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31.03.2006
PSCHITT!!
Promulguera ? Promulguera pas ? L’insoutenable suspens est à la mesure des enjeux d’une loi inutile, et à l’image des combats arrangés d’une classe politicienne dévoyée : factice et dérisoire.
Quelle que soit la décision du Président de la République, elle fera évidemment pschitt et, pour le pouvoir, les jeux sont faits. Pour Chirac, pour Villepin, pour Sarko, mais aussi pour les socialistes, la martingale est établie : c’est en toute hypothèse perdant-perdant et, si l’on m’autorise le recours discret à une chansonnette populaire, qu’il avance ou qu’il recule, l’Etablissement n’est plus en capacité d’embrasser quelque dessein que ce soit…Que le calme, par un artifice ou par un autre, soit rétabli, ou que la chienlit continue et s’exaspère, le régime est mort et, si d’aventure son cadavre bouge encore quelques mois durant, sa décomposition sera vite évidente aux nez les plus fermés.
Cette fois, nous devons vraiment nous préparer. Le moment vient où le Pays ne pourra faire autrement que de se tourner vers nous.
Jean-François Touzé
31/03/06
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29.03.2006
DECOMPOSITION...
« Il n’est pas de problème si complexe qu’une absence de solution ne vienne résoudre »… Dominique de Villepin, en bon élève de Jacques Chirac, a peut-être choisi, dans l’embrumissement romantique de son esprit tumultueux, d’appliquer la devise du petit père Queuille, véritable maître à penser de l’actuel locataire de l’Elysée, et de laisser la situation pourrir dans l’espoir de voir les syndicats se diviser, les étudiants et les lycéens se démobiliser, partir en vacances, préparer leurs examens. Pour le Premier ministre au destin si évidemment glorieux, la jeunesse, n’est-ce pas, est si versatile et le peuple si moutonnier…
Ce serait un mauvais calcul. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui, ce n’est pas un mouvement social, ce n’est pas la matérialisation d’une contestation ou du refus d’une loi qu’il suffirait de négocier, voire d’en suspendre l’application, pour que revienne le calme et que cessent les troubles. C’est une crise de régime.
Tous les éléments en sont en effet réunis : des institutions ruinées, un corps social disloqué, une économie ravagée, des émeutes répétées, une classe politique discréditée, un horizon national ténébreux, une situation internationale dégradée et anxiogène…Comparaison n’est certes pas raison, mais nous ne sommes pas en décembre 1995, pas même en mai 1968, nous sommes en 1958.
Dès lors, peu importe que le Conseil constitutionnel valide ou pas la création du CPE ; qu’il émette ou pas des réserves qui permettraient à Chirac de soumettre la loi sur l’égalité des chances à une nouvelle lecture parlementaire ; peu importe même une éventuelle démission de Villepin qui ne changerait pas plus la donne, pour la survie de l’Etablissement, que ne la changea celle de Pflimlin il y a quarante-six ans ; peu importe que Sarkozy tente de tirer du feu les marrons moisis du système agonisant; peu importe enfin que la gauche se croit à nouveau en position de se faire entendre par le pays… Le régime se décompose sous nos yeux et tout devient possible.
Dans une semaine, dans un mois, dans un an, le Pays a rendez-vous avec la Droite nationale.
Jean-François Touzé
29/03/06
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28.03.2006
CPE, RIEN A CIRER !
Au moment où la France est paralysée par la grève et où se préparent des manifestations à haut risque parce que squattées par la racaille, il faut le dire et le répéter : le CPE, rien à cirer !
Maintenu ou retiré, suspendu ou mis en application, le CPE ne changera en rien le sort des 23 % de jeunes qui sont au chômage. Si notre pays ne fera pas l’économie d’une vaste réforme de son droit, de son organisation, de sa philosophie du travail, c’est à un pouvoir fort, conscient des enjeux et de l’intérêt général, mû par une vision globale de l’avenir et des moyens d’opérer la reconstruction nationale, capable de faire face sans crainte ni tentation de la reculade, qu’il appartiendra d’en décider et d’en mettre en œuvre les modalités.
Pour l’heure, donc, rien à cirer de ce contrat à usage limité et à destination particulière qui, confondant flexibilité et précarité, ajoute encore à la confusion.
