19.03.2008

"OUVERTURE" BIS

En notant que le mini-remaniement gouvernemental qui vient d’être opéré au lendemain de Municipales catastrophiques pour l’UMP marquait un coup d’arrêt à la politique entreprise par le Président de la République depuis huit mois d’ouverture à gauche, les commentateurs font une grave erreur d’analyse.

L’« ouverture » continue bel et bien, avec le maintien, au-delà de quelques jeux de chaises musicales, de l’ensemble des ministres issus de la gauche et l’arrivée de quelques faux-nez de la droite qui portent haut et fort les « valeurs » et les principes du camp dit progressiste.

A quoi bon, en effet, désigner au gouvernement un Jack Lang ou un  Claude Allègre, quand il suffit de confier le dossier de la famille à une Nadine Morano, qui n’a jamais caché être partisane du mariage homosexuel et d’une évolution de la loi sur les problèmes de bioéthique ou d’euthanasie, et un Yves Jégo, farouche défenseur du droit du sol et du vote immigré ? 

Une fois de plus, c’est vers la gauche qu’incline dangereusement un gouvernement supposé droitiste de cette République à bout de souffle.

Et si l’on sait que l’on tombe toujours du côté où l’on penche, il arrive aussi que l’on s’effondre à cause de ce même côté soudain devenu trop pesant.

 

Jean-François Touzé

19/03/08 

 

15.02.2008

Du nouveau sur internet :

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05.02.2008

INTERVENTION DE JEAN-FRANCOIS TOUZE AU COLLOQUE DE SYNTHESE NATIONALE SUR L'ISLAMISATION :

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Nous publions ici les principaux extraits du discours de Jean-François Touzé prononcé à l'occasion du colloque de Synthèse nationale sur l'islamisation, qui s'est tenu à Paris samedi 2 février dernier :

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Je voudrais, avant toute chose, remercier Roland Hélie pour son invitation, et saluer l’initiative qu’il a prise en organisant ce colloque.

Si nous sommes réunis ici ce samedi après-midi, c’est bien évidemment que nous sommes tous conscients de la menace mortelle que fait peser, non seulement sur nos villes, mais sur notre nation, notre continent, notre civilisation, la vitalité puissante, bouillonnante et offensive – même s’il s’agit encore d’une offensive contenue – d’un Islam qui, depuis quelques décennies, servi par une démographie galopante, par la lâcheté ou l’inconscience des gouvernements occidentaux, mais aussi par les erreurs d’une Amérique aveugle, a retrouvé en lui-même la force de sa marche collective et sa volonté eschatologique, tant il est vrai que demeurent chevillés au corps mystique de l’inconscient musulman, l’attente et l’espoir, pour les uns du rétablissement du califat, pour les autres du retour de l'Imam caché et du triomphe du Mahdi.

Cette menace, mes chers Amis, nous ne pouvons l’aborder de manière parcellaire. Elle est globale, tout à la fois planétaire, nationale et civilisationnelle.

Planétaire parce que, de l’Asie du Sud Est jusqu’à l’Afrique du Nord ou subsaharienne, du Golfe persique jusqu’au sous-continent indien, du proche-Orient à l’Asie mineure et aux territoires balkaniques jadis conquis par l’impérialisme ottoman, puis libérés et aujourd’hui en passe de devenir des républiques islamiques, c’est toujours la même logique prosélyte et conquérante que nous voyons à l’œuvre et, croyez-moi, cette logique ne saurait être à notre égard ni aimable, ni gracieuse ni généreuse.

Planétaire aussi par le développement d’un djihadisme meurtrier qui vient frapper le cœur de nos villes. Je ne crois pas qu’il existe un centre unique des opérations terroristes. Le mythe du « vieux de la montagne » n’est plus pertinent aujourd’hui. De la même façon, je ne pense pas qu’il faille voir derrière tout musulman un activiste militant… Mais, une fois de plus, je pense que la théorie du Président Mao sur « les poissons dans l’eau » conserve toute son actualité.

