03.12.2007
NOTRE DEVOIR DE MEMOIRE...
Combien de fois, au cours de la campagne présidentielle, l’a-t-il dénoncé cette « mode exécrable de la repentance » ? Il s’agissait alors pour Nicolas Sarkozy de faire la démonstration de sa volonté de rupture avec Jacques Chirac, ses pompes compassionnelles et ses mauvaises œuvres anti-françaises, tout en séduisant l’électorat national.
La visite qu’effectue actuellement le Président de la République en Algérie n’en est que plus insupportable et plus humiliante pour la France et pour ceux de nos compatriotes qui n’ont pas oublié ce que signifie le terme de fierté nationale.
Quelle politique commerciale peut-elle, en effet, justifier les embrassades avec le sinistre Bouteflika ? Quels profits peuvent-ils conduire à feindre de ne pas entendre des injures qui, en d’autres lieux et dans d’autres bouches, auraient mené tout droit à la rupture diplomatique ? Quels intérêts économiques, surtout, peuvent-ils supplanter le souvenir des nôtres, assassinés, massacrés, enlevés et torturés par le FLN ?
Les rues d’Alger, en même temps qu’y est réclamé l’assouplissement de notre politique des visas, bruissent de la volonté affichée par le pouvoir algérien d’entretenir un devoir de mémoire. La nôtre ne saurait être effacée par l’obsession mercantile des milieux d’affaires si proches, tellement proches, de celui qui oublie sans doute qu’avant d’être l’ami des patrons, il est le chef de l’Etat.
Jean-François Touzé
03/12/07
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