22.03.2007

Lyon : LE RECTEUR MORVAN ENFIN LIMOGE !

Communiqué de Bruno Gollnisch, Délégué général du FN, du 21 mars 2007 :

medium_images.42.jpgJ’apprends avec satisfaction que le recteur Morvan a enfin été limogé après avoir sévi depuis 2002 au rectorat de Lyon.

L’ex-recteur, proche de Chirac, de ses méthodes et de ses obsessions, s’était fait le complice de certaines associations communautaristes ou extrémistes telles qu’Hippocampe ou le CRIF, ses seuls soutiens, mais qui ne représentent qu’une infime minorité de la communauté dont ils prétendent défendre la mémoire.

Déjà sur la sellette depuis 2004 en raison de son autoritarisme et de ses prises de position, l’ex-recteur Morvan a cru pouvoir sauver son poste en se comportant à mon égard comme le pire des procureurs, ce qui a d’ailleurs conduit le Conseil d’Etat à le condamner en mars 2005.

Son limogeage est légitime. Le seul scandale de cette affaire est son caractère tardif, car, dans beaucoup de domaines, les dégâts sont irréparables.

Source : Synthèse nationale

11.12.2006

COURSE A L'ECHALOTE...

A l’UMP, la photocopieuse continue de marcher à plein régime.

 

En annonçant son intention, s’il était élu, de créer un ministère de l’Immigration, Nicolas Sarkozy ne fait que reprendre un vieux projet du Front national. En appelant de ses vœux la constitution d’un grand chantier en vue d’un traité  international, il reprend à son compte la proposition que j’avais faite le mois dernier, à l’occasion de la Convention BBR, d’organiser à l’initiative de la France une conférence, dans un premier temps euro-africaine puis planétaire, sur les flux migratoires.

 

En se félicitant, par ailleurs, de ce que le nombre de clandestins  « reconduits à la frontière » ait doublé en trois ans, le Ministre d’Etat candidat de l’UMP accélère le pas dans la course à l’échalote qu’il croit devoir mener contre Jean-Marie Le Pen. Il le fait avec ses armes, insignifiantes et dépassées, sans voir que les Français ne croient plus en des promesses dont ils ont eu si souvent l’occasion de voir le sort qui leur était fait une fois les élections passées. Pas plus qu’ils n’accordent la moindre confiance aux statistiques qui leur sont dévoilées, le chiffre de 24 000 reconduites à la frontière en 2006 leur paraissant d’autant plus dérisoire qu’ils pressentent l’énormité du nombre réel de clandestins présents sur le sol national et qu’ils n’ignorent pas que plus de 30% des expulsés sont des Roumains ne bénéficiant pas du même lobbying politique de la part de « associations » que les ressortissants africains.

 

En vérité, la droite parlementaire s’affole devant les sondages officiels ou officieux qui lui laissent entrevoir un succès sans précédent du Candidat national. C’est cette terreur qui explique les propos tenus par Dominique de Villepin ce lundi sur France Inter. Pour le Premier ministre, une  arrivée au pouvoir de Jean-Marie Le Pen serait contraire aux intérêts des Français les plus modestes. Comme si, avec Chirac, Villepin lui-même, ou Sarko, ce n’était pas le peuple tout entier qui subissait les conséquences ravageuses d’une politique destructrice.

 

Mais, à trop vouloir prouver, on finit toujours par être pris à son propre piège, cette déclaration du Premier ministre ne pouvant que rendre encore plus crédible, plus proche, plus probable un succès éclatant de Le Pen.

 

Courez, courez, petits marquis des palais de la République, courez aussi vite que vous pourrez, votre vieux monde est derrière nous et l’avenir nous appartient !

 

Jean-François Touzé

11/12/06

IL PLEUT SUR SANTIAGO

Après quelques années de pouvoir marxiste, le Chili d'Allende, était, en septembre 1973, un pays ruiné, miné par la lutte des classes, les attentats, l'instauration d'un commencement de dictature du prolétariat dont la contamination aurait sans aucun doute gagné l'ensemble de l'Amérique latine. 10 ans après le renversmement de ce régime criminel, le Chili avait maîtrisé son inflation, son taux de croissance annuel atteignait les 8%, tandis que, le terrorisme gauchiste ayant été justement réprimé, une authentique démocratie était rétablie.

