25.01.2006
VERS LA GUERRE ENERGETIQUE...
C’est une guerre qui ne dit pas son nom, une guerre larvée qui peut, à tout moment, se transformer en conflit économique majeur, puis évoluer vers une déflagration mondiale.
La bataille du gaz qui sévit entre Moscou et ses anciens satellites, la rébellion qui sévit au Nigeria, le bras de fer avec l’Iran, la situation en Irak, la montée de l’islamisme radical, l’arrivée au pouvoir en Amérique latine de Chefs d’Etat altermondialistes adeptes du populo-gauchisme, la ruée chinoise vers le pétrole africain que nous évoquions ici même voici quelques jours et la visite emblématique du roi saoudien à Pékin, tout conduit à penser que nous avançons à grands pas vers une confrontation générale.
De Moscou à Téhéran, de Caracas à Libreville en passant par Abuja, l’arme énergétique devient, en effet, centrale, offensive, décisive.
La question de savoir si la perspective de payer le baril de pétrole soixante-dix dollars, et pourquoi pas bientôt cent, est acceptable pour nos économies occidentales, et de combien sera entamée la sacro-sainte croissance, est, dès lors, largement dépassée.
Ce qui est en jeu désormais, c’est notre indépendance énergétique qui, comme l’autosuffisance alimentaire, constitue un des piliers de la souveraineté. Le débat sur l’énergie prend ainsi tout son sens et la question nucléaire ne peut plus être posée en simples termes écologiques. Si la recherche vers des énergies de substitution et vers une plus grande sécurité, concernant le traitement des déchets en particulier, demeure une nécessité, la priorité doit être donnée à notre indépendance énergétique, garante de notre souveraineté stratégique. Il n’est pas interdit de penser que ceux qui la refusent, voire la combattent, tel José Bové, se comportent au choix en militants anti-européens, ou en alliés objectifs d’autres puissances dont ils prétendent contester l’hégémonie.
Il est vrai que les deux peuvent parfaitement être cumulables.
Jean-François Touz
25 / 01 /06
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05.01.2006
TRAIN NICE-LYON : LA CLASSE POLITIQUE EST RESPONSABLE !
Tout le monde aura pu observer la relative discrétion avec laquelle la presse aux ordres a relaté, dans un premier temps, le voyage infernal effectué par les passagers du train Nice-Lyon le matin du 1er janvier (cf. notre édition d’hier). Cela, quand elle n’avait pas tout simplement omis d’en parler.
En effet, alors que les services de l'incapable de la Place Beauvau s’évertuaient à nous faire gober que la nuit de la Saint-Sylvestre s’était déroulée presque normalement (officiellement 425 voitures incendiées, mais il paraît que c’est devenu une « tradition française »), les 600 voyageurs du train Nice-Lyon se sont retrouvés littéralement attaqués en gare des Arcs (Var), comme dans un vulgaire western de série B, par deux bandes de « chances pour la France ». Non seulement ils ont été rançonnés, dépouillés de leur argent, cartes de crédit, bijoux et téléphones mobiles, mais une jeune fille a même été sexuellement agressée.
"T'es mort. Tu vas crever", lançaient certains des agresseurs (des « jeunes » selon la presse) à l'encontre de passagers qui avaient osé alerter les contrôleurs. "C'était une véritable scène de pillage du train", a raconté lundi le procureur de Draguignan, Dominique Luiggi. Avant l'arrivée en gare des Arcs, le chef contrôleur avait bien appelé les gendarmes, mais ceux-ci sont arrivés en nombre insuffisant : ils n’étaient que trois, explique à l'AFP Alain Wiart, directeur de la communication de la SNCF de la région PACA. De plus, les gendarmes ne peuvent monter à bord du train qu'après un dépôt de plainte formelle de la société ferroviaire – on croit rêver, ou plutôt cauchemarder -, d'où le délai de blocage en gare des Arcs d'une heure et demie. Ils devaient aussi attendre des renforts. Pendant ce temps, les racailles purent continuer allègrement leurs saccages : poubelles renversées, sièges lacérés, vitres fendues. Des "mouvements de panique" ont même été observés parmi les 600 passagers du train, rapporte le procureur.
Il faudra l'intervention massive de renforts de diverses brigades de gendarmerie ainsi que des pelotons de surveillance et d'intervention de Draguignan et de Fréjus, qui restèrent à bord, pour que le train puisse repartir. Mais, peu avant l'arrivée en gare Saint-Charles, à Marseille, dans la confusion générale, la plupart des « jeunes » toujours à bord parvinrent à s'échapper en tirant tout bonnement le signal d'alarme. Seulement trois racailles ont été arrêtées, il s’agit de MM. Aziz Ed Doubia et Ashraf Bouzizoua ainsi que d’un mineur.
Ce genre de scènes, hélas de plus en plus fréquentes, est l'illustration de la faillite totale du système. Qu'importe que chacun se renvoie les responsabilités. Il n'y a plus rien à attendre de cette classe politique, de droite comme de gauche, responsable, consciente ou non, de l'invasion de notre territoire par ces bandes de criminels venus d'ailleurs et qu'il faudra bien, un jour ou l'autre, juger et expulser. Aujourd'hui, le clivage est clair. D'un côté, l'éternel parti de la collaboration incarné par l'UMPS et ses chiens de garde de la presse politiquement correcte, de l'autre, la résistance patriotique rassemblée autour du Front national.
Pour les passagers du train Nice-Lyon de dimanche dernier, il y a fort à parier que le choix sera dorénavant vite fait...
Guirec Sèvres
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