TROP

Le Pen et le détail... Encore et encore.

Le Pen et le détail… Comme si la coupe n’était pas pleine.

Le Pen et le détail… L’écho qui revient sans cesse d’une obsession jamais apaisée.

Le Pen et le détail… La fois de trop !

Jean-François Touzé

25/04/08 

BROUILLARD SARKOZYEN

Au-delà du caractère souvent approximatif de son propos, c’est une sensation de malaise et d’étrange décalage entre l’illusion et la réalité que l’on retiendra de l’intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir à la télévision.

Sur les problèmes économiques, mal à l’aise et incapable de sortir de ses contradictions, Nicolas Sarkozy a tenté de faire oublier ses promesses de campagne concernant le pouvoir d’achat, en se réfugiant derrière le succès d’apparence que constitue la baisse du chômage et en entretenant l’illusion d’une croissance possible en 2008 à 1,8%. Brouillard, confusion, compote de pommes et hypocrisie

Sur les clandestins, le Président de la République, tout en confondant, volontairement ou non, naturalisations et régularisations, affirme qu’aucun règlement global ne sera effectué et que les dossiers seront examinés « au cas par cas ». Alors ? 50 000, 100 000 « cas par cas » ? Ou 800, nombre de demandes pour l’instant déposées (ce qui ferait déjà, il est vrai, 800 de trop) ? Brouillard, confusion, compote de pommes et hypocrisie.

Sur la Turquie, tout en confirmant son intention de procéder à la révision de la Constitution pour retirer aux Français le droit d’être consultés automatiquement avant tout élargissement de l’Union Européenne, le Chef de l’Etat indique qu’il soumettrait au référendum l’entrée de la Turquie, à laquelle il affirme s’opposer et dont il continue, il est vrai, de dire avec raison qu’elle n’est pas européenne. Mais cette question ne serait en tout état de cause pas posée avant 2014. Le Président de la République, qui, dans le même temps, nous dit qu’il ne pense, pour le moment, pas le moins du monde à effectuer un second mandat –et dernier puisque les Institutions, revues et corrigées une nouvelle fois, interdiront d’effectuer plus de deux quinquennats –, sait bien qu’il ne sera probablement plus aux responsabilités le jour venu. Brouillard, confusion, compote de pommes et hypocrisie.

Sur l’affaire du Hamas, en assurant qu’il ne parlera jamais avec ce qu’il considère, à juste titre, comme une organisation terroriste, Nicolas Sarkozy a me semble-t-il raison, comme il a raison de parler des talibans comme il l’a fait (encore que, pour  être cohérent avec lui-même, il devrait dès lors dénoncer avec autant de force l’islamisation sur notre propre sol). Mais dire qu’aucun dialogue ne peut avoir lieu avec le président iranien semble totalement surréaliste et particulièrement duplice, dans la mesure où la diplomatie française continue, bien évidemment et bien heureusement, à entretenir les relations nécessaires aux équilibres mondiaux et à la diminution des tensions. Brouillard, confusion, compote de pommes et hypocrisie.

Pas un mot, enfin, sur la famille, pas un mot sur l’Europe, pas un mot sur les relations transatlantiques, pas un mot sur le devenir de la France qui, décidément, après un an de « rupture » sarkozyenne, s’enfonce dans un brouillard de plus en plus épais, tentant d’avancer à tâtons sans même le secours d’une canne d’aveugle.

 Jean-François Touzé

25/04/08 

 

 

24.04.2008

IMMIGRATION VOULUE

Les mots ayant un sens et les intitulés gouvernementaux étant, comme on le sait, chargés de symboles, il est temps pour Nicolas Sarkozy et François Fillon de rebaptiser ce ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration, si emblématique des promesses faites à ceux qui voulaient tant y croire pendant la dernière campagne présidentielle. C’est, en effet, à la tête d’un ministère de la lâcheté d’Etat et de la volonté immigrationniste que se trouve désormais placé Brice Hortefeux.

En cédant comme il le fait à la CGT restauration, mais aussi au patronat collabo, le ministre montre clairement que rien n’a changé depuis un an dans cette république aboulique qu’est devenue la France.

C’est bien, au-delà des ornements de façade, une régularisation massive de « sans-papiers » que se prépare à accepter le gouvernement. Les critères retenus par Hortefeux pour décider de régularisations « au cas par cas » s’appliqueront, en effet, à la quasi-totalité des clandestins embauchés sous contrat de travail par la grâce d’employeurs complices (les affaires sont les affaires…) dans la restauration, secteur dont les estimations les plus basses font état de 50 000 illégaux employés dans la seule Ile-de-France. Sans parler, bien sûr, d’autres secteurs comme le bâtiment.

