27.04.2008
Création du Comité d’initiatives pour une NOUVELLE DROITE POPULAIRE...
Communiqué de presse :
Dimanche 27 avril, s’est réuni à Paris le bureau national du Comité d’initiative pour la refondation créé le 29 mars dernier par une quarantaine de responsables et d’élus nationaux, identitaires et régionalistes.
A l’issue de cette réunion, il a été décidé la transformation de ce comité en Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire.
Cette structure n’est pas un parti politique et n’a pas vocation à accroître les divisions existantes. Elle est au contraire une instance de rassemblement et de mobilisation des énergies pour oeuvrer à la refondation de la droite nationale, régionaliste et identitaire. On pourra la rejoindre sans cesser d’adhérer à un parti ou à une organisation existante.
Les principes fondamentaux du Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire sont les suivants :
1 – Refus de l’immigration et de l’islamisation.
2 - Défense des identités régionale, nationale et européenne.
3 - Application de la préférence nationale et européenne.
4 - Réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation.
5 - Libération des énergies individuelles, politiques et économiques.
6 - Construction d’une Europe politique indépendante et puissante, fidèle à ses racines helléniques et chrétiennes.
Le Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire organisera le dimanche 1er juin prochain à Paris une Convention nationale constitutive destinée à définir ses premiers axes de campagne et à mettre en place les structures de cette force de rassemblement.
Le Bureau provisoire du Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire comprend, dans l’ordre alphabétique, François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Roland Hélie (Directeur de la revue Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Yann Phélipeau (membre du Bureau national du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’Abord, ancien député), Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences nationales) qui en est le coordinateur, et Jean-Philippe Wagner (Conseiller régional de Lorraine).
Contactez-nous : initiative.refondation@club-internet.fr
21:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite, mnr, jean-françois touzé, fn, le pen, synthèse nationale
11.12.2006
IL PLEUT SUR SANTIAGO
Après quelques années de pouvoir marxiste, le Chili d'Allende, était, en septembre 1973, un pays ruiné, miné par la lutte des classes, les attentats, l'instauration d'un commencement de dictature du prolétariat dont la contamination aurait sans aucun doute gagné l'ensemble de l'Amérique latine. 10 ans après le renversmement de ce régime criminel, le Chili avait maîtrisé son inflation, son taux de croissance annuel atteignait les 8%, tandis que, le terrorisme gauchiste ayant été justement réprimé, une authentique démocratie était rétablie.
C'est aujourd'hui qu'il pleut sur Santiago. Nous voulons ici nous souvenir du Général Pinochet et lui rendre hommage comme vient de le faire sur son blog "Synthèse nationale" Roland Hélie, dont je vous recommande le texte que vous pouvez lire ci dessous.
Jean-François Touzé
11/12.06
IL FUT LE SAUVEUR DU CHILI...
En septembre 1973, le Chili, au bord de la faillite, sombrait dans l’anarchie la plus totale. Le régime marxiste du patibulaire Allende, « élu démocratiquement » avec 35% des suffrages quelques années auparavant, avait conduit le pays à l’asphyxie. Les milices terroristes d’extrême gauche, tel le tristement célèbre MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire), multipliaient les attentats et les crimes les plus odieux. La famine s’étendait (les réserves en nourritures que l’Etat socialiste prétendait gérer étaient épuisées), l'inflation culminait et la gabegie avait atteint son niveau maximal. Les manifestations populaires de mécontentement, rassemblant jusqu'à plus d’un million de Chiliens dans les rues de Santiago au début du mois, prouvaient chaque jour de manière plus pressante qu’il était temps de mettre fin à cette sinistre farce…
Le 13 septembre 1973, l’armée prenait ses responsabilités et libérait le Chili du joug de la clique Allende. Il s’ensuivit une remise en ordre indispensable du pays et un redressement économique spectaculaire. A la tête de cette révolution salvatrice, un Général démocrate-chrétien d’origine française, Augusto Pinochet. Il dirigera son pays pendant dix-sept ans et, une fois sa tâche accomplie, il remettra le pouvoir entre les mains des civils.
