05.05.2008
NDP : FEDERER LES ENERGIES...
A lire les innombrables commentaires qu’a pu susciter l’annonce de la création de notre comité pour une Nouvelle Droite Populaire, à voir le nombre de demandes de contacts (plusieurs centaines depuis un mois), à constater l’intérêt croissant des médias pour notre entreprise, il est évident que ce que nous sommes en train de mettre en place répond à une demande immense, non seulement de ceux de nos amis qui militent ou ont milité dans les formations de la droite nationale ou identitaire, mais aussi d’un très grand nombre de nos compatriotes tout aussi désespérés par l’impuissance du pouvoir sarkozien que par les contradictions et la démarche suicidaire du Front national.
Nous l’avions dit dès le mois de juin : pour les électeurs de Nicolas Sarkozy, le temps de la déception après tant de promesses non tenues ne pourrait manquer de venir rapidement. Mais nous savions aussi que cette déception ne pourrait en aucun cas conduire ces électeurs à revenir –et encore moins à venir- vers le FN, dès lors que ce dernier ne leur adresserait aucun signal montrant que le message avait été compris de la nécessité d’une réflexion de fond sur les structures, la méthode, la stratégie et le projet, c'est-à-dire d’une remise en cause, c'est-à-dire d’un véritable aggiornamento.
Cette remise en cause n’a pas eu lieu. Le Front est aujourd’hui derrière nous.
Il nous appartient, dans ces conditions, de répondre à l’attente des Français. C’est bien une nouvelle offre que nous devons leur faire, c’est un nouvel espoir que nous devons leur proposer, c’est un nouvel élan que nous devons, et que nous voulons, initier à partir des six idées-force sur lesquelles nous entendons bâtir cette Nouvelle Droite Populaire, structure à construire ensemble, dans le respect des sensibilités et avec le souci constant de la libre expression des personnalités qui l’animeront.
C’est vers le grand large que nous tournons désormais nos regards. Le grand large politique qui exclut toute nostalgie, toute volonté de revanche, toute polémique stérile, mais aussi tout enfermement.
Je crois que la France a besoin d’une Nouvelle Droite Populaire. Je crois que nos petites patries régionales ont besoin d’une Nouvelle Droite Populaire. Je crois que notre Europe a besoin d’une Nouvelle Droite Populaire. Je crois que notre civilisation chrétienne a besoin d’une Nouvelle Droite Populaire.
Autant de raisons qui nous poussent à organiser au plus vite ce qui n’est pas à ce stade un parti, mais bien une fédération des énergies, susceptible d’occuper demain une place prépondérante dans la vie politique de notre pays.
Jean-François Touzé
05/05/08
De nombreux lecteurs me demandent comment adhérer à la Nouvelle Droite Populaire. C'est simple, il vous suffit de remplir et de nous retourner ce bulletin d'adhésion.
17:49 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle droite populaire, synthèse nationale, politique, france, droite, mnr, fn
04.05.2008
La Convention nationale de la Nouvelle Droite Populaire, dimanche 1er juin à Paris :
Dimanche 1er juin, de 14 h 00 à 18 h 00, le Comité d'initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire organisera dans les salons d'un grand hôtel parisien (le lieu sera rendu public le 15 mai) sa première convention nationale.
A cette occasion, le mouvement, qui, rappelons-le, se veut être une véritable fédération des énergies pour la défense de notre civilisation et pour le rassemblement de la droite de conviction, présentera sa charte et son organisation. Ce sera, en fait, l'acte fondateur de la N.D.P.
Chacun d'entre vous peut, en tant que délégué ou en tant qu'observateur, assister à cette Convention nationale.
Prendront la parole :
Annick Martin, vice-présidente du MNR
François Ferrier, conseiller régional de Lorraine
Jean-Claude Rolinat,écrivain et journaliste
Jean-Philippe Wagner, conseiller régional de Lorraine
Roland Hélie,directeur de la revue Synthèse nationale
Robert Spieler, ancien député
Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France et coordinateur de la N.D.P
Participation : 7,00 €
Renseignements complémentaires : ndp@club-internet.fr
Site : Nouvelle Droite Populaire
11:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle droite populaire, synthèse nationale, politique, france, droite, mnr, fn;
02.05.2008
La Nouvelle Droite Populaire s'organise...