Les vrais problèmes sont ailleurs et les vraies difficultés sont devant nous. L’étendue de la dette, la politique de l’euro fort, la hauteur annapurnesque des prélèvements obligatoires, les carcans administratifs et fiscaux, la crise énergétique, le déficit de notre commerce extérieur, les trous budgétaires et sociaux, la persistance du chômage de masse risquent de plonger la France dans une situation à l’Argentine. La sécession ethnico-communautaire de fait que connaissent nos banlieues et la répétition des actes de vandalisme, de pillage, de violences et parfois de barbarie qui y sévissent, plongent notre peuple dans une aboulie morale sans précédent. Les menaces internationales qui se précisent avec la montée de l’Islam radical rendent plus incertaine la survie de notre civilisation européenne et chrétienne. C’est à nous qu’il appartient de dire aux jeunes étudiants et lycéens qui croient que la rue leur appartient parce qu’on les y a fait descendre, que leur mobilisation ne sert à rien, que leurs manifestations n’ont pas de sens, que leurs protestations ne sont que de pure forme puisque, si demain la récession d’abord, la banqueroute ensuite s’abattent sur notre pays, CPE ou pas, ils n’auront plus rien; que si la pègre des banlieues fond sur eux, non plus à deux mille comme la semaine passée sur l’esplanade des Invalides, mais en horde massive, il n’y aura plus pour eux de salut; que si notre civilisation s’effondre, si la Nation est submergée, leurs libertés dont ils sont si fiers et si gourmands ne pèseront plus rien, pas d’avantage que leurs vies, pas d’avantage que leurs rêves.
Il est temps de dire à cette jeunesse qu'elle n'est pas de nulle part, qu'elle est française et qu'elle est européenne.
Jean-François Touzé
28/03/06
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27.03.2006
FACETIES COMMUNAUTAIRES...
Pendant la crise, les exactions continuent… Entre deux manifs, la pègre des cités ne reste pas inactive. On sait que chaque nuit, en période « calme », une centaine de voitures sont brûlées dans nos villes et nos banlieues, tandis que sept mille bâtiments publics sont incendiés chaque année... Depuis trois semaines, profitant de l’agitation anti-CPE, les bandes communautarisées s’en donnent à cœur joie, redoublant de facéties et d’inventivité dérivative, en attendant le moment d’une explosion plus large, plus joyeusement pyrotechnique et sans doute plus sanglante. Le gouvernement redoutait la grève générale, il pourrait bien avoir la casse généralisée. Et, à terme, un "grand soir" insurrectionnel d'un type nouveau au goût, d'ailleurs, que Marx n'avait pas théorisé.
C’est ainsi que, vendredi dernier, le centre-ville de Saint-Denis (93), dont la municipalité organisait par ailleurs deux jours plus tard un référendum illégal sur le vote des étrangers, a été, pendant tout un après-midi, livré au pillage et à la violence, gratuite ou d'« acquisition » pour reprendre le si pudique, si euphémique et finalement si évocateur langage administratif. Plus de deux cents « jeunes » ont investi les rues piétonnes, brisant les vitrines, saccageant le mobilier urbain, pillant les magasins, agressant passantes et passants, semant la terreur quatre heures durant sous le regard impuissant de quelques policiers visiblement désemparés. Sans doute s’agissait-t-il là de la matérialisation de cette « crise profonde de notre société qui ne croit plus en sa jeunesse », dont parlait ce lundi au micro de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe n°1, Bruno Julliard, le président de l’UNEF.
Jeudi, sur l’esplanade des Invalides, ils étaient plus de deux mille à « manifester leur angoisse »… Vivement demain.
Jean-François Touzé
27/03/06
10:35 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.03.2006
LA FRANCE AU PIED DU MUR...
Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre. Engagé dans une impasse, atterré devant la montée des violences, soutenu par sa majorité comme la corde soutient le pendu, Dominique de Villepin se prépare au « repli stratégique » en espérant ne pas perdre une face pourtant déjà largement écrabouillée. Chronique d'un recul annoncé...