Mais les "bien-pensants" du monde entier, ceux que l’on appelait alors « les progressistes » (entendez par là les socialo-communistes) et qui soutenaient sans pudeur aucune les régimes tortionnaires d’Europe de l’Est, ceux qui se confondaient d’admiration devant le « bon » Pol Pot, le « brave » Oncle Ho, le « séduisant » Che Guevara, le « magnifique » Kim Il Sung, ou encore le « délicieux » Conducator Ceaucescu, et j’en passe et des pires, n’eurent pas de mots assez forts pour manifester leur colère vengeresse à la suite de la chute de celui que le peuple chilien surnommait pourtant, en ce mois de septembre 1973, « Allende, le porc de La Monéda » (*).
Voyant par la suite leur univers s’écrouler lamentablement, ils tentèrent de faire oublier leurs turpitudes idéologiques en mentant sans vergogne sur ceux qui, parfois au péril de leurs vies, avaient combattu leurs funestes expériences. Ainsi, pendant plus de trente ans, ces chiens de garde enragés de la pensée marxiste poursuivirent ce Général, au fond plus libéral que fasciste au sens noble du terme, de leur haine rancunière et de leur soif de procès à la mode trotsko-stalinienne.
Mais La Justice Divine en a voulu autrement. Le Général Pinochet est décédé ce dimanche à Santiago du Chili entouré de l’affection de ses proches et de l’admiration, quoi qu'on en dise, d’une grande partie de son peuple...
Roland Hélie
(*) Le Palais de la Monéda à Santiago est la résidence du Chef de l’Etat chilien.
10:10 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite nationale, fn, mpf, ump, ps, Le Pen
05.12.2006
OBJECTIF IMMIGRATION ZERO...
A moins de cinq mois du premier tour de la Présidentielle, conscients de ce que l’immigration constituera un thème majeur de cette élection décisive, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy tentent une fois de plus de faire prendre aux Français des vessies pour des lanternes et leur capacité au maquillage statistique pour une volonté de maîtrise des flux migratoires.
Le recul annoncé de 2,5 % du nombre de titres de séjour délivrés aux étrangers n’est, en effet, qu’un arbrisseau cachant la forêt de l’immigration, puisque l’on sait qu’en comptant les clandestins, plus de 500 000 immigrés nouveaux s’installent chaque année sur le sol national, dont seulement 5 % détiennent un contrat de travail. Le doublement affiché de reconduites à la frontière n’est pas non plus de nature à convaincre nos compatriotes, qui savent qu’à peine 20 % des étrangers contrôlés en situation illégale font l’objet d’une expulsion effective.
Le gouvernement, qui n’ignore pas que les « régularisations » effectuées ces derniers mois pèseront lourdement sur les chiffres de 2006, ne se hasarde d’ailleurs pas à formuler le moindre pronostic pour les années à venir.
J’affirme quant à moi que le projet du Candidat national doit reposer sur un double objectif : immigration zéro et renvoi de 100 % des clandestins interpellés.
Responsable de la question des Flux migratoires au sein des Commissions d’Action Présidentielle (CAP), je tiens à rappeler qu’à l’origine de la plupart des maux dont souffrent notre pays, la politique d’immigration menée depuis plus de trente ans par les gouvernements successifs a été constamment dénoncée par le Front National qui, dès sa création, a proposé toute une série de mesures qui n’ont en aucune manière cessé d’être d’actualité et constituent l’un des fondamentaux de notre projet global.
L’ampleur des phénomènes induits par cette politique et l’accélération constatée ces dernières années apparaissent nettement en quelques chiffres, qu’il convient de ne pas oublier :
- 400 000 à 550 000; c’est le nombre officiel de nouveaux immigrés qui entrent chaque année sur le territoire national.
- 40 millions; c’est le nombre d’immigrés extra communautaires vivant sur le sol européen, selon un rapport du Parlement européen.
- 60 milliards d’Euros; c’est le montant du déficit annuel dû à l’immigration ( actualisation du rapport Milloz en 2005).
- 25%; c’est le taux de la population étrangère en milieu carcéral, un taux qui avoisine probablement les 80 % si l’on prend en compte la population d’origine immigrée.
- 5%; c’est le taux d’étrangers qui entrent en France avec un contrat de travail, ce qui signifie que 95 % entrent sans.
Il ne saurait être question pour nous, au moment où les faits nous donnent raison, où l’opinion publique se décille et où nos adversaires tentent de s’emparer du problème sans pour autant y apporter de réponses, d’abandonner notre programme ni de lui en substituer un autre.