Le Comité d'initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire dispose désormais de son propre blog. Vous pouvez le consulter en cliquant sur :
Le 1er mai fut pour la NDP une première occasion de faire parler d'elle dans les médias puisque son coordinateur national, Jean-François Touzé, s'est exprimé sur Arté infos (à 12 h 45 et à 19 h 45) ainsi que sur RMC lors du journal de 8 h.00.
De plus, afin de préparer la Convention nationale qui se tiendra à Paris le dimanche 1er juin, la NDP organise une série de réunions en province (consulter la liste sur le site indiqué ci-dessus).
Contacts NDP : ndp@club-internet.fr
23:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle droite populaire, synthèse nationale, politique, france, droite, mnr, fn;
14.01.2008
CIVILISATION WAHHABITE
En déclarant devant les dignitaires wahhabites que la France et l’Arabie saoudite partageaient « le même objectif de politique de civilisation », Nicolas Sarkozy n’a sans doute pas voulu signifier au monde entier qu’il entendait instaurer dans notre pays un régime inspiré de la pratique islamiste intégriste dont Ryad s’est depuis longtemps fait le prosélyte, toutes choses étant par ailleurs égales et quelles que puissent être les querelles de mosquées qui opposent la famille régnante et le djihadisme international.
Il n’empêche… Ces déclarations sont particulièrement emblématiques de la confusion mentale d’un Président de la République qui en vient à placer, sur une même ligne d’inspiration, la Nation chère à Henri Guaino et le cosmopolitisme d’un Jacques Attali, la défense de « la France qui travaille » et les cadeaux faits au grand patronat, l’identité nationale et l’immigration, qu’elle soit choisie ou pas, le rappel des racines chrétiennes de l’Europe comme de la mission de la France en tant que fille aînée de l’Eglise et le développement du relativisme, du matérialisme et de l’hédonisme, en quelque sorte l’Evangile d’une main, Voici de l’autre.
La politique de civilisation du royaume saoudien, on la connaît. C’est celle de l’Islam le plus radical, où aucune croix ne saurait être tolérée.
Mais peut-être est-ce finalement un message subliminal que nous adresse Sarkozy : « La politique de civilisation exige la mise en œuvre de la réciprocité, et l’interdiction de tous les signes extérieurs de l’Islam sur le territoire français »…
On peut toujours rêver !
Jean-François Touzé
14/01/08
17:35 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jean-françois touzé, attali, france, droite, sarkozy
28.11.2007
FERMETE ? NON, REPRESSION !
Les milliards déversés sur les banlieues au nom de la politique de la ville n’y auront bien sûr rien changé. Pas plus que les négociations avec les imams, la complaisance à l’égard des « grands frères », la tolérance pour la nouvelle pègre et ses caïds…
Deux ans après les émeutes qui ont marqué le mois de novembre 2005, émeutes dont certains, par méthode ou par aveuglement, voulaient nier le caractère ethnique, les évènements de Villiers-le-Bel viennent rappeler à nos compatriotes qu’il est sans doute beaucoup plus tard qu’ils ne le pensaient.
Qui peut ignorer pourtant que, chaque jour, des centaines d’agressions, parfois mortelles, se produisent dans nos rues, nos métros, nos trains régionaux ? Qui peut ignorer que, chaque fin de semaine, nombre de quartiers sont livrés à la furie d’une racaille qu’aucun karcher n’a pour l’heure commencé de nettoyer ? Qui peut ignorer que des milliers d’armes de poing ou de guerre sont entreposées dans les caves, prêtes à servir comme ce fut le cas ces dernières nuits, même si nous n’en sommes pas encore au fusil d’assaut ? Qui peut ignorer que la haine anti-française qui se manifeste contre tous les symboles de l’autorité de l’Etat, par le caillassage des pompiers, le tabassage d’un commissaire de police et les tentatives de meurtre contre les membres des forces de l’ordre, est la même que celle qui a conduit, il y a quinze jours, quelques dizaines de milliers de « jeunes » à siffler la Marseillaise et à huer tout joueur qui n’était pas musulman ?
