20.01.2008
Samedi 2 février, à Paris, colloque de Synthèse nationale...
18.01.2008
VOLONTE COLLECTIVE !
C’est bien à une « giscardisation » accélérée de l’actuel Président de la République que l’on assiste depuis le début de l’année, et nul ne peut désormais prévoir jusqu’où, ni à quelle vitesse, sera aspiré Nicolas Sarkozy dans ce qu’il convient d’appeler une spirale de l’échec.
Trop de paillettes, trop d’artifices, trop d’outrecuidance, mais aussi trop de contradictions et de promesses intenables, dès lors que la fameuse rupture avec le « système » ne pouvait être qu’un leurre électoral, auront constitué pour le Sarkozisme les prolégomènes d’une chronique de cette mort annoncée dont les étapes, quelles que soient les périodes probables de rémission, seront douloureuses pour la France et les Français.
A la fin des années 70, l’effondrement de Giscard ne pouvait profiter qu’à une gauche, certes traversée de courants contraires, mais portée par une réelle volonté populaire d’en finir avec une droite déjà bling bling et un Président velléitaire. Qu’en sera-t-il de l’après Sarkozy ? Malgré ses difficultés, le PS peut se refaire une santé, et cela dès le mois de mars grâce à la bonne image de gestionnaire de nombreux maires socialistes. L’UMP peut aussi susciter, une nouvelle fois, en son sein la solution alternative qui lui permettra, « encore un instant, monsieur le bourreau », de perdurer. L’agitation peut tout aussi bien croître et entraîner notre pays dans une aventure destructrice.
Inutile d’écrire ici qu’aucune de ces solutions ne peut faire notre bonheur.
Et la droite nationale, dans tout cela ?
J’avais publiquement annoncé et j’avais écrit, ici comme ailleurs, que le reflux sarkozien se ferait plus rapidement qu’on ne le pensait généralement mais que ce reflux ne bénéficierait pas mécaniquement à notre famille politique.
J’ajoutais que, pour permettre le retour, le moment venu, des brebis égarées, il était nécessaire de faire, dès le lendemain des Législatives, notre aggiornamento, préalable nécessaire au processus de reconstruction capable de nous rendre à nouveau audibles auprès de ces électeurs qui nous avaient si longtemps fait confiance et étaient subitement repartis, rassurés et donc bernés, vers leur famille d’origine.
J’affirmais enfin que seule la voie du rassemblement le plus large était de nature à créer une dynamique dans la perspective des élections de 2008, 2009, 2010 et 2012.
Je crois qu’il n’est pas trop tard pour s’engager sur ce chemin. En réalité, il n’est jamais trop tard quand existe une volonté.
La volonté collective est là.
C’est celle de ces cadres et de ces élus qui ne savent plus très bien où ils vont mais qui n’attendent qu’un signe pour se mobiliser à nouveau au service de cette cause qui dépasse chacune de nos propres vies. De ces militants qui n’attendent qu’un signe pour s’engager comme ils l’ont toujours fait, c'est-à-dire jusqu’au bout de leurs forces. De ces sympathisants qui n’attendent qu’un signe pour revenir participer à nos réunions, banquets et meetings. De ces électeurs qui n’attendent qu’un signe pour revenir massivement vers les bureaux de vote avec à la main un bulletin tricolore.
Ce signe,c'est celui du rassemblement et donc de la refondation.
Jean-François Touzé
18/01/08
17:20 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jean-françois touzé, convergences nationales, mnr, identitaire, synthèse nationale, municipales
21.05.2007
Entretien avec Jean-François Touzé :
Le CHOC DU MOIS (en vente chez les marchands de journaux, 6 € 50) vient de publier un numéro consacré à l'avenir de la Droite nationale. Le dossier commence par un entretien avec Jean-François Touzé. A lire absolument...