C'est aujourd'hui qu'il pleut sur Santiago. Nous voulons ici nous souvenir du Général Pinochet et lui rendre hommage comme vient de le faire sur son blog "Synthèse nationale" Roland Hélie, dont je vous recommande le texte que vous pouvez lire ci dessous.

Jean-François Touzé

11/12.06

IL FUT LE SAUVEUR DU CHILI...

medium_pinochet.jpgEn septembre 1973, le Chili, au bord de la faillite, sombrait dans l’anarchie la plus totale. Le régime marxiste du patibulaire Allende, « élu démocratiquement » avec 35% des suffrages quelques années auparavant, avait conduit le pays à l’asphyxie. Les milices terroristes d’extrême gauche, tel le tristement célèbre MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire), multipliaient les attentats et les crimes les plus odieux. La famine s’étendait (les réserves en nourritures que l’Etat socialiste prétendait gérer étaient épuisées), l'inflation culminait et la gabegie avait atteint son niveau maximal. Les manifestations populaires de mécontentement, rassemblant jusqu'à plus d’un million de Chiliens dans les rues de Santiago au début du mois, prouvaient chaque jour de manière plus pressante qu’il était temps de mettre fin à cette sinistre farce…

 

Le 13 septembre 1973, l’armée prenait ses responsabilités et libérait le Chili du joug de la clique Allende. Il s’ensuivit une remise en ordre indispensable du pays et un redressement économique spectaculaire. A la tête de cette révolution salvatrice, un Général démocrate-chrétien d’origine française, Augusto Pinochet. Il dirigera son pays pendant dix-sept ans et, une fois sa tâche accomplie, il remettra le pouvoir entre les mains des civils.

 

Mais les "bien-pensants" du monde entier, ceux que l’on appelait alors « les progressistes » (entendez par là les socialo-communistes) et qui soutenaient sans pudeur aucune les régimes tortionnaires d’Europe de l’Est, ceux qui se confondaient d’admiration devant le « bon » Pol Pot, le « brave » Oncle Ho, le « séduisant » Che Guevara,  le « magnifique » Kim Il Sung, ou encore le « délicieux  » Conducator Ceaucescu, et j’en passe et des pires, n’eurent pas de mots assez forts pour manifester leur colère vengeresse à la suite de la chute de celui que le peuple chilien surnommait pourtant, en ce mois de septembre 1973, « Allende, le  porc de La Monéda » (*).

 

Voyant par la suite leur univers s’écrouler lamentablement, ils tentèrent de faire oublier leurs turpitudes idéologiques en mentant sans vergogne sur ceux qui, parfois au péril de leurs vies, avaient combattu leurs funestes expériences. Ainsi, pendant plus de trente ans, ces chiens de garde enragés de la pensée marxiste poursuivirent ce Général, au fond plus libéral que fasciste au sens noble du terme, de leur haine rancunière et de leur soif de procès à la mode trotsko-stalinienne.

 

Mais La Justice Divine en a voulu autrement. Le Général Pinochet est décédé ce dimanche à Santiago du Chili entouré de l’affection de ses proches et de l’admiration, quoi qu'on en dise, d’une grande partie de son peuple...

 

Roland Hélie

 

(*) Le Palais de la Monéda à Santiago est la résidence du Chef de l’Etat chilien.

07.12.2006

POLITIQUE INDUSTRIELLE...

J’ai toujours été un adversaire de l’Euro fort, comme, tout au long des années 90, je n’ai cessé de dénoncer la politique d’un Franc surévalué couplé au Deutschmark, politique voulue par l’Allemagne pour financer sa réunification, dont les conséquences furent tragiques en termes de fermetures d’entreprises et de destruction d’emplois.

J’ai toujours été opposé au transfert à une banque indépendante – Banque de France d’abord au début des années 90, puis Banque Centrale Européenne – du pouvoir décisionnaire en matière monétaire et je considère comme criminels pour l’économie européenne les choix de la BCE quant à la fixation des taux d’intérêts.