Cessons de finasser.
C’est bien la détestation de la France et des Français, autant que de notre culture européenne et occidentale, qui s’exprime dans l’ensemble de ces actes et c’est bien à une forme de guerre, une guerre qui n’aura rien de civile - dans aucune acception de ce terme - que nous serons confrontés demain, si nous ne nous décidons pas à mater aujourd’hui ce qui n’est encore qu’une guérilla.
Dans ces conditions, la fermeté la plus grande est, cela va de soi, désormais requise. Elle n'est pas suffisante. La répression des émeutes doit être sans faiblesse, y compris, si cela est nécessaire, en autorisant les forces de l’ordre à faire usage de leurs armes, par simple légitime défense, à la fois de leurs personnes et de la paix civile. L’ordonnance de 1945 doit être révisée. L’expulsion de tous les délinquants étrangers doit être effective. La reprise en mains des « quartiers » et la normalisation des « zones de non droit », par un contrôle policier constant des lieux et des populations, doit être décidée et réalisée au plus vite, la recherche des armes et la répression impitoyable des trafics et des commerces illicites étant une priorité, tout comme la mise hors d’état de nuire des prosélytes de l’islamisme radical.
Nul doute, pourtant, que d’autres voies seront choisies. Les mêmes qu’en 2005, celles qui consistent à réclamer à Monsieur le bourreau la minute supplémentaire de tranquillité, de calme, de vie… Cela marchera peut-être… Pour une minute, une heure ou un an ! Puis tout recommencera, plus violemment encore. Et les conséquences de cette procrastination d’Etat en seront cruelles.
Il faudra bien alors que nos compatriotes se tournent vers nous et il faudra que nous soyons à même de leur répondre.
C’est tout l’enjeu du combat que nous avons à mener et de cette reconstruction de la droite nationale qu’il nous faut accomplir, non pas pour satisfaire telle ou telle ambition, non pas pour pérenniser les rentes de situation de la nomenklatura, mais tout simplement pour sauver notre pays.
« Vulnerant omnes, ultima necat ». Toutes blessent, la dernière tue… Mais je sais qu’il n’est pas trop tard et les combats essentiels sont devant nous.
Jean-François Touzé
28/11/07
16:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, banlieue, jean-françois touzé, val d'oise, sarkozy, france, paris
23.11.2007
CONVERGENCES 2012...
Des Municipales, des Européennes, des Régionales et, bien sûr, en 2012, une élection présidentielle…
Chacune de ces échéances a son importance.
Chacune de ces échéances se prépare.
C’est la fonction première des partis politiques que de le faire et je n’ai cessé de dire et d’écrire que ces élections devaient s’organiser dans l’union et la volonté de rassemblement à la base. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé Jean-Marie Le Pen dans son discours de Bordeaux. Et Marine n’a finalement pas dit autre chose.
Mais cette Présidentielle de 2012, lourde de conséquences pour le mouvement national, mais plus encore pour la France, nous devrons l’aborder dans un tout autre esprit que les autres élections.
C’est le grand rendez-vous auquel nous sommes appelés. Trop tôt pour en parler? Je ne le crois pas. Dans trois ans tout au plus, nous serons à nouveau en campagne et, cette fois, nous devrons mettre tous les atouts de notre côté.
Celui, ou celle, qui portera nos couleurs, devra, en effet, être le candidat ou la candidate de l’ensemble de la droite nationale et bien au-delà.
Il, ou elle, devra disposer d’un logiciel programmatique rénové.
Il, ou elle, devra s’appuyer sur des réseaux nouveaux et devra pouvoir compter sur une base élargie.
D’autres échéances plus proches, il est vrai, nous préoccupent et chacun devra y prendre sa part, comme chacun devra prendre sa part dans l’effort militant indispensable à la reconstruction de notre camp.
Mais c’est bien dans la perspective de 2012 que nous devons travailler.
C’est dans cet esprit et avec cette volonté que Nicolas Bay et moi-même avons décidé de créer une structure qui s’appellera « Convergences Nationales ». Cette structure prend la forme d’un club.
