15.04.2008
UN PRINTEMPS ITALIEN
La victoire des droites italiennes ne nous réjouit pas seulement en ce qu’elle est une défaite de la gauche.
Elle est surtout emblématique d’un succès acquis et possiblement durable dès lors que les droites savent se rassembler dans leurs multiplicités, l’acceptation de leurs différences et l’affirmation de leurs convictions y compris radicales. A cet égard, le remarquable résultat obtenu par la Ligue du Nord, qui double son score par rapport au scrutin de 2006, montre s’il en était besoin que les thèmes du refus de l’islamisation ou de la défense des identités européennes alliés à une volonté d’aller de l’avant sont mille fois plus porteurs que le fantasme intégrationniste, la frilosité jacobine et l’enfermement nostalgique très en vogue sous nos contrées.
Il est également significatif que les premiers mots du nouveau Président du Conseil aient été pour déclarer la guerre à l’immigration et à l’insécurité, englobées dans le terme « armée du mal ».
Mais la victoire des droites italiennes est aussi la victoire des libertés. Je me réjouis de voir remise en avant cette thématique dont nous fûmes, ici en France, au sein du mouvement national, dans les années 80 les plus acharnés défenseurs. Ceux de nos amis qui se souviennent d’un meeting en 1982 à la Mutualité sous l’égide du Rassemblement pour la Patrie et les Libertés, annonciateur des succès qui allaient venir l’année suivante, savent de quoi je parle.
Alors, ne boudons pas notre plaisir, fût-il transalpin… Il y a des printemps qui parfois en annoncent d’autres. Encore faut-il en préparer les conditions. C’est ce que nous allons faire sans nous retourner.
Jean-François Touzé
16/04/08
18:01 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : italie, rome, europe