 

Je n’en suis que plus à l’aise pour regretter que les politiques aberrantes menées depuis la mise en œuvre du Traité de Maastricht servent aujourd’hui de prétexte à ceux qui, au sein de la majorité parlementaire comme de l’opposition de gauche, n’ont cessé de soutenir l’orthodoxie européiste et mondialisante avec les conséquences que l’on sait, en termes de commerce extérieur et de délocalisations.

 

Si la France se situe désormais au dernier rang d’une zone Euro, elle-même au dernier rang des grands pays industrialisés, c’est avant tout sans doute qu’elle est plus soumise que les autres aux diktats planétaristes, mais c’est aussi et surtout parce qu’aucun gouvernement n’a su ni voulu prendre les mesures qui s’imposaient pour rendre plus compétitive notre économie, pour relancer l’activité de nos entreprises écrasées par les charges, encourager et permettre l’investissement, pour protéger – sans pour autant nier la globalisation des échanges- notre production et pour développer nos exportations par des choix ambitieux et adaptés aux réalités, comme ont su le faire nos voisins allemands qui, pour le coup, s’en sortent mieux que nous.

 

Ce qui manque à la France, c’est une grande politique industrielle, imaginative et volontariste, à la fois source de croissance et moteur d’un nouveau rayonnement national.

 

La mise en œuvre d’une telle politique sera, à l’évidence, un des enjeux du prochain quinquennat. La reconstruction nationale est aussi à ce prix.

 Jean-François Touzé

07/12/06

06.12.2006

PREVENTION, ILLUSION, PIEGE A CONS !

Sur la grande scène du tapin médiatique, Nicolas Sarkozy n’est, on le sait, jamais avare d’une « passe » supplémentaire pour tenter d’arrondir sa fin de mois d’avril électorale, qu’il prévoit déjà difficile.

 

La loi sur « la prévention de la délinquance » adoptée mardi à l’Assemblée nationale, dixième du genre, relève à l’évidence de cette technique de racolage politique privilégiée depuis bientôt cinq ans par le ministre de l’Intérieur, technique supposée séduire l’électorat du Front National. En l’occurrence, Sarko a trois trains de retard. Si certains naïfs pouvaient en 2002 penser que sa politique supposée musclée entamerait les positions de Le Pen, les sondages de ces derniers mois apportent une réponse éclatante - et quelque peu humiliante- aux prétentions affichées par le président-candidat de la seule UMP.

 

En réalité, en donnant aux maires, contre leur volonté, des pouvoirs accrus en matière de sécurité, renouant ainsi, il est vrai, avec des dispositions qui furent en vigueur pendant toute la durée de la Troisième République, la nouvelle loi permet au gouvernement de se défausser comme à son habitude sur une collectivité locale, signant ainsi ce qui restera comme l’échec le plus spectaculaire de Sarkozy. Loin d’avoir baissé, la délinquance n’a, en effet, cessé d’augmenter en cinq ans, les violences aux personnes et singulièrement les violences « gratuites » enregistrant même une hausse de 9 %.

 

Bien évidemment liée à l’immigration, cette situation explosive que connaît désormais la quasi totalité du territoire est, à l’évidence, la conséquence de l’aboulie des pouvoirs publics, de l’effondrement de la morale nationale et de l’aveuglement des gouvernements successifs. Elle est aussi, de façon plus pernicieuse, la résultante de la philosophie corrosive héritée du rousseauisme, du positivisme et du relativisme qu’incarne emblématiquement l’illusoire politique de prévention dont Sarkozy entend désormais confier la mise en œuvre aux municipalités.


En la matière comme en tant d’autres, il n’est qu’un seul principe qui compte pourtant : seules la volonté, l’autorité et la fermeté payent.

 

Il n’y a pas de justice sans punition. Il n’y a pas de prévention sans peur de la sanction. Il n’y aura pas de sécurité retrouvée dans notre pays sans un changement global et radical. Le Pen, vite… Très vite !

 

Jean-François Touzé

06/12/06

04.12.2006

CASTRO, CHAVEZ, ROYAL AND CO...

Vers l’Orient compliqué, elle s’était envolée avec les idées simplettes qui lui semblent être comme une seconde peau.