Nos propositions tiennent donc en cinq grands volets :
1/ Mettre en oeuvre une politique de dissuasion
- par la suppression des « pompes aspirantes » en réservant les aides sociales et les allocations familiales aux Français et en leur accordant, dans le cadre de nouvelles dispositions législatives, la priorité d’emploi et d’accès aux logements sociaux. Dans le même temps, une réforme du droit de la nationalité sera soumise à référendum. Notre objectif reste l’immigration zéro.
- par le rétablissement de nos frontières, la sortie de l’espace Schengen, la dénonciation des Traités qui transfèrent à l’Union européenne les compétences en matière d’immigration, de droit d’asile et de visa.
- en procédant à un contrôle effectif de la population immigrée afin de permettre l’expulsion des clandestins, avec pour objectif non pas 20 % d’entre eux, mais 100 %, en interdisant le regroupement familial qui, depuis 1974, a transformé les « émigrés » en « immigrés », et en procédant à des expulsions de familles étrangères dont un ou plusieurs enfants se seraient rendus coupables de délits graves.
- en couplant le retour des immigrés avec l’aide à leurs pays d’origine, proportionnellement à leur coopération en la matière, aide qui pourrait alors être accrue en ciblant mieux les besoins des populations et en en contrôlant l’utilisation. La France pourrait également prendre l’initiative d’une conférence euro-africaine afin de déterminer les besoins et de mettre en œuvre des moyens destinés à fixer les populations attirées par les supposées richesses de l’Europe, sachant que la moitié des 500 millions d’Africains a moins de 25 ans et que la pression, si rien n’est fait, ne peut que s’aggraver en créant les conditions de la submersion de notre continent.
- On ne s’assimile pas à un pays qui a oublié ses principes, ses valeurs et sa fierté. La politique qui sera initiée par le Président d’une République authentiquement nationale sera globale : c’est par le retour des valeurs familiales, la reconstruction d’une véritable instruction nationale, le rétablissement d’un service militaire volontaire de six mois, assorti d’avantages pour entrer dans la fonction publique, le retour du travail et le réapprentissage de la morale et de ce qui a fait l’histoire de France que pourra s’opérer une réelle assimilation, avec les droits et les devoirs qu’elle implique. La préférence nationale que nous entendons mettre en œuvre s’adressera alors à tous les nationaux, étant bien entendu que le principe républicain de laïcité sera réaffirmé et appliqué dans toute sa logique. Le reste, et en particulier l’application de la loi dans les banlieues, appartient au domaine de la défense de l’ordre public et des moyens qui s’y attachent.
Jean-François Touzé
05/12/06
15:40 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite nationale, fn, ump, mpf, Le Pen, immigration
04.12.2006
CASTRO, CHAVEZ, ROYAL AND CO...
Vers l’Orient compliqué, elle s’était envolée avec les idées simplettes qui lui semblent être comme une seconde peau.
Les questions que pose le voyage de Madame Royal au Liban, en Palestine et en Israël, ne tiennent, à vrai dire, pas tant à son absence de réaction face aux provocations du Hezbollah. D’autres qu’elle se sont laissés piéger et, si la lâcheté des uns n’excuse pas la médiocrité d’une autre, les silences gênés de la candidate socialiste relèvent d’une triste habitude prise par les représentants de la classe politique officielle, de se transformer en ectoplasme, à peine franchies les frontières de l’Hexagone.
Au demeurant, ceux qui, à droite, s’offusquent aujourd’hui de ce faux-pas hurlaient à la lune quand Lionel Jospin, il y a six ans, avait qualifié le « parti de Dieu » de terroriste. D’une alternance l’autre, c’est toujours à front renversé que s’expriment les « convictions » de ces gens-là.
