07.12.2007

CONVERGENCES !

Etre des « facilitateurs d’union » ; œuvrer au rapprochement de tous les éléments politiques d’une droite nationale qui, pour se défaire de l’engourdissement auquel elle s’abandonne, devra nécessairement être faite, demain, de lumières composées ; travailler au renouveau du logiciel national en cherchant les réponses adaptées à ce début de millénaire, en particulier aux questions économiques, stratégiques, structurelles qui se posent à la France et à l’Europe face à la mondialisation, l’émergence de puissances économiques nouvelles, le bouleversement géopolitique que constituent à la fois les ambitions affirmées de la Chine, l’internationalisation de l’islamisme et l’autisme d’une Amérique qui n’a renoncé à rien ; préparer l’avenir en termes organisationnels, dans la perspective des échéances électorales qui nous attendent, et en particulier l’élection présidentielle de 2012 ; voilà quelques-uns des objectifs que nous nous sommes fixés, Nicolas Bay et moi, en lançant, le 23 novembre dernier, Convergences nationales.


Cette structure, qui n’est évidemment pas un parti, est, chacun l’aura compris, ouverte à tous ceux qui, dans un souci d’action politique réaliste, veulent que notre camp se rassemble pour affronter les combats à venir et accéder, à moyen terme, aux responsabilités du pouvoir. C’est, pour ce qui me concerne, le seul moteur de mon engagement. Sans cette perspective, aucune bataille ne vaut, tout est égal, rien n’est utile. Et surtout pas les efforts et les sacrifices que nous autres, militants, n’avons cessé de consentir.

 

Je crois, quant à moi, que nous atteindrons cet objectif. Je crois même qu’il est à portée de mains et que le paradoxe n’est que d’apparence d’un mouvement national affaibli, d’un sarkozisme encore triomphant et d’une voie royale qui, pourtant, nous est ouverte.

 

 

Je n’ai cessé de poser les conditions de ce succès qui se dessine encore en pointillé, épure légère, esquisse fragile : le rassemblement, la refondation, la modernisation dans le respect de nos fondamentaux et de ce que nous sommes, l’action militante retrouvée, la confiance réinstaurée, la volonté collective réaffirmée. A ces conditions essentielles, il convient, bien sûr, d’en ajouter une autre, encore tabou mais pourtant présente dans tous les esprits, celle de la redéfinition du leadership, l’action politique, qu’on le veuille ou non, que l’on s’en félicite ou le déplore, étant aussi affaire d’incarnation. Tout le reste est rêve et illusion.

 

 

Depuis l’annonce de cette création de Convergences nationales, nous avons reçu – les éternels sceptiques, ceux qui doutent de tout et d’abord d’eux-mêmes, ce en quoi ils ont bien raison, n’en croiront rien – des centaines de messages, venus pour une bonne part de l’intérieur du Front, d’élus et de cadres, mais aussi du MNR, bien sûr, et de nombre de nos amis qui avaient préféré poser le sac.

 

 

Il s’agit, maintenant, pour nous, de structurer ce courant qui naît et qui ne s’arrêtera pas. Dès le début du mois de janvier, nous entamerons une série de déplacements dans les départements afin de mettre en place, partout où cela sera possible, des clubs locaux dont nous annoncerons la création par la tenue de conférences de presse en présence de celles et ceux qui en prendront la responsabilité. Nous publierons dans une dizaine de jours le calendrier des premières réunions en même temps qu'un premier organigramme national.

 

 

Dans le même temps, paraîtra le premier numéro du bulletin de liaison interne de Convergences et  nous procèderons à la mise en ligne de notre site. Cinq groupes de travail seront mis en place sur l' Europe et les moyens de sa puissance, les questions liées à l'immigration et à l'islamisation, les structures de l'Etat (régions départements, etc), l'économie et le social, les questions environnementales et énergétiques. Enfin, au lendemain des élections municipales et cantonales, nous réunirons à Paris l’ensemble des responsables et délégués des clubs locaux.

 

 

Je parlais des municipales… Le travail que nous avons pu dès à présent accomplir, travail lent, patient, rarement visible mais toujours utile, me permet d’afficher une certaine confiance quant à l’élaboration de listes d’union. Elle ne seront, certes, pas des centaines. Mais, ici ou là, parce qu’il ne faut jamais désespérer de la bonne volonté des militants nationaux et de leur sens de l’intérêt général, l’union à la base se fait, petit à petit, malgré les oukases, dans un souci de convergences qui, en effet, sont réelles, constructives et loyales et surtout porteuses d'avenir.