POUR UN AGGIORNAMENTO DU FN
Jean-François Touzé est membre du Bureau politique du Front National et Conseiller régional d’Ile-de-France. Proche de Marine le Pen, Directeur du pôle Idées Image Communication pendant la campagne présidentielle, il n’a pas caché les réserves que lui inspiraient certaines orientations stratégiques. Il n’en reste pas moins un fidèle de la vice-présidente du FN.
Le Choc du mois : 2002 : Le Pen au second tour ; 2007 : il arrive quatrième avec 10,44 %. Merci qui ? Merci Marine ?
Jean-François Touzé : Chaque fois que survient un revers, la tentation est grande de désigner un bouc émissaire, en l’occurrence une brebis expiatoire… Je suis frappé de constater que les attaques qui ont été portées contre Marine sont venues soit de personnalités extérieures au Front, soit de cadres dont l’implication dans cette campagne avait été pour le moins discrète. Ceux qui sont demeurés l’arme au pied, ceux aussi qui se sont tus, négligeant, sans doute par timidité, de porter la critique quand et où il était nécessaire de le faire, ne me semblent pas les mieux placés pour critiquer une directrice stratégique qui a eu, en tout cas, le mérite d’accepter une responsabilité majeure quand d’autres choisissaient le confort de leurs positions au sein de ce qu’il faut bien nommer une nomenklatura.
Il n’y a donc pas eu d’erreurs stratégiques ?
Je n’ai pas dit cela. J’ai été un des rares dirigeants du FN à mettre en garde les différents acteurs de la campagne contre des glissements qui me semblaient de nature à brouiller le message. Je n’ai jamais été partisan de ce que certains ont cru bon d’appeler le « gaucho lepénisme ». J’ai la conviction qu’au-delà de notre électorat fidélisé d’origine populaire mais « droitisé », nos segments de progression les plus importants se situent dans les classes moyennes, les commerçants, les artisans, les patrons de PME, autrement dit l’électorat traditionnel de la droite nationale. Une partie de ces électeurs, parce que Sarkozy a fait devant eux la danse des sept voiles, en leur parlant de nation, de travail, de famille, tandis que nous semblions les délaisser, s’est momentanément éloignée de nous. Je persiste à regretter que nous n’ayons pas d’avantage adressé à cet électorat les messages spécifiques qu’il attendait.
A propos de ce qui fait polémique, et, en particulier les appels du pieds vers un illusoire électorat FN issu de l’immigration qui n’existe qu’à la marge, je voudrais rappeler que Marine n’était pas à l’origine du déplacement sur la dalle d’Argenteuil, et que le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne s’est pas réjouie de la venue de Dieudonné aux BBR, à un moment où nombre de cadres et pas des moindres, qui ne sont pas réputés être les plus modérés du mouvement, se déplaçaient à son spectacle ou même dînaient avec lui. Vous le voyez, rien, jamais, n’est simple, rien, jamais, n’est ni totalement noir ni complètement blanc.
Et l’échec de l’union patriotique ?
Par une formidable intuition politique, Jean-Marie Le Pen a voulu, dès le printemps 2006, organiser, derrière sa candidature, une union patriotique qui m’a d’emblée semblée de nature à créer les conditions d’une réelle dynamique. Cet espoir d’un rassemblement opérationnel tendu vers le succès de notre candidat ne s’est pas concrétisé. Je peux comprendre les réticences de ceux qui ont vécu dans leur cœur et dans leur chair les affres de la crise de 1998. Il me semblait cependant qu’il ne fallait pas être plus lepéniste que Le Pen et que, dès lors que ce dernier entendait, au nom de l’intérêt général, passer par-dessus l’amertume et les regrets, il convenait de le suivre dans cette décision. L’union patriotique n’a jamais pu être matérialisée ; je le déplore. Je ne doute pas cependant que d’autres occasions viendront.
L’explication de la captation de l’électorat par Nicolas Sarkozy pour expliquer l’échec du 22 avril n’est-elle pas un peu courte ?