Dès les prochaines semaines, nous avons l'intention de créer, partout où cela sera possible, des clubs départementaux ou locaux. Des groupes de travail seront, dans le même temps, mis en place pour réfléchir, sur le long terme, au projet qui doit être le nôtre pour la France et, pour la part que nous en avons, la défense de notre civilisation européenne. Un site internet sera créé et un bulletin de liaison édité.
Il va de soi que cette initiative que nous prenons, Nicolas et moi, n’a aucune vocation à se transformer en un mouvement politique et que, bien au contraire, c’est adossés aux partis auxquels nous appartenons - pour ma part, au Front National - que nous entendons œuvrer en toute complémentarité, d’aucuns diraient par subsidiarité.
Tous ceux qui souhaitent prendre contact avec moi peuvent dès à présent le faire par courriel en m’écrivant à jftfn@netcourrier.com
Tous ensemble, travaillons à la reconstruction de la droite nationale. Sans relâche.
Jean-François Touzé
23/11/07
11:55 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jean-françois touzé, mnr, droite, paris, france
15.11.2007
BORDEAUX !
C’est un cas de figure, presque un cas d’école qui, par bien des aspects, relève du Grand Oeuvre alchimique.
Congrès de transition, congrès d’attente, le Congrès de Bordeaux peut-il, comme le plomb devient or, se transmuter en congrès utile ?
Je le crois.
A une condition: que soit, pendant ces deux jours, clairement affirmée et mise en évidence la volonté de rassemblement de tous les militants et de tous les responsables du Front, dans une double perspective de fidélité à ce qu’il est et de rénovation, à la fois de ses structures, de son fonctionnement et de son projet. Ces messages d’espoir, nous devons les adresser à la fois à nos adhérents, à celles et ceux qui se sont éloignés de nous mais se reconnaissent toujours dans les idéaux de la droite nationale et, au-delà, à cet électorat que nous devons reconquérir comme à celui qu’il nous faudra bien convaincre si nous voulons accéder un jour aux responsabilités.
Je crois à l’avenir de notre famille politique. On connaît le mot du Général de Castelnau : « Verdun ne tombera pas, car il ne faut pas que Verdun tombe ». Sans la droite nationale, la France tombera, nos valeurs seront balayées, nos principes bafoués, notre civilisation anéantie.
Le Front ne tombera donc pas, toutes choses étant, par ailleurs, égales et quelles que soient les mutations nécessaires. L'avenir commence samedi.
Rassemblement, fidélité, rénovation, reconstruction, reconquête doivent être les maîtres mots des deux journées que nous allons vivre à Bordeaux.
Ils devront surtout être les maîtres mots de nos prochaines années militantes.
Jean-François Touzé
15/11/07
09:55 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jean-françois touzé, bordeaux, marine le pen, droite, france
07.09.2007
VERS LE CONGRES DE LA RECONSTRUCTION ?
A deux mois d’un congrès qui, pour être nécessairement celui de la transition, n’en pèsera pas moins lourd sur l’avenir du Front National et sans doute de la droite nationale tout entière, il est temps de poser trois questions auxquelles sont en droit d’attendre des réponses claires les adhérents qui, par la réforme du règlement intérieur adopté par le Bureau politique, auront à se prononcer directement.
La première concerne le projet. La philosophie qui sous tend notre combat ne peut être remise en cause. Elle s’exprime dans le programme établi lors du congrès de Paris en avril 2000 et publié à l’automne 2001. Pour autant, une formation politique ambitieuse et responsable ne peut se contenter d’idées force. Elle doit préciser sa vision par des propositions concrètes. Le travail des CAP pendant la Présidentielle, grâce au sens pratique remarquable de Thibault de la Tocnaye qui assurait la coordination des commissions, a permis de dégager un certain nombre d’éléments concrets. Bien des points restent cependant à éclaircir sur des sujets aussi fondamentaux que l’Europe, la mondialisation, la Défense, la place de la France dans le monde, les institutions, l’organisation territoriale de la France et la décentralisation, l’écologie, l'identité nationale, bien sûr… Nous ne pouvons pas, sur l’ensemble de ces sujets, faire l’économie d’une réflexion qui elle-même doit déboucher sur des propositions concrètes. C’est un grand chantier qui doit s’ouvrir à l’occasion du Congrès de novembre. L’actuelle direction du Mouvement est-elle prête à l’initier ?