La petite histoire du quinquennat sera sans doute sévère avec ce Premier ministre enfermé dans ses illusions et son narcissisme, qui n’a pas voulu voir que la faiblesse même du pouvoir chiraquien lui interdisait la moindre fermeté dans la mise en œuvre des réformes. Elle dira l’aveuglement d’un homme qui, décidé à tout faire pour écraser son rival avant les échéances de 2007 en lui prenant l’essentiel de son oxygène, a voulu occulter les risques qu’il faisait prendre à la France en agitant le chiffon rouge de la précarité devant une jeunesse déboussolée et prête à toutes les aventures. Elle soulignera enfin l’imbécile contentement de soi qui l’a fait dépasser les mises en garde venues de tous les horizons, devant le risque de voir la racaille des banlieues profiter des manifestations étudiantes, des grèves et des troubles pour déclencher, quatre mois seulement après les émeutes de novembre, une nouvelle insurrection des banlieues, cette fois si l’on ose dire « délocalisée » puisque s’étendant aux centres-villes.
Les scènes de violences et de pillages qu’ont connues de nombreuses villes de France jeudi soir, et singulièrement sur l’esplanade des Invalides à Paris, ouvrent la voie à des évènements autrement plus graves que ceux auxquels nous avons déjà assisté. Les agressions commises sur les petits étudiants blancs par des centaines de « jeunes » casquettés, foulardisés, cagoulés, feront peut-être réfléchir les plus timides qui ne redescendront plus dans la rue… En ce cas, la racaille aura été la plus amicale alliée du gouvernement. Peut-être ! Mais la venue d’une crise majeure est inéluctable. Elle se déroulera dans les jours, les semaines ou les mois qui viennent, mais elle est certaine. Ceux qui ont pris goût à l’émeute en novembre et renouent avec ses délices en mars, ne s’arrêteront plus. Aucun plan d’égalité des chances, aucune politique de la ville, chapitre 1234, ne parviendra plus à retarder les échéances. La France est au pied du mur.
Le CPE sera retiré, suspendu, défait de sa substance… Et après ? La société sera toujours aussi bloquée, les jeunes toujours aussi angoissés, la démocratie aussi bafouée, la République aussi abaissée, la nation aussi divisée… Et des cités communautarisées montera chaque jour plus fort le grand cri de la haine antinationale. Jusqu'à l’explosion. Nous ne souhaitons pas cela à notre pays. Nous voulons éviter ces malheurs à nos compatriotes. Dans treize mois, nous offrirons aux Français une chance historique. Encore une fois, Le Pen vite !
Jean-François Touzé
24/03/06
20:24 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.03.2006
VERS LA VRAIE RUPTURE...
En d’autres temps, dans d’autres circonstances, nous aurions sans doute pu nous réjouir de l’apparente fermeté de Dominique de Villepin face à l’agitation gauchiste et au chantage syndical. Mais l’apparente détermination du Premier ministre, engagé dans une épreuve de force qui le dépasse largement, ne relève à l’évidence au mieux que de la rigidité, au pire de la posture.
Il n’y a bien sûr rien à attendre de ce gouvernement ni de ce pouvoir décomposé. Villepin est assis sur un champ de mines semées par sa propre majorité. Elles ne peuvent pas ne pas exploser. Glorieux organisateur de la dissolution de 1997, l’actuel Premier ministre s’est à nouveau engouffré dans le piège qui lui était tendu et qui s’est refermé sur lui comme une souricière. La gauche et l’extrême-gauche, chaque jour plus mobilisées, font monter les enchères et la question qui se pose désormais n’est plus la mise en œuvre ou la suppression du CPE. C’est bien à une crise de régime que nous assistons, aggravée par la menace constante d’une nouvelle explosion simultanée des banlieues. Si la France de 1968 avait compté sur son territoire quelques centaines de milliers de « jeunes » communautarisés, enfermés dans leur haine de notre civilisation et de notre société, elle aurait sans doute été à feu et à sang et le Général ne serait pas revenu de Baden-Baden.
Cette crise de régime peut déboucher sur un conflit majeur. Elle peut aussi ouvrir la porte à un sursaut national. La faille est devenue si grande, si évidente, avec d’un côté les pseudo élites du système, un Parlement illégitime parce que non représentatif, un pouvoir chabrolisé et de l’autre le peuple, que seule une rupture cathartique serait en mesure d’apaiser les tensions, d’assurer l’ordre républicain et de remettre la France sur les rails.