Il ne s’agit pas de s’exonérer de nos propres responsabilités. Mais qui peut prétendre que le hold-up électoral – au demeurant de bonne guerre car c’est tout de même la loi du genre – opéré par Nicolas Sarkozy sur notre électorat droitier n’est pas la cause première de notre insuccès ? Je crois que notre diagnostic de départ était juste : les Français étaient excédés et à bout de patience. Mais cette envie de changement, de rupture, dont nous pensions légitimement qu’elle ne pouvait se manifester qu’en faveur d’un candidat extérieur au système, a poussé les électeurs à choisir au premier tour celui dont ils pensaient qu’il serait à même d’appliquer ne serait-ce qu’une infime partie du projet qui est le nôtre et dont ils étaient demandeurs. Dans beaucoup d’esprits, et on peut les comprendre, un peu c’est toujours mieux que rien. La tentation d’un vote pseudo utile a été plus forte que nos mises en garde.
Les scores électoraux de Jean-Marie Le Pen sont toujours très en deçà des 25 à 30 % de Français, selon les périodes, qui se disent en accord avec ses idées. Comment l’expliquez-vous ?
Nous n’avons jamais réussi à faire passer l’idée que nous serions aux responsabilités. A partir de là, nous atteignons les limites de l’épure protestataire, tandis que le champ de l’action continue de nous échapper. Dès lors, notre réflexion doit porter sur la rénovation du FN et de ses structures ainsi que sur la fonction du FN. Nous avons basé notre engagement politique sur l’idée que ça passe ou ça casse. Rien ne dit que ça passera, rien ne dit que ça cassera non plus. On doit étudier toutes les possibilités.
Le tout est de savoir s’il est possible demain d’arriver au stade où d’autres formations et d’autres responsables politiques pourraient s’agréger autour de lui, parce qu’il constituerait l’axe majoritaire de rassemblement. C’est l’objectif que nous devons mettre en avant, mais pour lequel il faut atteindre 20 à 25 %. Cela passe par un travail renouvelé de crédibilisation, encore et encore…
Et la présence militante sur le terrain, pour le moins discrète ?…
Je n’ai cessé de le répéter : la présidentielle, ce n’est pas seulement la rencontre d’ un homme et d’ un peuple, c’est aussi un appareil politique qui soutient un candidat et qui doit être présent sur le terrain de façon constante. Chacun voit bien que le FN, en particulier depuis1998, connaît une crise du militantisme et que ses carences sur le terrain sont désormais préoccupantes. Nous devons nous fixer comme priorités le développement de l’action militante, de la présence au quotidien sur le terrain et le retour de cet esprit de conquête qui n’est rien d’autre que le fameux esprit « frontiste » qui a fait notre force pendant tant d’années.
N’y a-t-il pas aussi des choses à revoir sur le plan doctrinal ?
Une doctrine, c’est quelque chose de fermé, de figé. Je préfère parler d’idées force. Mais on ne peut nier qu’il y ait travail à faire pour clarifier les positions du FN dans un certain nombre de domaines, par exemple les institutions, l’organisation territoriale de la France et la place des nos identités et de nos cultures régionales, le débat énergétique, la place de la France dans le monde, la Défense nationale… Sur l’Europe surtout: de quelle façon renégocier les traités ? Notre intention est-elle, oui ou non, de rester dans la zone euro ? Comment sortir du carcan imposé par la banque centrale et plus généralement par la Commission ? Quel est le degré de coopération que nous sommes prêts à accepter pour créer les conditions d’une organisation efficace des Etats continentaux et à quelles conditions ? Voilà des questions essentielles auxquelles il faut donner des réponses précises.
Cette rénovation du FN, quand aura-t-elle lieu ? Comment ? Et peut-elle avoir lieu avec Jean-Marie Le Pen à sa tête ?