Le vrai problème Ségolène n’est pas là. Le vrai problème Ségolène est un problème de fond. Au-delà de sa vacuité personnelle, l’actuelle chouchoute des médias et des sondages est complaisamment présentée, y compris et surtout dans les milieux de droite, comme une modérée, soucieuse des équilibres français, attachée à la famille et à la protection des valeurs, n’ayant rien renié, malgré le rejet du père, de son éducation… Je crois qu’il n’en est rien. J’ai même la conviction que, derrière la tranquille façade poitevine, se dissimule une pasionaria, derrière le masque de la respectabilité provinciale, une Louise Michel qui, pour être habillée par Paul Ka, n’en rêve pas moins des treillis de Castro et de son disciple Hugo Chavez, dont certains voudraient, par ailleurs, nous faire croire que son populisme anti-américain, forcément anti-américain, pourrait constituer pour les nationaux français un modèle. Pendant que ceux-là chanteront le succès du futur président à vie du Venezuela, je me contenterai, pour ce qui me concerne, de prier pour Augusto Pinochet qui sut, quant à lui, éviter à son pays les malheurs et la ruine que lui promettait le régime communiste de Salvador Allende, si proche de celui du Leader Maximo et du « working class hero » en peau de toutou, revisité para latin, le triste Chavez.
Un régime qu’au-delà des apparences, ne rejetteraient sans doute pas Madame Royal et son entourage issu de la LCR, si d’aventure les Français devaient, demain, tomber dans le piège à gogos qui leur est tendu.
Jean-Francois Touzé
04/12/06
17:30 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite nationale, fn, mpf, ump, ps, Le Pen
30.11.2006
LE TEMPS DE LA CONFRONTATION
« En politique aussi », aurait pu écrire Montherlant, « c’est quand les choses n’y sont pas qu’il faut y mettre les mots ». « Respect », « Confiance », « Franchise », « Honnêteté »… Nicolas Sarkozy, dans sa déclaration ratée de candidature – indice supplémentaire de sa fragilité et d’une conduite d’échec très balladurienne -, a multiplié les qualificatifs subliminaux dans une démarche de type programmation neurolinguistique d’application alto-séquanaise revisitée par la rue La Boétie.
Respect ? Confiance ? Franchise ? Des mots qui ne peuvent qu’avoir une résonance particulière aux oreilles des Français méprisés, humiliés, abaissés par trente ans de déconstruction nationale, des Français qui ne croient plus aux mensonges qui leur sont assénés et qui apparaissent désormais en pleine lumière, le dernier en date portant, après ceux de l’insécurité, de l’immigration, de la dette et de la démographie, sur l’état économique de la France et sur les faux résultats du gouvernement en matière d’emploi et de pouvoir d’achat.
Il y a toutefois deux bonnes nouvelles dans ce qui constitue à l’évidence un non évènement : la confirmation de ce que Nicolas le grand communiquant a bel et bien « perdu la main » et, même si des doutes subsistent quant à la candidature Chirac, l’apparition de l’ébauche du brouillon de l’épure de ce que sera le périmètre de la prochaine Présidentielle.
Voilà venu le temps de la confrontation, bilan contre projet. Bilan du système que défendent Royal comme Sarko, fait de crise économique et sociale, de chômage, de fiscalisme, d’immigration, d’insécurité et d'abaissement de notre volonté nationale. Projet du seul candidat crédible d’alternance, le Candidat national, qui porte l’espoir d’un changement radical.
Jean-François Touzé
30/11/06
23:00 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, fn, droite nationale, Le Pen, UDF, ps
28.11.2006
LA DEFERLANTE LE PEN
C’est une vague qui grossit et va bientôt déferler. C’est un mouvement inexorable qui terrifie la caste politicienne qui sait qu’elle ne pourra l’enrayer.
La montée en puissance de Jean-Marie Le Pen que je n’ai cessé d’annoncer, ici ou dans les nombreuses réunions que j’ai eues l’occasion de présider depuis un an, commence à apparaître aux regards les plus obscurcis. Et c’est désormais la question de notre accession aux responsabilités du pouvoir qui est ouvertement posée par ceux-là même qui, depuis trente ans, tentaient, d’une élection à l’autre, de succès en victoire, de se rassurer en feignant de considérer que les avancées du Front National n’étaient que feux de paille.

Le peuple français est ainsi fait qu’il semble, des décennies durant, végéter en état de léthargie. Il encaisse alors ce qu’aucun autre peuple ne saurait subir, il prête le flanc et se laisse aller aux plaisirs malsains de l’abandon et du renoncement masochiste. Et puis, soudain, quand le monde entier en a oublié la vraie nature, il se réveille et décide qu’il en a assez. Rien ni personne ne peut alors l’arrêter. Rien ni personne ne peut contenir sa colère.