On  voit bien, dans ces conditions, où conduira inévitablement le « cas par cas » de Monsieur Hortefeux. C’est bien un nouveau signal, un nouvel appel d’air vers l’immigration planétaire que suscite ainsi le pouvoir sarkozyen.

Après les mariages blancs permettant de devenir français sans trop de difficultés (n’oublions pas ce chiffre ; 140 000 « nouveaux français » chaque année par une méthode ou une autre), voici venu le temps des emplois blancs (si l'on ose s'exprimer ainsi...), moyen dorénavant imparable pour obtenir la régularisation de toutes et de tous pour le bonheur mondial des petits et des grands… Sauf des Français. Mais pour les chapeaux à plume de l’Etat UMP, partisans non pas de l'immigration subie, non pas de l'immigration choisie, mais bien de l'immigration voulue, cela a-t-il encore la moindre importance ?

 Jean-François Touzé

24/04/08 

15.04.2008

UN PRINTEMPS ITALIEN

La victoire des droites italiennes ne nous réjouit pas seulement en ce qu’elle est une défaite de la gauche.

Elle est surtout emblématique d’un succès acquis et possiblement durable dès lors que les droites savent se rassembler dans leurs multiplicités, l’acceptation de leurs différences et l’affirmation de leurs convictions y compris radicales. A cet égard, le remarquable résultat obtenu par la Ligue du Nord, qui double son score par rapport au scrutin de 2006, montre s’il en était besoin que les thèmes du refus de l’islamisation ou de la défense des identités européennes alliés à une volonté d’aller de l’avant sont mille fois plus porteurs que le fantasme intégrationniste, la frilosité jacobine et l’enfermement nostalgique très en vogue sous nos contrées.

Il est également significatif que les premiers mots du nouveau Président du Conseil aient été pour déclarer la guerre à l’immigration et à l’insécurité, englobées dans le terme « armée du mal ».

Mais la victoire des droites italiennes est aussi la victoire des libertés. Je me réjouis de voir remise en avant cette thématique dont nous fûmes, ici en France, au sein du mouvement national, dans les années 80 les plus acharnés défenseurs. Ceux de nos amis qui se souviennent d’un meeting en 1982 à la Mutualité sous l’égide du Rassemblement pour la Patrie et les Libertés, annonciateur des succès qui allaient venir l’année suivante, savent de quoi je parle.

Alors, ne boudons pas notre plaisir, fût-il transalpin… Il y a des printemps qui parfois en annoncent d’autres. Encore faut-il en préparer les conditions. C’est ce que nous allons faire sans nous retourner.

 Jean-François Touzé

16/04/08 

02.04.2008

PREPARONS ENSEMBLE LA CONVENTION NATIONALE DU 1er JUIN !

Vous êtes nombreux à nous manifester, depuis l'annonce de la création du Comité d'initiative pour la refondation, votre volonté de participer à notre démarche en vue de la Convention nationale du 1er juin prochain.

Une adresse électronique est mise en place. Vous pouvez continuer à nous écrire en cliquant sur :

 initiative.refondation@club-internet.fr

Indiquez-nous vos coordonnées, nous vous ferons parvenir une documentation.

Merci à tous.

01.04.2008

VERS UNE NOUVELLE STRUCTURE...

2032748460.jpg

 

Réunis à Paris le samedi 29 mars 2008, une quarantaine d'élus et de cadres de la droite nationale et des sensibilités identitaires ou régionales, parmi lesquels Bruno Mégret (Président du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’abord, ancien député), François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Jean-Philippe Wagner (Conseiller régional de Lorraine), Roland Hélie (Directeur de Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences nationales), ont décidé de jeter les bases d’une nouvelle structure politique qui sera officiellement créée le dimanche 1er juin. Un Comité d’initiative pour la refondation a été mis en place. La motion suivante a été adoptée :

 

« Prenant acte de la spirale de l’échec dans laquelle est engagée notre famille politique après la triple déroute électorale de la Présidentielle, des Législatives et des Municipales, les signataires  tiennent pour autant à affirmer leur confiance dans l’avenir et le succès d’une droite de conviction ancrée dans la fidélité à ses fondamentaux, à ses valeurs et à ses principes, valeurs et principes que partage un nombre croissant de nos compatriotes, mais soucieuse d’inscrire son action dans les réalités de ce début de vingt-et-unième siècle. Ils appellent tous ceux qui veulent continuer le combat pour les valeurs de notre civilisation à les rejoindre et à se rassembler dans une même structure militante. Cette structure sera fédérative.