Je crois que le prochain congrès peut être l’occasion d’opérer cet aggiornamento, et que le seul qui puisse l’effectuer, c’est justement Jean-Marie Le Pen, parce qu’il est Le Pen, et parce qu’il est le point d’équilibre. De quoi va-t-il s’agir ? De répondre d’abord à un certain nombre de questions stratégiques Il me semble tout aussi important d’aborder à cette occasion les questions organisationnelles, structurelles qui sont bien plus essentielles qu’on ne le croit. Il y a un certain nombre de scléroses dans l’appareil auxquelles on peut remédier.
Je le redis :c’est à Le Pen qu’il appartient d’initier cette rénovation afin de créer les conditions des succès à venir. Le Pen a toujours considéré que la seule légitimité du combat politique était d’arriver au pouvoir. S’il décide de se représenter, une fois encore, à la tête du Front national, c’est, me semble-t-il, parce que lui seul peut créer les conditions de la mutation dans la cohésion, en même temps que de la transition qui doit mener au choix du candidat – ou de la candidate – à la présidentielle de 2012.
Vous ne remettez pas donc en cause la stratégie de dédiabolisation ?
J’ai été dès 2002 l’un des initiateurs de la stratégie de dédiabolisation portée par Marine dans les médias. Cette dédiabolisation n’est rien d’autre que la mise en lumière de ce qu’est vraiment en train de devenir le FN, un parti à vocation gouvernementale, tourné vers la conquête du pouvoir pour répondre à l’appel de notre peuple et assurer la continuité du long chemin déjà parcouru par la France vers son destin qui est aussi et peut-être avant tout spirituel.
Certains veulent parler de normalisation politique. Après tout, pourquoi pas ? J’ai quant à moi la conviction que ce processus ne doit pas se dérouler sans un rappel de ce que sont les idées force du FN, ces fameux fondamentaux, cette armature qui est notre force. Alors oui à la dédiabolisation, mais oui aussi à la préférence nationale, à l’immigration zéro, à la défense des valeurs familiales et morales de la nation, au travail et à la patrie.
Je serai très clair : un FN diabolisé, c’est la certitude de la groupuscularisation à moyen terme. Un FN édulcoré, renonçant à ce qu’il est, c’est la désagrégation par aspiration capillaire dans le système. Comme toujours une autre voie existe et je vous invite à méditer ce que disait le chancelier Bismarck : « Dans une équation à deux facteurs, il faut toujours choisir le troisième. »
Etes-vous favorable à la tenue d’un « congrès d’Epinay » de la droite nationale ?
Je ne crois pas à la possibilité d’une confédération de la droite nationale, pas plus que l’on ne peut à mon sens envisager a ce stade un « congrès d’Epinay ». Le FN doit d’abord se renforcer, se réorganiser et affirmer dans le même temps sa volonté de s’ouvrir plus largement. Il nous faut recréer la dynamique initiée au milieu des années 80, de telle sorte que le FN redevienne comme un aimant, un pôle magnétique qui fera venir ou revenir à lui l’ensemble des composantes de la droite nationale.
La grande œuvre de Le Pen, c’est de n’avoir cessé de rassembler et de faire travailler tout le monde ensemble, au-delà des sensibilités des uns et des autres, en faisant sortir chacun de sa chapelle. Il y a eu, ces derniers temps, beaucoup de querelles de personnes et de susceptibilités froissées. Faisons en sorte que tout le monde puisse revenir dans cette grande maison. Il y a plusieurs pièces dans la maison du Père.
Vous-même aviez pourtant quitté le FN durant quelques années pour créer votre propre organisation…
Eh bien oui, j’ai connu la tentation de l’extérieur. J’en ai vite fait le tour. J’ai vite compris que seul un grand parti politique pouvait être efficace pour défendre les idées qui sont les miennes, et je ne peux qu’inviter ceux qui ont pu avoir cette tentation à revenir dans la famille. Je suis bien placé pour dire à ceux qui sont aujourd’hui à l’extérieur qu’il est temps de revenir à la maison.