La deuxième question concerne les structures du Front. Les adhérents, avant de se prononcer, doivent se voir présenter les contours de l’organisation à venir, puisqu'aussi bien un certain nombre d’aménagements, voire de changements réels, ont été évoqués, en particulier par le Secrétaire général. Ces changements auront-ils lieu ? Dans quelle mesure ? Donneront-ils place à un équilibre meilleur entre le centre national et les fédérations ? Quelle sera la physionomie du Bureau politique et plus encore du Bureau exécutif, en particulier quant au nombre de ses vice-présidents ? Quid de la délégation générale ? Autant de questions qui doivent être abordées rapidement et le plus ouvertement possible.
Il faut enfin que s’ouvre un vrai débat sur la stratégie. Où va le Front ? Son ambition de parvenir aux responsabilités du pouvoir, seule finalité légitime du combat politique, devant être réaffirmée, il n’est pas inutile de s’interroger sur les moyens d’y parvenir. Doit également être posée la question de notre identité politique, de notre appartenance - c’est en tout cas la position que je défendrai bec et ongles - au camp de la droite nationale. Les électeurs qui nous ont quitté en avril et juin derniers sont des électeurs de droite qu’il nous faudra reconquérir, dès lors que l’illusion Sarkozy se sera évaporée, sur des thèmes de droite. L’électorat populaire, qui, c’est vrai, a mieux résisté aux sirènes du système, est acquis. Il nous faut donc nous tourner à nouveau vers l’électorat droitiste, celui qui a fait le succès de nos couleurs dans les années 80. Nous ne le ferons pas sur des thèmes de gauche, fût-elle nationale. Nous ne le ferons pas en regrettant que le Parti communiste ait trahi ses fondamentaux. Nous ne le ferons pas en rêvant d’un Marx qui voterait Le Pen. Nous ne le ferons pas en singeant Chevènement. Nous ne le ferons pas en occultant les menaces que fait peser sur notre civilisation l'islamisation progressive de notre pays et de notre continent. Nous le ferons en étant nous mêmes, ouverts et tournés vers le monde, mais fidèles à nos fondamentaux et conscients de ce que la Droite nationale est LA réponse aux angoisses de notre peuple. Nous le ferons aussi par l'union de l'ensemble de notre famille politique.
J’ai été le premier à dire et à écrire qu’il était nécessaire que Jean-Marie Le Pen soit réélu pour un ultime mandat afin que soient préservés les nécessaires équilibres du Mouvement et que soit initiée la reconstruction du Front National dans une perspective de renouveau militant et de rassemblement, ce qui a toujours été son souci premier.
À deux mois du congrès, je le pense toujours...
Jean-François Touzé
07/09/07
19:30 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jean-marie le pen, droite, jean-françois touzé, mnr, robert spieler, france
12.07.2007
Un entretien avec Jean-François Touzé dans la revue "Synthèse nationale"...
A lire absolument :
Dans la dernière livraison de la revue politique et culturelle Synthèse nationale (n°4 - été 2007 - 120 pages) vous pourrez lire un entretien de 15 pages avec Jean-François Touzé sur l'avenir de la Droite nationale..
Vous pouvez commander ce numéro (12 euros, chèque à l'ordre de NAC) à : Synthèse nationale - 116, rue de Charenton 75012 Paris ou en ligne sur le site : www.synthesenationale.com
15:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, jean-françois touzé, jean-marie le pen, paris, france, ump
18.06.2007
NON LE FRONT NATIONAL N'EST PAS MORT !
Pourquoi le taire ? C’est bien un petit désastre électoral que vient de subir le Front National. Personne, à vrai dire, ne pouvait ignorer, conformément à la logique institutionnelle renforcée depuis l’adoption du quinquennat, logique qui veut que l’on donne une majorité au Président nouvellement élu, qu’il serait difficile, six semaines seulement après l’échec de la Présidentielle, de s’opposer à la force redoutable de la mécanique sarkozienne.
