18.03.2008
FELICITATIONS...
Bien des choses m’ont opposé dans le passé à Jacques Bompard. Je n’ai pas toujours eu, à son égard, des mots très tendres. Il me l’a bien rendu et ne m’a pas épargné.
Je me félicite cependant de sa brillante réélection à la mairie d’Orange, tout comme je me réjouis de celle de son épouse, Marie-Claude, à la tête de la municipalité de Bollène.
Dans le contexte d’effondrement de l’actuelle représentation politique de la droite nationale, la preuve est faite, s’il en était nécessaire, que le travail de terrain et l’implantation durable sont autant de gages de réussite pour nos idées.
Il est vain, me semble-t-il, d’opposer les stratégies nationales tournées vers la Présidentielle et celles destinées à asseoir la crédibilité de notre famille politique dans la réalité des responsabilités locales.
Toutes deux ont un sens. Elles sont complémentaires et, au même titre, nécessaires.
Jean-François Touzé
18/03/08
10:19 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : orange, bollène, jean-françois touzé, vaucluse, municipales 2008, convergences nationales, mpf
10.03.2008
LIQUEFACTION ET RECONSTRUCTION...
Une vague rose au bout du compte bien pâle, une UMP entamée mais pas défaite, un Modem en position d’arbitre dans de nombreuses villes, un PC qui résiste, une extrême gauche en embuscade… Ainsi tourne, tourne, tourne le carrousel défraichi du système, doucement, régulièrement, sans à coups ni heurts.
Pour le Front National, en revanche, la grande glissade vers le précipice continue. Après l’insuccès de la Présidentielle, la déroute des Législatives, c’est un troisième échec en onze mois qu’enregistre avec ces Municipales et ces Cantonales le lepénisme résiduel, illustrant d’une nouvelle page jaunie cette chronique d’un effondrement annoncé.
Impossible désormais, quelles que soient les rodomontades de circonstances qui constituent un passage obligé des soirées électorales, de nier la réalité de la marginalisation à marche forcée du Front National. On aimerait pouvoir écrire que le FN est en voie de PCisation tant cette pente semblerait douce, dans la mesure où les communistes peuvent encore s’appuyer sur leur implantation locale – la preuve vient d’en être donnée -, leurs réseaux et leurs forces militantes sinon intactes, en toute hypothèse maintenues.
Rien de tel au FN malgré le courage, l’abnégation de ceux qui, sur le terrain, dans les nuits de collages et les journées de boîtage, continuent d’entretenir la petite flamme qui vacille de mois en mois.
Je ne suis pas de ceux qui reprochent à Jean-Marie Le Pen d’avoir tant misé sur la Présidentielle qui constitue, à l’évidence, la mère des batailles comme le veut l’esprit des institutions de la Vème République. Encore faut-il en admettre la logique et en accepter les conséquences. La logique, c’est que si tout procède de la Présidentielle, les échecs accumulés depuis le printemps dernier découlent du grave revers personnel subi par le candidat à la magistrature suprême. Il s’agit donc de le dire et de le reconnaître. Ce qui ne l’a pas été. Mais, au-delà de cette vérité d’évidence, comment ne pas voir que le Front, qui n’a finalement jamais été autre chose qu’une écurie présidentielle, paye aujourd’hui les dividendes du mépris affiché par son président à l’égard des élections locales, avec pour conséquences l’absence de tout maillage territorial et une existence politique réduite aux apparences. C’est bien cette absence d’implantation, et non les difficultés financières, qui explique le si faible nombre de listes présentées dans les villes grandes et moyennes, tout comme le fait qu’un canton renouvelable sur deux n’ait pas été pourvu.
Que le FN en soit venu à se féliciter des quelques 10% obtenus à Marseille ou des 12% de son Secrétaire général à Perpignan est suffisamment significatif pour qu’il ne soit pas nécessaire d’insister et le relativement bon résultat enregistré par Michel Guiniot à Noyon, grâce à une implantation réelle due à un travail constant et une approche crédible, tout comme celui de Dominique Martin à Cluses ne peuvent évidemment pas faire oublier les minuscules 4,5% obtenus par Madame Schénardi dans une ville aussi importante que Nice. C’est également le remarquable travail d’implantation – et rien d’autre - de Steeve Briois et de ses équipes qui explique les 28,5% d’Hénin-Beaumont, un Steeve Briois finalement desservi par la médiatisation de sa deuxième de liste.