La droite nationale peut-elle parvenir un jour au pouvoir ?
Si elle n’y parvient pas, au grand musée des rendez-vous manqués, nous aurons toute notre place. A condition que, dans cette France perdue, il y ait encore des musées.
Propos recueillis par Bruno Larebière
Cet entretien avec Jean-François Touzé constitue une introduction à un dossier vraiment passionnant réalisé par l'équipe de Jean-Marie Molitor et de Bruno Larebière qui mérite d'être lu par l'ensemble des cadres, militants et sympathisants de la Droite de conviction. Allez vite vous procurer ce numéro du Choc du mois chez votre marchand de journaux. Vous ne le regretterez pas...
18:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jean-françois touzé, droite, fn, ump, france, identitaire
ENRACINEMENT MILITANT...
De retour du Havre où je viens de passer six jours en immersion profonde au sein de ma circonscription, retrouvant auprès de mes camarades la chaleur militante trop souvent absente du périmètre clodoaldien, et auprès du peuple la vérité des quotidiens difficiles, je me sens conforté dans ma certitude que c’est dans l’action permanente, obstinée, patiente et assidue, que se trouve la clé de la reconquête de cet électorat qui, le 22 avril dernier, s’est éloigné de nous. Cette 8ème circonscription de Seine-Maritime, qui cristallise la plupart des difficultés que connaît notre pays – chômage, précarité, immigration, insécurité, sous équipement – est pour moi une manière de catharsis où se rompt l’atonie d’une année étrange et se déchire le brouillard de la confusion. « Vers l’ouest compliqué, j’allais avec des idées simples »…
Je ne sais pas ce qui sortira des urnes les 10 et 17 juin prochains pour la Droite nationale. Il serait vain de nier que nous ne sommes pas depuis un mois sur une phase ascendante. Mais, au moment où resurgissent les manœuvres sondagières destinées à démobiliser nos électeurs par l’insinuation de l’inutilité supposée du FN, il est nécessaire de rappeler à chacun que l’avenir n’est pas écrit et que, repoussant tout fatalisme, c’est du travail, de la présence sur le terrain, de la capacité de convaincre et de l’enracinement militant que dépendent aussi les succès électoraux.
Au-delà de ces élections législatives où nous devons tout faire pour « sauver les meubles », ce qui est possible - et je ne doute pas que quelques vraies bonnes surprises sont à attendre dans de nombreuses circonscriptions -, c’est à une reconstruction militante du Front National et à un rassemblement dynamique de toutes les énergies dispersées que nous devons œuvrer. Aujourd’hui déjà, demain bien plus encore !
Jean-François Touzé
21/05/07
16:20 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, normandie, le havre rouen, identitaire, jean-françois touzé, fn
16.05.2007
CORNARDISATION...
Longtemps il fut question de « consensus mou », maladie du politiquement correct, apparentée au chancre de même purulence qui survient parfois après des rapports non protégés. La droite et la gauche, unies dans une même extase tantrique, voyaient leurs corps et leurs esprits se fondre au point de ne faire plus qu’un.
Puis vint Sarkozy, l’homme de la rupture et de la droite décomplexée, rejetant dans les ténèbres extérieures la gauche soixante-huitarde, ses pompes exécrables et ses mauvaises œuvres. Pas pour longtemps…
Peu importe que Bernard Kouchner soit, en définitive, nommé à la tête de notre diplomatie. Le seul fait que le nouveau Président de la République ait pu y penser suffit à notre bonheur. Nous n’aurons pas eu à attendre bien longtemps avant que le roi ne puisse être vu pour ce qu’il est : un petit homme nu, habité de sa propre gloire mais obsédé par son envie de plaire avant tout à ses adversaires, ce qui constitue, on le sait, la marque des âmes perturbées.