 

Les questions que pose le voyage de Madame Royal au Liban, en Palestine et en Israël, ne tiennent, à vrai dire, pas tant à son absence de réaction face aux provocations du Hezbollah. D’autres qu’elle se sont laissés piéger et, si la lâcheté des uns n’excuse pas la médiocrité d’une autre, les silences gênés  de la candidate socialiste relèvent d’une triste habitude prise par les représentants de la classe politique officielle, de se transformer en ectoplasme, à peine franchies les frontières de l’Hexagone.

 

Au demeurant, ceux qui, à droite, s’offusquent aujourd’hui de ce faux-pas hurlaient à la lune quand Lionel Jospin, il y a six ans, avait qualifié le « parti de Dieu » de terroriste. D’une alternance l’autre, c’est toujours à front renversé que s’expriment les « convictions » de ces gens-là.


Le vrai problème Ségolène n’est pas là. Le vrai problème Ségolène est un problème de fond. Au-delà de sa vacuité personnelle, l’actuelle chouchoute des médias et des sondages est complaisamment présentée, y compris et surtout dans les milieux de droite, comme une modérée, soucieuse des équilibres français, attachée à la famille et à la protection des valeurs, n’ayant rien renié, malgré le rejet du père, de son éducation… Je crois qu’il n’en est rien. J’ai même la conviction que, derrière la tranquille façade  poitevine, se dissimule une pasionaria, derrière le masque de la respectabilité provinciale, une Louise Michel qui, pour être habillée par Paul Ka,  n’en rêve pas moins des treillis de Castro et de son disciple Hugo Chavez, dont certains voudraient, par ailleurs, nous faire croire que son populisme anti-américain, forcément anti-américain, pourrait constituer pour les nationaux français un modèle. Pendant que ceux-là chanteront le succès du futur président à vie du Venezuela, je me contenterai, pour ce qui me concerne, de prier pour Augusto Pinochet qui sut, quant à lui, éviter à son pays les malheurs et la ruine que lui promettait le régime communiste de Salvador Allende, si proche de celui du Leader Maximo et du « working class hero » en peau de toutou, revisité para latin, le triste Chavez.

 

Un régime qu’au-delà des apparences, ne rejetteraient sans doute pas Madame Royal et son entourage issu de la LCR, si d’aventure les Français devaient, demain, tomber dans le piège à gogos qui leur est tendu.

 

 

Jean-Francois Touzé

04/12/06

30.11.2006

LE TEMPS DE LA CONFRONTATION

« En politique aussi », aurait pu écrire Montherlant, « c’est quand les choses n’y sont pas qu’il faut y mettre les mots ». « Respect », « Confiance », « Franchise », « Honnêteté »… Nicolas Sarkozy, dans sa déclaration ratée de candidature – indice supplémentaire de sa fragilité et d’une conduite d’échec très balladurienne -, a multiplié les qualificatifs subliminaux dans une démarche  de type programmation neurolinguistique d’application alto-séquanaise revisitée par la rue La Boétie.

 

Respect ? Confiance ? Franchise ? Des mots qui ne peuvent qu’avoir une résonance particulière aux oreilles des Français méprisés, humiliés, abaissés par trente ans de déconstruction nationale, des Français qui ne croient plus aux mensonges qui leur sont assénés et qui apparaissent désormais en pleine lumière, le dernier en date portant, après ceux de l’insécurité, de l’immigration, de la dette et de la démographie, sur l’état économique de la France et sur les faux résultats du gouvernement en matière d’emploi et de pouvoir d’achat.

 

Il y a toutefois deux  bonnes nouvelles dans ce qui constitue à l’évidence un non évènement : la confirmation  de ce que Nicolas le grand communiquant a bel et bien « perdu la main » et, même si des doutes subsistent quant à la candidature Chirac, l’apparition de l’ébauche du brouillon de l’épure de ce que sera le périmètre de la prochaine Présidentielle.

 

Voilà venu le temps de la confrontation, bilan contre projet. Bilan du système que défendent Royal comme Sarko, fait de crise économique et sociale, de chômage, de fiscalisme, d’immigration, d’insécurité et d'abaissement de notre volonté nationale. Projet du seul candidat crédible d’alternance, le Candidat national, qui porte l’espoir d’un changement radical.