Il serait cependant illusoire de rejeter la responsabilité de notre défaite sur de seuls éléments extérieurs – le talent de Sarkozy, son OPA électorale sur notre électorat, le vote « utile » face à Ségolène Royal, le retour d’un discours décomplexé dans la bouche d’un dirigeant de droite – comme il serait vain de se réfugier dans l’idée confortable et rassurante que le Front, finalement, ne traverserait qu’une mauvaise passe due aux circonstances dont il suffirait d’attendre qu’elles se transforment pour que se dégage un ciel provisoirement couvert.
Je ne doute pas que Nicolas Sarkozy décevra et que ses promesses, comme dans le poème de Victor Hugo, « s’envoleront là où va le vent des plaines ». Je ne suis pas sûr que le balancier reviendra pour autant vers nous de façon si automatique que le croient certains de mes amis, tant que nous n’aurons pas convaincu nos électeurs de l’utilité intacte du vote FN, autrement dit tant qu’ils ne percevront pas les signaux de ce qu’il faut bien appeler une refondation. Le statu quo, voilà l’ennemi !
Nous avons, il est vrai, gagné la bataille des idées. Ces mots longtemps tabous, ces concepts interdits, maniés par le Front National depuis plus de trente ans, sont aujourd’hui traduits dans le vocabulaire vernaculaire de la plupart des responsables politiques de notre pays, à commencer, bien sûr, par ceux de la majorité présidentielle : immigration, insécurité, dislocation sociale, délocalisations… Ces maux que nous avons été les seuls, « vox clamentis in deserto », à dénoncer sont désormais désignés comme autant de fléaux à combattre en priorité. Je ne doute d’ailleurs pas que, s’il existait une seule chance pour que le Chef de l’Etat et son Gouvernement apportent les solutions nécessaires à la reconstruction nationale, pas un seul dirigeant, pas un seul militant, pas un seul adhérent du Front National ne regretteraient que d’autres qu’eux soient en capacité de rendre à la France sa prospérité, de garantir son unité, de rétablir sa souveraineté.
Nous n’y croyons pas. Et c’est parce que nous n’y croyons pas que nous devons réfléchir à ce qui vient de se passer afin d’en tirer les leçons.
C’est à l’évidence une vraie crise de confiance qui s’est installée entre les électeurs et le Front National, même si j’estime quant à moi qu’elle n’est que passagère et largement due à la pratique politique de la Cinquième République et à la loi électorale. Une crise tout de même qu’a accélérée la récupération faite par Nicolas Sarkozy de nos thèmes et de nos mots, mais qui couvait depuis plusieurs années, sans doute depuis 2002. Qui a oublié les conditions effroyables dans lesquelles s’est déroulé le second tour de l’élection Présidentielle ? C’est ce happening général anti-Le Pen organisé quinze jours durant par le système tout entier qui a, incontestablement, conduit de nombreux sympathisants à penser que, décidément, seul contre tous, le Front ne parviendrait jamais à surmonter ses handicaps et que la voie du pouvoir lui était interdite. A quoi bon, dans ces conditions, voter pour un parti dont la fonction tribunicienne et protestataire s’émoussait et dès lors que la mise en œuvre des solutions qu’il préconisait semblait lui échapper ? La voie était ouverte pour que fonctionne pleinement le 22 avril dernier la méthode Sarkozy et que les électeurs se tournent vers un horizon plus immédiat, tandis qu’aux Législatives une grande partie d’entre eux se réfugiaient d’autant plus facilement dans l’abstention que les commentateurs n’avaient cessé de tympaniser les électeurs pendant toute la campagne, finissant de les convaincre que, le Front étant dans l’incapacité d’obtenir des élus, mieux valait finalement rester chez soi.
Je le répète, cette confiance ne nous est pas refusée par la seule magie d’un illusionniste de talent. Sans doute n’avons-nous qu’insuffisamment pu répondre à l’attente populaire et n’avons-nous pas su nous doter de structures et d’une organisation à la mesure de nos ambitions. L’échec de ces Législatives peut et doit donc susciter en nos rangs un réflexe salvateur.
Je dis, en effet, que cette confiance égarée sinon perdue, nous pouvons la retrouver.