 

Chaque personnalité, mouvement, association, club, groupe d’élus qui la rejoindra conservera sa personnalité et la libre expression de sa sensibilité, étant bien entendu qu’une ligne directrice sera acceptée par tous les membres de la formation, qui devront signer une charte d’engagement sur ses principales idées-forces (Refus de l’immigration–invasion et de l’islamisation / Défense des valeurs fondamentales de notre civilisation / Reconstruction de nos libertés individuelles, collectives et économiques / Réaffirmation de notre identité nationale, de nos traditions et de nos identités régionales / Construction d’une Europe de la puissance… ).

 

La recherche d’implantation durable, la culture du débat et de l’initiative ainsi que l’affirmation d’une ambition collective forte qui doit la conduire à terme à occuper toute sa place sur l’échiquier politique, en sont des principes fondateurs.

 

La structure sera officialisée  à l’occasion d’une convention constitutive qui se déroulera le dimanche 1er juin à Paris. Le nom de la structure sera annoncé le 27 avril, à l’issue d’une nouvelle réunion du Comité d’initiative pour la refondation.

 

Un bureau provisoire est mis en place, chargé de prendre les contacts nécessaires, de faire les propositions en termes de fonctionnement et d’organisation, de rédiger des statuts qui seront présentés pour adoption le 1er juin, de préparer la charte fondatrice et d’organiser la convention. Il est composé dans l’ordre alphabétique de François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Roland Hélie (Directeur de Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Yann Phélipeau (membre du Bureau national du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’Abord, ancien député) et Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences nationales) qui en est le coordinateur.

 

Ce bureau provisoire, susceptible d’être élargi après le 1er juin, sera maintenu  jusqu’au congrès fondateur qui se déroulera à la fin de l’année 2008 ou au début de l’année 2009, à une date qui sera fixée lors de la convention. Une équipe dirigeante et un comité national représentatif de toutes les sensibilités seront alors mis en place, selon les modalités qu’auront fixées les statuts».

 

19.03.2008

"OUVERTURE" BIS

En notant que le mini-remaniement gouvernemental qui vient d’être opéré au lendemain de Municipales catastrophiques pour l’UMP marquait un coup d’arrêt à la politique entreprise par le Président de la République depuis huit mois d’ouverture à gauche, les commentateurs font une grave erreur d’analyse.

L’« ouverture » continue bel et bien, avec le maintien, au-delà de quelques jeux de chaises musicales, de l’ensemble des ministres issus de la gauche et l’arrivée de quelques faux-nez de la droite qui portent haut et fort les « valeurs » et les principes du camp dit progressiste.

A quoi bon, en effet, désigner au gouvernement un Jack Lang ou un  Claude Allègre, quand il suffit de confier le dossier de la famille à une Nadine Morano, qui n’a jamais caché être partisane du mariage homosexuel et d’une évolution de la loi sur les problèmes de bioéthique ou d’euthanasie, et un Yves Jégo, farouche défenseur du droit du sol et du vote immigré ? 

Une fois de plus, c’est vers la gauche qu’incline dangereusement un gouvernement supposé droitiste de cette République à bout de souffle.

Et si l’on sait que l’on tombe toujours du côté où l’on penche, il arrive aussi que l’on s’effondre à cause de ce même côté soudain devenu trop pesant.

 

Jean-François Touzé

19/03/08 

 

18.03.2008

FELICITATIONS...

Bien des choses m’ont opposé dans le passé à Jacques Bompard. Je n’ai pas toujours eu, à son égard, des mots très tendres. Il me l’a bien rendu et ne m’a pas épargné.

Je me félicite cependant de sa brillante réélection à la mairie d’Orange, tout comme je me réjouis de celle de son épouse, Marie-Claude, à la tête de la municipalité de Bollène.

Dans le contexte d’effondrement de l’actuelle représentation politique de la droite nationale, la preuve est faite, s’il en était nécessaire, que le travail de terrain et l’implantation durable sont autant de gages de réussite pour nos idées.

Il est vain, me semble-t-il, d’opposer les stratégies nationales tournées vers la Présidentielle et celles destinées à asseoir la crédibilité de notre famille politique dans la réalité des responsabilités locales.