Entre les deux tours de la Présidentielle de 2002, on a voulu faire croire aux Français que si Le Pen était élu, la France serait paralysée et connaîtrait des troubles graves, un million et demi de jeunes seraient dans la rue, la grève générale serait décidée et notre pays serait mis au ban des nations. Chirac a gagné et… la France est, partout dans le monde, montrée du doigt, la grève générale menace, la jeunesse est dans la rue, des émeutes se sont déclenchées en novembre dont chacun sait qu’elles ne constituaient qu’une simple répétition et le pays est au point mort, économiquement et socialement. Le mensonge et l’imposture apparaissent désormais en pleine lumière et, pour un nombre croissant de Français, la solution s’appelle Le Pen !
Jean-François Touzé
22 / 03 / 06
14:21 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2006
IMPUISSANCE...
Et voici venu le temps de l’ultimatum ! Pour les syndicats politisés dont on sait le degré de « représentativité » dans notre pays, la règle du « ce qui est à nous est à nous, ce qui est à vous est négociable » continue de s’appliquer. Le choix laissé au gouvernement est donc des plus larges : suppression immédiate du CPE puis négociations, à condition, bien sûr, qu’elles soient menées dans un esprit d’ « ouverture sociale », ou suppression du CPE, avant d’entamer des négociations qui, etc., etc.…Faute de quoi, ce sera la multiplication des manifestations et le recours à la grève générale, avec en perspective la paralysie du pays et la jonction historique entre camarades étudiants, camarades syndiqués et camarades racailles, représentants d’une jeunesse exploitée et déracinée qui aspire à la « reconnaissance » et surtout au « respect ».
Je sais, et je n’ai pas attendu l’actuel gouvernement pour l’écrire, la nécessité de réformes profondes dans notre pays. Le CNE et le CPE ne sont à cet égard que cautères sur jambes de bois. Les charges qui écrasent nos entreprises, le carcan administratif qui les étouffe et le dogme de la globalisation constituent les trois figures de l’hypostase socialisante. Pour s’en défaire, une volonté politique sans faille doit exister. Ce n’est, à l’évidence, pas au sein de l’actuel pouvoir chiraco-villepino-sarkozien qu’on la trouvera. Ce gouvernement n’a pas seulement péché par défaut de dialogue avec les partenaires sociaux et par son passage en force, grâce au 49/3, devant une Assemblée nationale illégitime puisque non représentative des millions de Français qui ont voté aux Législatives de 2002 Front National. Il a d’abord péché par imprévoyance et arrogance et continue de le faire par impuissance.
Impuissance à imposer une loi, certes dérisoire mais une loi quand même, face à la rue et à la chienlit. Impuissance à faire respecter le droit de centaines de milliers d’étudiants à suivre leurs cours et préparer leurs examens. Impuissance à résister durablement aux syndicats politisés. Impuissance à mater les casseurs comme il fut impuissant, en novembre dernier, à faire régner l’ordre dans les banlieues.
Nous ne nous ferons pas les défenseurs de ce CPE, leurre sur lequel il est d’autant moins utile de s’attarder que, déjà, le pouvoir chiraquien se prépare à l’abandonner, reculant une fois de plus en rase campagne. Les électeurs sincères de la droite apprécieront. Qu’ils sachent que la Droite nationale, si elle est responsable et attentive aux équilibres du pays et à sa diversité sociale, elle, ne recule pas.
Nous ne nous ferons pas les défenseurs d’un régime en état de coma dépassé. A la jeunesse de France, nous disons : « Tous, droite comme gauche, vous ont menti. Tous portent la responsabilité de la situation économique, sociale, morale, identitaire, catastrophique dans laquelle se trouve notre pays, situation qui obère vos chances et brouille votre avenir. Une autre voie est possible, d’autres choix peuvent être faits, d’autres décisions peuvent être prises. Réfléchissez avec nous à ce que pourrait être une France des libertés, de la sécurité et de la vraie modernité, celle qui n’oublie pas le passé et qui dessine les contours de ce que peut être l’esprit national du troisième millénaire ».