Nationale puisque, par l’installation de millions de femmes et d’hommes sur notre territoire du fait d’une immigration massive, devenue une immigration de peuplement, tout ce qui fait le substrat de notre société est en passe de se transformer, nos traditions, notre mode de vie d’être bouleversés et cela très au-delà des simples éléments visibles que sont le développement des boucheries hallal, la construction de mosquées, l’interdiction du porc dans les cantines, etc. Et je me dis : « Combien de temps encore ? »… Combien de temps encore resteront-ils dressés aux croisements de nos routes, ces calvaires de granit qui marquent, partout en France, notre appartenance ? Combien de temps encore, sans qu’elles ne soient désignées comme provocatrices, demeureront-elles offertes à notre émotion, ces niches murales qui, dans tous nos villages et dans beaucoup de nos villes encore, abritent les madones à l’enfant ? Oui, c’est bien dans la profondeur de notre histoire que se fait le travail de sape qui n’est rien d’autre qu’une orientalisation de notre vieille Patrie.

Civilisationnelle parce qu’il serait vain de nier l’existence de ce « choc des civilisations » qui, jusque dans nos milieux, effraie tant ceux qui refusent de voir la réalité. Civilisation, le mot est à la mode et comment ne pas revenir sur le discours de Ryad, prononcé quelques jours après celui de Saint-Jean du Latran, ce qui montre la cohérence du personnage, par Nicolas Sarkozy qui affirmait il y a quelques semaines que « l’Arabie Saoudite et la France partageaient les mêmes objectifs de civilisation » ? La politique de civilisation de Sarkozy est donc bien celle de la civilisation Wahhabite, un aveu qui ne nous étonnera pas de la part de celui qui, il y a trois ans, donnait aux éléments les plus radicaux les clés de ce qu’il nommait l’Islam de France.

Face à ce qu’il convient d’appeler la marche conquérante d’un Islam, dont nous savons qu’il est à la fois religieux et politique, spirituel et temporel, on peut, bien sûr, se lamenter. On peut se résigner, mais je sais que ce n’est pas votre cas, vous tous qui êtes ici. On peut aussi prier. On peut aussi, et à mon sens on doit, agir. Agir politiquement, et même si certains peuvent être découragés, plongés dans le désarroi, après les échecs électoraux de la Droite nationale, même si certains peuvent être amenés à considérer que nous sommes engagés dans une impasse, je dis, moi, qu’il faut la contourner, la dépasser et repartir sur la voie droite qui nous conduira à des victoires que je crois toujours inéluctables. Nous le ferons en sortant de la confusion et en proposant à nos amis un projet clair. Sur le sujet qui nous occupe aujourd’hui, il est bien sûr possible de scinder, comme le font certains, le religieux et le politique. C’est, me semble-il, se condamner à regarder couler le robinet d’eau tiède.

On peut s’arcbouter sur la défense de la loi de 1905. C’est utile, ne serait-ce que pour enrayer et retarder l’avancée de cette islamisation à marche forcée. On peut aussi vanter les mérites de la laïcité et vanter les mérites de la République une et indivisible, sociale et laïque, usant ainsi très précisément des mêmes termes que ces représentants des obédiences maçonniques réunis le 23 janvier dernier au siège de la Ligue de l’enseignement. Je crois quant à moi que ce n’est pas là que l’on nous attend, que ce n’est pas ainsi que nous nous ferons entendre et que nous opérerons le réarmement moral nécessaire à l’accompagnement de notre entreprise de reconstruction.

C’est, au contraire, en nous souvenant de ce que nous sommes et d’où nous venons que nous agirons utilement. On a, depuis quelques temps, pris l’habitude, au sein de notre famille politique – cela malgré tout ce qui nous a opposé à lui et continue de nous opposer à ceux qui se réclament de son action -, de citer Charles De Gaulle à propos de l’héritage hellénique, chrétien et blanc de la France. Allons un peu plus loin encore et rappelons-nous de ces mots prononcés il y a plus de quarante ans : « La France ne mourra pas. Comme l’Eglise, elle est éternelle. L’essentiel, pour elle, est qu’elle reste fidèle à ce qu’elle est et, par conséquent, aux liens qui l’unissent à notre Eglise ».