Nous sommes à ce moment précis qui engendre les révolutions, quelle qu’en soit la nature, cet instant où tout bascule et où les digues se fissurent avant de s’écrouler.
C’est bien une révolution qui se prépare. Révolution authentiquement populaire pour une vraie libération française. Révolution contre un système totalitaire, celui de la pensée unique, de la confiscation démocratique, de la dissolution sociale, de la destruction identitaire, de la submersion migratoire, de la soumission à l’ordre international, de la dilution européiste et de l’engourdissement consumériste.
Les Français savent aujourd’hui où ils vont, car ils savent où ils ne veulent plus qu’on les emmène. La présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 a créé les conditions d’une prise de conscience de l’utilité du vote national. Le rejet de la constitution européenne en mai 2005 leur a permis de découvrir qu’ils pouvaient dire NON et que ce NON était de ceux qui bousculent des montagnes qu’ils pensaient inébranlables. C’est un NON plus global qu’ils vont formuler en avril et en mai prochain : NON au chômage, à la crise économique qui place la France, en terme de croissance, au dernier rang d’une Europe, elle-même au dernier rang des pays développés, à une politique qui fait entrer, chaque année, plus de 500 000 nouveaux immigrés sur le territoire national dont seulement 5 % possèdent un contrat de travail, aux insécurités, aux charges qui les écrasent, mais aussi un NON à la dépossession qui leur est faite depuis tant d’années de ces principes et de ces valeurs, en un mot de cette civilisation d’équilibre et de volonté qui est leur histoire et qui est leur fierté.
Tous ne voteront peut-être pas, mais tous sont touchés : le cadre au chômage comme le retraité spolié ; le jeune diplômé qui doit s’expatrier comme l’ouvrier méprisé ; le petit patron asphyxié par le fisc et les réglementations comme la jeune fille insultée et sexuellement agressée ; le commerçant pris à la gorge comme l’exploitant agricole dont la mort est programmée. Tous, marginalisés, dépossédés, vilipendés, humiliés dans leur propre pays, aspirent à un changement qu’ils veulent radical.
Cette aspiration se lit, bien sûr, dans les sondages qui, tous, créditent le Candidat national d’intentions de vote jamais égalées. Elle se constate surtout dans les conversations que chacun peut avoir dans sa famille, son cercle d’amis ou professionnel. Subitement, par une de ces accélérations dont on sait qu’elles précèdent toujours les grands coups de l’Histoire, Jean-Marie Le Pen s’est défait du costume trop étroit dans lequel on l’avait enfermé – celui de la stricte fonction tribunicienne d’expression protestataire – pour revêtir celui d’Homme du destin, recours immédiat pour le salut public. Le vote Le Pen est devenu un vote d’adhésion, le seul vote utile qui vaille.
Ainsi, avec le secours de la Providence, notre accession au pouvoir, que nous savons de toute façon inéluctable, se fera dès le mois de mai 2007.
La vague est là… Elle va déferler.
Jean-François Touzé
28/11/06
15:35 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, fn, droite nationale, Le Pen, UDF, ps
23.11.2006
CARNET DE CAMPAGNE, CHAPITRE 4
Il y a, bien sûr, les sondages qui, tous, laissent prévoir un succès sans précédent de Jean-Marie Le Pen. Il y a le rejet du système et de la classe politicienne dont chacun, en famille, au bureau ou dans un bistrot, peut mesurer l’ampleur. Il y a l’agitation frénétique des ces messieurs-dames des médias et des palais nationaux qui n’en finissent plus de heurter les parois des bocaux où ils se sont eux-mêmes laissés enfermer… Et puis il y a cet allant extraordinaire qui entraîne vers le Candidat national un nombre croissant de nos compatriotes, d’où qu’ils viennent et quels qu’ils soient.