Loin du « redressement » annoncé dès 20H30 par Jean-Marie Le Pen, ce double scrutin aura témoigné de la liquéfaction du FN.
Pour ne pas avoir envoyé les signaux nécessaires à son électorat traditionnel, ce « peuple de droite », droite nationale, droite sociale, droite populaire, droite des valeurs et des convictions, mais droite tout de même, qui, en avril dernier s’était laissé séduire par Nicolas Sarkozy et qui, la déception venue, n’a opéré aucun début de commencement de retour vers un parti qu’il a quitté le jugeant « fatigué, usé, vieilli », le Front National s’est condamné à la marginalisation. Pour ne pas avoir su, ni voulu, réfléchir aux raisons de ce désamour, pour s’être aveuglé des mirages populistes, ouvriéristes et même parfois tiers-mondistes, pour avoir brouillé les cartes et oublié sa vraie nature, le Front disparait peu à peu du champ utile de la politique française.
Une page se tourne qui ne se rouvrira pas. Les querelles qui ne manqueront pas de survenir dans une perspective de succession finiront de faire se consumer une structure frappée par le phénomène mystérieux de l’auto-combustion. C’est ainsi, et c’est ainsi que va la vie…
La droite nationale a pourtant, j’en ai la certitude, de beaux jours devant elle. Il est hors de question de la regarder disparaître, assis au bord du chemin, regardant les photos sépia des bons moments envolés, succombant à je ne sais quelle nostalgie, antichambre du renoncement.
Ses analyses, ses propositions, ses solutions n’ont rien perdu de leurs pertinences et une majorité de nos compatriotes partagent nos vues, comme l’a montré la dernière Présidentielle.
Laissons donc les morts enterrer les morts.
Il nous faut nous organiser. Il nous faut repartir. Il nous faut rassembler. Il nous faut réinventer.
Nous ne resterons, certes, pas inertes. Et tant pis si Rome n’est plus dans Rome.
Jean-François Touzé
10/03/08
11:51 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, municipales 2008, municipales, fn, mnr, convergences nationales, jean-françois touzé
28.02.2008
CONVERGENCES NATIONALES
Communiqué de presse de Convergences nationales
Jeudi 28 février 2008
Élections cantonales et municipales :
l’unité du camp national progresse
Au nom des clubs Convergences nationales qu’ils animent, Nicolas Bay et Jean-François Touzé se félicitent de la constitution de nombreuses listes d’union de la droite nationale aux élections municipales et de l’absence quasi-totale de concurrence au sein de la mouvance nationale, que ce soit aux cantonales ou aux municipales. même s’il est regrettable que, dans des villes comme Strasbourg ou Nice, deux listes se trouvent en compétition, avec pour conséquence la dispersion des voix nationales, et que, dans d’autres communes comme Toulon, une unité réelle des patriotes n’ait pas été réalisée.
Nicolas Bay et Jean-François Touzé saluent la constitution d’une liste « droite nationale et populaire » au Havre, conduite par le Dr Philippe Fouché-Saillenfest, membre du bureau national du MNR, et qui a reçu l’investiture officielle du Front national. Il en est de même à Libourne (33) où Thibault du Réau (FN) a choisi Claude Rey, responsable locale MNR, pour le seconder. À Évreux, Emmanuel Camoin, tête de liste FN, a rassemblé sur sa liste Yves Dupont, vice-président du MNR, et Jacques Quirins, secrétaire départemental MNR 27. À signaler également l’unité du camp national dans la capitale où Martial Bild, tête de liste du «Pôle des Tricolores Paris 2008 », a accueilli une cinquantaine de militants MNR sur les listes parisiennes et a confié à Roland Curtet (secrétaire départemental adjoint MNR 75) la tête de liste dans le 19e arrondissement.
Convergences nationales se réjouit de la constitution de nombreuses listes de droite nationale hors des structures partisanes, comme c’est le cas à Dreux (28), à Conflans-Sainte-Honorine (78), à Lomme (59), à Wattrelos (59), à Dunkerque (59), etc.
Malgré les faiblesses militantes et financières, l’unité progresse donc de façon réelle et concrète. Convergences nationales y a contribué et prendra prochainement d’autres initiatives en faveur du rassemblement et du renouveau de la droite nationale.
12:54 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dunkerque, municipales 2008, politique, nord, droite, synthèse nationale