 

Jean-François Touzé

30/11/06

28.11.2006

LA DEFERLANTE LE PEN

C’est une vague qui grossit et va bientôt déferler. C’est un mouvement inexorable qui terrifie la caste politicienne qui sait qu’elle ne pourra l’enrayer.

 

La montée en puissance de Jean-Marie Le Pen que je n’ai cessé d’annoncer, ici ou dans les nombreuses réunions que j’ai eues l’occasion de présider depuis un an, commence à apparaître aux regards les plus obscurcis. Et c’est désormais la question de notre accession aux responsabilités du pouvoir qui est ouvertement posée par ceux-là même qui, depuis trente ans, tentaient, d’une élection à l’autre, de succès en victoire, de se rassurer en feignant de considérer que les avancées du Front National n’étaient que feux de paille.

 

 

 

 

 

 

Le peuple français est ainsi fait qu’il semble, des décennies durant, végéter en état de léthargie. Il encaisse alors ce qu’aucun autre peuple ne saurait subir, il prête le flanc et se laisse aller aux plaisirs malsains de l’abandon et du renoncement masochiste. Et puis, soudain, quand le monde entier en a oublié la vraie nature, il se réveille et décide qu’il en a assez. Rien ni personne ne peut alors l’arrêter. Rien ni personne ne peut contenir sa colère.

 

Nous sommes à ce moment précis qui engendre les révolutions, quelle qu’en soit la nature, cet instant où tout bascule et où les digues se fissurent avant de s’écrouler.

 

C’est bien une révolution qui se prépare. Révolution authentiquement populaire pour une vraie libération française. Révolution contre un système  totalitaire, celui de la pensée unique, de la confiscation démocratique, de la dissolution sociale, de la destruction identitaire, de la submersion migratoire, de la soumission à l’ordre international, de la dilution européiste et de l’engourdissement consumériste.

 

Les Français savent aujourd’hui où ils vont, car ils savent où ils ne veulent plus qu’on les emmène. La présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 a créé les conditions d’une prise de conscience de l’utilité du vote national. Le rejet de la constitution européenne en mai 2005 leur a permis de découvrir qu’ils pouvaient dire NON et que ce NON était de ceux qui bousculent des montagnes qu’ils pensaient inébranlables. C’est un NON plus global qu’ils vont formuler en avril et en mai prochain : NON au chômage, à la crise économique qui place la France, en terme de croissance, au dernier rang d’une Europe, elle-même au dernier rang des pays développés, à une politique qui fait entrer, chaque année, plus de 500 000 nouveaux immigrés sur le territoire national dont seulement 5 % possèdent un contrat de travail, aux insécurités, aux charges qui les écrasent, mais aussi un NON à la dépossession qui leur est faite depuis tant d’années de ces principes et de ces valeurs, en un mot de cette civilisation d’équilibre et de volonté qui est leur histoire et qui est leur fierté.

 

Tous ne voteront peut-être pas, mais tous sont touchés : le cadre au chômage comme le retraité spolié ; le jeune diplômé qui doit s’expatrier comme l’ouvrier méprisé ; le petit patron asphyxié par le fisc et les réglementations comme la jeune fille insultée et sexuellement agressée ; le commerçant pris à la gorge comme l’exploitant agricole dont la mort est programmée. Tous, marginalisés, dépossédés, vilipendés, humiliés dans leur propre pays, aspirent à un changement qu’ils veulent radical.

 

Cette aspiration se lit, bien sûr, dans les sondages qui, tous, créditent le Candidat national d’intentions de vote jamais égalées. Elle se constate surtout dans les conversations que chacun peut avoir dans sa famille, son cercle d’amis ou professionnel. Subitement, par une de ces accélérations dont on sait qu’elles précèdent toujours les grands coups de l’Histoire, Jean-Marie Le Pen s’est défait du costume trop étroit dans lequel on l’avait enfermé – celui de la stricte fonction tribunicienne d’expression protestataire – pour revêtir celui d’Homme du destin, recours immédiat pour le salut public. Le vote Le Pen est devenu un vote d’adhésion, le seul vote utile qui vaille.

 

Ainsi, avec le secours de la Providence, notre accession au pouvoir, que nous savons de toute façon inéluctable, se fera dès le mois de mai 2007.

 

La vague est là… Elle va déferler.

 

Jean-François Touzé

28/11/06