Comment ne pas sentir la force et le caractère irrésistible de cette attraction, devant les manifestations d’empathie qui se multiplient désormais à l’occasion de chacun des déplacements du Président. C’est vrai bien sûr dans nos réunions de la part de nos sympathisants et plus encore – c’est la moindre des choses – de nos adhérents et militants qui, par centaines, se pressent à la fin de chaque réunion pour faire signer à Jean-Marie Le Pen le set de table à son effigie qu’ils conserveront avec émotion ou offriront à l’un de leurs proches. C’est vrai aussi des personnels de service des salles où nous organisons nos banquets, comme par exemple, à Metz, ces jeunes gens de l’école régionale de l’hôtellerie qui, toutes et tous, arboraient fièrement le pins clignotant qui est un peu devenu l’emblème de cette campagne Le Pen 2007. C’est vrai de ces vignerons rencontrés, la semaine passée, dans le Vaucluse, au pied du Mont Ventoux ou dans l’enclave des papes, sur les terres électorales et militantes de l’infatigable Marie-Odile Rayé dont on ne dira jamais assez le dévouement, à l’occasion du lancement de « la marche verte », caravane militante à la rencontre des viticulteurs et paysans.
C’est vrai enfin de tous ces Français inconnus qui, d’un aéroport à l’autre, souvent tôt le matin et tard le soir, dans les halls d’attente, à l’embarquement ou dans les avions que nous empruntons, témoignent à notre Candidat de leur sympathie, de leur confiance et, de plus en plus, de leur espoir.
Les banquets patriotiques qui, depuis deux mois, marquent chacun de nos dimanches se suivent et se ressemblent par l’affluence et la ferveur militante. Ils diffèrent, en revanche, par les thèmes abordés par notre Président qui, avant de se lancer dans une discussion improvisée avec la salle, allant de tables en tables comme lui seul sait et peut le faire, développe un point précis de son projet présidentiel. A Metz, au sein de cette Lorraine chargée d’histoire, si emblématique de cet attachement qui est le nôtre « à la terre et aux morts », cette Lorraine si touchée par l’immigration et le chômage, nous nous retrouvions entre nous, entre patriotes et nationaux, dans un département qui, au premier tour de la Présidentielle de 2002, avait voté à 23,62 % pour le Candidat national arrivé en tête, loin devant Jacques Chirac, ce que rappelait avec talent notre ami Thierry Gourlot, président du groupe FN au Conseil régional, dans son intervention structurée et émouvante. Avant lui, Bernard Brion, secrétaire départemental de Moselle, avait remercié les personnalités présentes, SD et Conseillers régionaux bien sûr, mais aussi le Docteur Herlory, qui fut en 1986 un de nos plus loyaux députés et dont la fidélité, au fil des ans et des vicissitudes de la vie, ne s’est jamais démentie. Jean-Marie Le Pen, après l’avoir embrassé, rendit l’hommage qui convenait à ce grand serviteur de la cause nationale.
C’est aux fonctionnaires, serviteurs de la Nation et de l’Etat, que Jean-Marie Le Pen avait souhaité consacrer la partie thématique de son discours. Après avoir regretté que, depuis de longues années, « L’Etat se soit dilaté dans des missions multiples, devenant boursouflé, obèse, inefficace », le Candidat a rendu un hommage appuyé à ceux qui servent l’Etat dans ses devoirs régaliens, « qui, dans leur immense majorité, se dévouent au service de nos concitoyens dans des conditions de plus en plus difficiles ». Constatant par ailleurs qu’il existe 900 corps différents d’agents publics, aux statuts variés et souvent inadaptés à leurs missions, Jean-Marie Le Pen propose de réorganiser la fonction publique en trois grands corps – civil, militaire et de police –, d’instaurer une incompatibilité entre un emploi public et une fonction politique et de rendre aux fonctionnaires leur dignité et leur efficacité dans le rôle qui est le leur : le service de l’Etat, de la Nation et des Français.
A Orly, quelques heures plus tôt, Jean-Marie Le Pen m’avait confié souffrir d’une angine et être sous antibiotiques. « Je ne suis pas sûr d’être tout à l’heure au mieux de ma forme oratoire, ne m’en veux pas », avait- il ajouté dans un sourire. Il fut éblouissant, alternant émotion et humour, développant arguments et axes de campagne, déclenchant l’enthousiasme des sept cents participants de ce banquet lorrain dont nous garderons un souvenir ébloui.