Nous le ferons aux cinq conditions que j’ai déjà eu l’occasion de formuler dans un édito précédent. Entre l’inconvénient qu’il y a à se répéter et celui de n’être pas entendu, il n’y a pas à hésiter. Je les reformule donc ici :
La première est que nous rassemblions toutes nos énergies, dans le respect des sensibilités de chacun et sans exclusives sinon celle qu’exige l’efficacité politique. Dans les combats politiques à venir, nous avons besoin de toutes et de tous.
La deuxième est que nous nous dotions le moment venu de structures rénovées, d’une méthode d’action repensée et de l’organisation redynamisée nécessaires à cette tâche.
La troisième est que nous nous fixions comme priorité de renouer avec l’engagement et l’enracinement militants qui furent notre seule richesse dans les années de traversée du désert et qui constituent cet esprit frontiste que beaucoup alors nous enviaient. C’est ce travail d’implantation mené par Steeve Briois dans le Pas-de-Calais, allié à la notoriété personnelle de Marine Le Pen et à une campagne de terrain acharnée, qui ont permis le succès d’Hénin-Beaumont.
La quatrième est que nous définissions une stratégie de reconquête de l’électorat, que nous nous y tenions et que nous en mettions en œuvre les modalités avec rigueur et patience.
La cinquième est que nous soyions capables de défendre un projet ambitieux, réaliste et crédible, dans le respect de nos fondamentaux, de nos principes, de nos idées force, mais modernisé et adapté aux enjeux de ce nouveau siècle en nous efforçant aussi de sortir de la confusion et en renouant avec notre identité politique : la droite nationale et populaire.
J’ajoute que, dans ce travail de reconstruction, nous devrons tenir compte des initiatives locales et identitaires qui se font jour, dans la mesure où celles-ci ne remettent pas en cause l’existence nationale de la France.
Le Front National doit, malgré les difficultés financières que nous allons devoir affronter, inscrire son action dans une démarche résolument conquérante à vocation majoritaire, en refusant l’enfermement, la nostalgie et l’autisme. Nous avons tout pour réussir : des femmes et des hommes qui, au-delà de l’éternel syndicat de défense des positions acquises, ont toujours placé l’intérêt national avant leur confort et leurs avantages personnels ; un corps de doctrine fondé sur le bon sens et les lois naturelles, ce qui n’exclut ni le pragmatisme ni la prise en compte des évolutions inévitables ; une foi qui nous habite en cette France dont nous savons qu’elle est aussi un principe spirituel menacé aujourd’hui comme ce ne fut que rarement le cas dans notre Histoire par la dissolution morale et par l’évidente menace sur notre civilisation de l’islam conquérant, du planétarisme mercantile ou de l’internationalisme postcommuniste ; un courant de sympathie à notre égard qui, paradoxalement, se développe dans les profondeurs du pays et qu’accompagne pour le renforcer un glissement de plus en plus fort de la société vers nos positions ; des cadres formés et aguerris par des années de combat politique dans l’opposition ; des talents avérés ou encore sous-exploités dont nous pouvons et pourrons être fiers.
Il y aura pour un temps, moins, beaucoup moins d’argent ; peut(être encore moins d’invitations médiatiques qu’auparavant ; moins, beaucoup moins de moyens… Et alors ? Nous ferons avec ce que nous aurons et nous le ferons peut-être mieux. Ceux qui, comme moi, ont connu le Front du début des années 80 se souviennent que nous devions acheter, personnellement, nos affiches pour coller, les timbres pour répondre aux demandes de docs que nous recevions rue Bernouilli, et que personne, jamais, n’aurait eu l’audace de demander un remboursement de plein d’essence quand nous devions aller prêter main forte à telle ou telle fédération.
Nulle place donc pour le découragement. Les élections municipales et cantonales qui s’approchent doivent constituer pour nous des objectifs majeurs, susceptibles de nous permettre dès 2008 de retisser un maillage politique national.
Pour cela, il importe qu’au Congrès de novembre à Bordeaux, Jean-Marie Le Pen soit réélu à l’unanimité à la tête du Front National pour un nouveau mandat qui devra être celui de la refondation, de la reconstruction et, sans doute, de la transition
Jean-François Touzé
18/06/07
18:05 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jean-marie le pen, jean-françois touzé, droite, ump, france