Cette civilisation qui est la nôtre, ancrée dans ses patries charnelles, incarnée par le corps national et transcendée par une Europe qui sera de la puissance ou disparaitra - et avec elle les nations et les petites patries -, c’est à nous de la défendre en retrouvant le chemin de la mobilisation politique, qui passe par le rassemblement.

On connaît le mot du Général de Castelnau : « Verdun ne tombera pas, parce qu’il ne faut pas que Verdun tombe ». Notre civilisation ne s’effondrera pas, parce qu’il ne se peut pas qu’elle disparaisse et que nous allons faire ce qu’il faut pour la sauver.

 

11.01.2008

JUSQU' A QUAND ?

 

   

 

Il se voulait le Président du pouvoir d’achat, de la réussite économique et de la cohésion nationale. Huit mois après son élection, tous les indicateurs sont au rouge.

 

 

Le chômage ne baisse plus que marginalement, malgré les artifices statistiques dont use et abuse le pouvoir, tandis que les créations d’emplois reculent à nouveau. L’inflation éradiquée à la fin des années 80 revient au galop. La croissance est en berne et reste en France la plus faible de la zone euro. Le commerce extérieur affiche, avec 40 milliards d’euros, un déficit historique qui ne doit rien aux difficultés liées à l’approvisionnement énergétique, mais trouve sa source dans l’effondrement de nos capacités industrielles, nos retards technologiques, la vétusté de notre recherche, notre inadaptation aux besoins du marché mondial et notre manque de compétitivité.

 

 

Dans le même temps, l’insécurité, au-delà des décors Potemkine joliment dressés pour tenter de rassurer les populations, s’aggrave dans des proportions telles que la France fait désormais figure, aux yeux des voyagistes du monde entier, de pays du tiers-monde. Tiers-mondisation également de notre système de soins, dont un rapport récent a montré les carences tragiques.

 

 

Quant à l’immigration, que le gouvernement suive ou ne suive pas le rapport Attali qui prône son développement, elle apparaît comme le défi majeur des dix prochaines années, chacun voyant bien qu’au-delà de cette décennie, la France aura changé de nature.

 

 

Dans ces conditions, Nicolas Sarkozy peut continuer de plastronner, d’afficher sa belle joie de vivre et ses bonheurs à géométrie variable,de vanter les mérites de sa « politique de civilisation », les faits sont têtus et le mécontentement ne peut que grandir chez nos compatriotes qui ne savent depuis longtemps plus qui ils sont ni où ils vont.

 

 

Comment, à vrai dire, ne pas dresser un  parallèle entre ce début de mandat d’un Sarkozy fébrile et fragile et celui d’un Giscard d’Estaing qui, en 1974, fut élu avec les voix de la droite nationale afin d’en finir avec le gaullisme triomphant, puis s’empressa, multipliant les gadgets et les paillettes, dissimulant difficilement une vie privée qui n’avait rien de commun avec celle du fondateur de la Vème République, d’ouvrir sa majorité à gauche et finit par se perdre dans les abîmes de l’autisme et de l’aboulie ?

 

 

On sait comment cela se termina, Mitterrand incarnant à la fois le changement et la revanche d’un peuple qui se sentait méprisé.

 


Je ne souhaite pas cela à la France.

 

 

La question est donc d'ores et déjà posée de savoir, non pas si Sarkozy s'effondrera, mais quand ?

 

 

Une autre question se pose qui est corollaire à la première : la droite nationale sortira-t-elle à temps de l’évanescence pour apporter au Pays les raisons d’espérer et lui éviter ainsi une nouvelle catastrophe socialiste ?

 

 

Chaque jour compte et le rassemblement de tous devient dès lors un devoir national.

 

 

Jean-François Touzé

11/01/08

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