On me dira que Chirac, avec des équipes de droite, ayant fait, douze ans durant, une politique de gauche, pourquoi Sarkozy ne ferait-il pas une politique de droite avec des hommes de l’autre bord. A vrai dire, peu importe… Kouchner au Quai d’Orsay, ce sera, sans nul doute, l’agitation permanente de la politique du sac de riz et de l’ingérence même pas considérée comme un des beaux arts ; ce sera l’esprit de mai 68 et du journal Actuel adapté aux nécessités du Sarkoland triomphant ; ce sera l’alignement sur les positions américaines et la servilité dans nos relations internationales. Et après ? Quid novi sub sole élyséen ? Nous sommes bien dans une continuité où nulle rupture ne peut trouver de place.
Décidément, le quinquennat de Nicolas Sarkozy commence bien, placé d’emblée sous le double signe des paillettes de la jet set et du gadget boboïste.
Reste à connaître le degré de conscience de leur infortune que développeront, dans les jours qui viennent, les responsables et élus de l'UMP et, dans les mois qui viennent, les électeurs cocufiés.
Finalement, le balancier pourrait se remettre en route bien plus vite que nous ne l’avions imaginé.
Jean-François Touzé
16/05/07
08:00 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, sarkozy, identitaire, france, jean-marie le pen
14.05.2007
SE RASSEMBLER...
Je lis ici où là que le revers essuyé par le Front National le 22 avril dernier devrait conduire les militants nationalistes, nationaux et identitaires à se regrouper ailleurs qu’au sein d’une formation politique afin de mener des combats différents et non électoraux. Vieille affaire, vieille tentation, vieille connerie.
Je ne nie pas l’importance du champ culturel ou métapolitique et je crois avoir aussi assidûment que d’autres fréquenté Gramsci. Je sais aussi ce que représente l’attachement au terrain et aux méthodes d’implantation, qu’il est vrai le FN a trop négligé depuis quelques années. Il n’empêche : les tropismes groupusculaires, je l’écris d’expérience, ne mènent à rien. Les exemples ne manquent pas de tant de bonnes intentions et de géniales idées qui ont fini au cimetière des velléités disparues. Cela est si vrai que même l’extrême gauche anti libérale et alter mondialiste ressent comme une priorité d’unir collectifs et associations, tandis que la division chapellaire des trotskistes a toujours été soigneusement entretenue par la droite et par la gauche, pareillement intéressées à leur éparpillement.
Loin de moi l’idée de l’alignement et de l’uniformité. La droite nationale est multiple dans ses sensibilités. Elle peut demeurer diverse dans son action et ses méthodes. Le travail de chacun, le maillage géographique, thématique, social, etc. doit redevenir une priorité et pour cela, c’est entendu, que mille fleurs s’épanouissent ! Personnellement, je me réjouis de ce que font nos camarades identitaires comme je me félicite du travail patient et droit fait par tel ou tel au nom de la foi et des amitiés françaises. Il n’en demeure pas moins que seul compte ce qui paraît et que seul paraît ce qui compte électoralement.
Dans ces conditions, s’il est nécessaire de voir l’ensemble de la mouvance nationale s’enrichir d’initiatives qui seront autant de points d’appuis, il est indispensable, le moment venu, de se rassembler. C’est cela un Front et c’est la raison pour laquelle jamais nous ne nous sommes définis comme un parti mais bien comme un mouvement. Que des erreurs aient été commises, c’est une évidence. Que beaucoup aient eu le sentiment d’être enfermés dans une chape de plomb, c’est probable. Que nous ayons subi un échec, inutile de le nier. Et alors ? Ne sommes-nous pas, fidèles en cela à José Antonio, « insensibles au découragement » ?
Ce rassemblement que j’évoquais, chacun voit bien qu’il est indispensable aux combats de demain.
Il doit être bien compris qu’il est un éternel recommencement et que c’est quand tout semble s’arrêter que tout peut et doit repartir.
Jean-François Touzé
14/05/07
17:05 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, identitaire, robert spieler, mnr, alsace d'abord, france