 

 

Alors, n’hésitez pas, amis et camarades, connus ou anonymes, cadres, élus, militants, sympathisants, à me contacter directement en m’écrivant à  jftfn@netcourrier.com

 

 

Et, comme l’écrivait Rimbaud : « AH ! Que le moment vienne où les cœurs s’étreignent »… Que le moment vienne où le rassemblement de notre camp se fasse dans la volonté et l’enthousiasme retrouvés.

 

Jean-François Touzé

07/12/07

15.11.2007

BORDEAUX !

C’est un cas de figure, presque un cas d’école qui, par bien des aspects, relève du Grand Oeuvre alchimique.

 

Congrès de transition, congrès d’attente, le Congrès de Bordeaux peut-il, comme le plomb devient or, se transmuter en congrès utile ?

 

Je le crois.

 

A une condition: que soit, pendant ces deux jours, clairement affirmée et mise en évidence la volonté de rassemblement de tous les militants et de tous les responsables du Front, dans une double perspective de fidélité à ce qu’il est et de  rénovation, à la fois de ses structures, de son fonctionnement et de son projet. Ces messages d’espoir, nous devons les adresser à la fois à nos adhérents, à celles et ceux qui se sont éloignés de nous mais se reconnaissent toujours dans les idéaux de la droite nationale et, au-delà, à cet électorat que nous devons reconquérir comme à celui qu’il nous faudra bien convaincre si nous voulons accéder un jour aux responsabilités.

 

Je crois à l’avenir de notre famille politique. On connaît le mot du Général de Castelnau : « Verdun ne tombera pas, car il ne faut pas que Verdun tombe ». Sans la droite nationale, la France tombera, nos valeurs seront balayées, nos principes bafoués, notre civilisation anéantie.

 

Le Front ne tombera donc pas, toutes choses étant, par ailleurs, égales et quelles que soient les mutations nécessaires. L'avenir commence samedi.

 

Rassemblement, fidélité, rénovation, reconstruction, reconquête doivent être les maîtres mots des deux journées que nous allons vivre à Bordeaux.

 

Ils devront surtout être les maîtres mots de nos prochaines années militantes.

 

 

Jean-François Touzé

15/11/07

10.11.2007

GRENAILLES...

A une semaine du Congrès de Bordeaux, la tentation est grande, pour certains, de souffler sur les braises et de rallumer des feux qui étaient en passe de s’éteindre.


Je crois à la vertu du débat. Je persiste à dire qu’un grand parti doit accepter – et sans doute même organiser – l’expression des courants qui, inévitablement, le traversent.

 

Mais je crois aussi à la nécessité du rassemblement. J’ai suffisamment milité en faveur de l’Union ces derniers mois, pour pouvoir écrire ici, sauf à me déjuger, que le rassemblement de la droite nationale passe d’abord par celui du Front National.

 

Dans ces conditions, on peut se poser la question de l’utilité des petites grenades rédactionnelles envoyées récemment par tel ou telle. On peut aussi se poser la question de l’opportunité d’évoquer, comme cela vient d’être fait dans l’Aviso par Nicolas Gautier, les « traîtres versaillais » qu’il conviendrait bien sûr d’opposer aux « fidèles nationaux gauchistes »…

 

Tout cela est dérisoire.

 

Alors halte au feu, ou plutôt halte à la grenaille ! Il faut sortir de la tranchée.

 

L’avenir de la droite nationale – eh oui droite nationale- sera ce que nous en ferons et le rassemblement est le seul terme gagnant de l’alternative à laquelle nous sommes confrontés : gagner ou disparaître.

 

Nous gagnerons si nous trouvons en nous-même la maturité d’accepter nos différences pour mieux se retrouver sur l’essentiel. La France a besoin d’un grand mouvement national cohérent mais à la base élargie, un mouvement militant et formé, mais où le débat se situe à d’autres niveaux que celui de savoir qui est le traître de qui.

 

Nous avons devant nous un boulevard qui s’ouvre.

 

C’est tous ensemble que nous devons l’emprunter.

 

Jean-François Touzé

10/11/07