 Toutes deux ont un sens. Elles sont complémentaires et, au même titre, nécessaires.

 

Jean-François Touzé

18/03/08 

17.03.2008

NOUVELLE DONNE, OFFRE NOUVELLE...

Pour être par tradition carthaginoise, la mauvaise foi n’en aura pas moins été, à l’occasion de ce second tour des élections municipales, la chose du monde la mieux partagée, et ce sur l’ensemble des rives du monde politique.

Mauvaise foi de l’UMP, de ses ministres et de ses petits marquis, refusant dans une unanimité orchestrée depuis l’Elysée de reconnaître l’ampleur d’une défaite à peine masquée par les demi-victoires de Marseille et du cinquième arrondissement de Paris.

Mauvaise foi du PS qui, enrobé des étoffes trompeuses de son succès, se croit autoriser à voir dans le raz de marée rose la marque d’un rejet par le corps électoral de ce qu’il avait adoré en avril et juin derniers, alors que ce sont, à l’évidence, outre les héliogabaleries sarkoziennes - et bien au contraire d’on ne sait quel refus d’une politique droitiste et volontaire -, la timidité de la rupture, la tiédeur des réformes, les reculs par rapport aux promesses faites – et en particulier faites au nom de valeurs et principes qui sont ceux de la droite nationale - qui ont conduit nos compatriotes, déçus et inquiets, à sanctionner le pouvoir en place.

Mauvaise foi des amis de Bayrou, tentant de faire oublier leur opportunisme congénital en le dissimulant sous de grandes considérations philosophico-politiques dignes des heures les plus glorieuses du MRP.

Mauvaise foi, enfin, d’une direction lepéniste qui, depuis huit jours, ne cesse de claironner « un rétablissement spectaculaire » du FN, là où, malheureusement, il n’y a qu’effondrement et chaos.

Il nous faut maintenant tirer les conséquences de ces élections. La première est que la gauche et l’extrême gauche, l’une faisant à l’autre la courte échelle et réciproquement, constituent une menace que nous ne devons pas négliger. Je suis de ceux qui pensent que la France et l’Europe ne se relèveraient pas d’une nouvelle expérience socialiste, surtout si elle devait être menée sous le regard vigilant de la LCR.

La deuxième est que l’UMP, comme jadis le RPR, continue de se voiler la face pour ne pas voir que seule la reconnaissance de la droite nationale, de ses propositions, de ses principes et de ses valeurs, est de nature à rendre confiance à son électorat, un électorat si proche du nôtre qu’il lui arrive de se confondre, comme on a pu le voir au printemps dernier.

La troisième conséquence est que les succès de demain, succès auxquels je crois de toute mon âme et de tout mon esprit, dépendent justement de notre capacité à nous organiser et à proposer aux Français une offre nouvelle, dans la fidélité à ce que nous sommes et à ce que nous croyons, dans la continuité des combats que nous menons depuis si longtemps, mais aussi dans la nécessaire évolution et la recherche politique des voies qui mènent aux responsabilités du pouvoir, qu’il soit local ou national. Une offre nouvelle qui corresponde à l’attente des cette masse de Français qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en avril dans l’espoir qu’enfin s’opère une vraie rupture. Une offre nouvelle affirmant la nécessité de  l’autorité de l’Etat, de l’organisation des libertés individuelles, collectives et économiques, de l’équité sociale et de la construction d’une Europe de la puissance au sein de laquelle la France aurait un rôle moteur.

Pour la droite nationale, une page est tournée. Et rien de ce qui était dans cette page ne se rouvrira.  Ceux qui croient à je ne sais quel rafistolage, à je ne sais quel effet cathartique provoqué par l’arrivée de je ne sais qui, je ne sais comment et je ne sais pourquoi y faire, à la tête du Front, en seront pour leurs frais.

L’heure n’est même plus à l’union. Elle est au rassemblement.

C’est cette nouvelle offre politique que nous devons organiser avec tous ceux qui, au sein de la droite nationale et de la droite identitaire, veulent aller de l’avant sans vaine nostalgie, avec espoir et enthousiasme, dans le respect de chacune des sensibilités et des appartenances, dans la collégialité et, si possible, la fraternité militante.

 

Cela, nous devons le faire vite, avec prudence et raison, mais aussi volonté et imagination, et… sans nous retourner.

 

Jean-François Touzé

17/03/08