Jean-François Touzé
20/03/06
23:55 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.03.2006
ALEXANDRE AYROULET LIBERE !
Alexandre Ayroulet, directeur national du Front national de la jeunesse, s’élève vigoureusement contre l’exploitation politicienne et médiatique qui a été faite de son interpellation, rappelons-le, pour une simple distribution de tracts. Il condamne notamment les propos de Nicolas Sarkozy qui a mis dans le même sac les casseurs et quelques militants nationalistes. Un Nicolas Sarkozy qui, la semaine dernière, a laissé sortir impunément entre deux rangs de CRS les casseurs qui avaient saccagé la Sorbonne.
Alexandre Ayroulet a été remis en liberté vendredi 17 mars 2006 à 17 heures sans qu’absolument aucune charge n’ait été retenue contre lui. Il demande aux médias et au Ministre de l’Intérieur de répercuter cette information avec autant de zèle que son interpellation par les forces de l’ordre.
18:36 Publié dans En bref... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.03.2006
GAUCHISTES : HORS DES FACS !
Face aux menées des bandes socialo-trotskistes et à la racaille descendue des banlieues, les jeunes nationaux se sont mobilisés et apparaissent comme le fer de lance de l’opposition aux occupations illégales de facs par les gauchistes.
Au moment où la répression s'abat sur un certain nombre d’étudiants nationaux, nous adressons un message d’amitié militante à nos jeunes camarades et nous demandons la libération immédiate d’Alexandre Ayroulet, directeur national du Front national de la jeunesse, interpellé hier soir, ainsi que celle de ses amis.
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16.03.2006
CRISE MAJEURE...
Des étudiants qui jouent à la « révolution de mai » tout en affichant leur ironie à l’égard des « grands anciens », ceux de 68 bien sûr, mais aussi de 83, de 86 ou de 93, nécessairement accusés d’embourgeoisement, des lycéens qui se lancent à leur tour dans le grand monôme pré-printanier, des présidents d’université qui ressortent leurs casquettes de collabos gauchardins, des amphis rebaptisés « Rosa Luxembourg » ou « Joëlle Aubron », des révolutionnaires professionnels qui encadrent l’agitation et organisent les manifs, des syndicats qui saisissent l’occasion qui leur est donnée de renverser les rapports de force à l’intérieur des grandes centrales, des coordinations qui fleurissent dans toute la France, des sans-papiers et des intermittents du spectacle qui viennent renforcer les occupations de facs, bientôt les « casseurs » qui ne manqueront pas de descendre des banlieues... La mobilisation anti-CPE est, peu à peu, en train de changer de nature.
Le gouvernement de Villepin et Sarkozy, en croyant pouvoir passer en force au Parlement, sans négociations avec les partenaires sociaux, a commis une lourde erreur dont le pouvoir chiraquien risque de ne pas se relever.
La preuve est faite depuis longtemps de l’incapacité des pouvoirs faibles à engager les réformes dont le Pays a besoin. L’adaptation et surtout la simplification des conditions d’embauche, constituent à l’évidence des priorités absolues pour des entreprises écrasées par les charges et enfermées dans un carcan administratif redoutable. Villepin est en passe de faire la démonstration – mais, à vrai dire, cela n’étonnera que les naïfs – qu’il n’est pas l’homme de la fermeté, seulement de la rigidité.
La majorité des étudiants empêchés de suivre leurs cours et de préparer leurs examens dans de bonnes conditions, soumis à un terrorisme intellectuel et souvent à la violence physique, sont une fois de plus otages d’une poignée de gauchistes devant qui le pouvoir a d'ores et déjà reculé.
Les ingrédients sont réunis d’une crise majeure. En 1968, la Droite nationale n’existait pas en tant que force politique organisée et nos amis furent contraints de regarder en spectateurs les événements qui se déroulaient sans eux, et quelques-uns, devant l’ampleur de la « chienlit », crurent bon de se faire les défenseurs du régime menacé. Il en va tout autrement aujourd’hui, où le Front national constitue le recours.
Jean-François Touzé
15/03/06
14:08 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