En s’installant dans l’avion qui doit nous ramener à Paris, le Président, reprenant, discrètement d’abord, puis de plus en plus énergiquement, quelques mesures d’un standard de jazz diffusé dans l’appareil, se lance dans une improvisation « scat », vite rejoint et soutenu par notre petite équipe, Jean-Michel Dubois, Alain Vizier, Thierry, Gérald, Sandrine, Catherine et moi, qui improvisons une manière de concert « new Orleans ». Les passagers qui pénètrent à leur tour dans le petit avion, surpris et souriants, auront désormais eux aussi une autre image de Jean- Marie Le Pen.
Nous n’avons cessé de le dire : Le Pen, plus on le connaît, plus on l’aime.
Jean-François Touzé
21/11/06
20:10 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite nationale, fn, mpf, Le Pen, front national, Lorraine
30.10.2006
CARNET DE CAMPAGNE, CHAPITRE 3
Samedi 28 octobre
Réunion de mon Bureau départemental à Rouen. Je fais un topo sur la Présidentielle, puis nous évoquons les signatures, les investitures pour les Législatives et la structuration de la fédération. Mais c’est avant tout à la préparation de la Convention BBR de la mi-novembre que nous nous consacrons. Entre une prise de parole à la séance plénière, l’animation de mon forum sur l’immigration, la participation à l’organisation, aux questions de presse et de communication, le stand de la Direction de campagne et la préparation du projet présidentiel qui sera l’armature du discours du Président, je m’efforcerai de passer le plus de temps possible à mon stand de Seine-Maritime. Je suis toujours frappé par le dévouement et l’abnégation de nos cadres et militants qui se dépensent sans compter pour faire, chaque année, de cette fête – et cette année de cette convention – un si grand succès. Le FN réel, c’est vous, mes camarades, et sa seule richesse tient en ses militants.
Dimanche 29 octobre
Cette fois-ci, les autorités avaient bien fait les choses. Prenant en compte les incidents de La Rochelle et des Herbiers (voir note précédente), devant la menace d’une forte mobilisation gauchiste et libertaire, le Préfet d’Indre-et-Loire nous avait assuré que les routes menant au site où devait se dérouler le banquet présidentiel seraient surveillées et protégées et que les mesures qu’imposent le simple respect de la loi et de l’ordre public seraient prises. Et, de fait, c’est sous une protection efficace et rigoureuse de la gendarmerie mobile, sans parler, une fois encore, de nos garçons du DPS qui étaient une bonne centaine, que les sept cents participants à la troisième réunion publique de cette campagne 2007 ont pu accéder à la Grange de Meslay, située à quelques kilomètres de Tours. Mobilisation sans doute un peu disproportionnée, mais l’on n'est jamais trop prudent, si l’on considère le dérisoire regroupement d’une cinquantaine de braillards constituant sans doute le ban et l’arrière ban de la gauchardinerie locale, laquelle avait pourtant soigneusement préparé son affaire depuis plusieurs semaines, au sein d’un « collectif » d’une vingtaine d’associations. A peine trois manifestants par « assoces »… La révolution n’est plus ce qu’elle était.
Notre ami Jean Verdon, régional de l’étape, est un homme qui sait recevoir et ne ménage, pour assurer la réussite d’une manifestation, ni son temps ni son énergie, travaillant avec minutie chaque détail.
Le choix de la Grange de Meslay, site magnifique datant du 13ème siècle, s’ouvrant sur un porche monumental doté d’une triple archivolte en plein cintre surmonté d’une tour carrée à deux étages, relève de cette recherche scrupuleuse. Entouré de l’ensemble des élus de la région Centre, Philippe Loiseau, Joël Dautrême, Michel Hubault, Armelle Gantier, Miguel de Peyrecave, Véronique Jamet et Jean-Lin Lacapelle – Jean d’Ogny, sortant d’une légère intervention chirurgicale, avait dû à son grand dam s’excuser -, Jean Verdon accueille vers 12 heures 30 le Président pour un point de presse en plein air, sous un soleil d’automne presque chaud, occasion pour Jean-Marie Le Pen de commenter les graves incidents survenus la nuit précédente à Marseille, et de prôner la sévérité la plus absolue à l’égard des fauteurs de trouble, y compris, si demain cela s’avérait nécessaire, en autorisant les forces de l’ordre à faire usage de leurs armes.
Comme c’est de tradition désormais, une partie du discours du Président fut consacrée à un développement thématique, fait de constats, d’analyses et de propositions. Région céréalière, avec en particulier sa plaine de la Beauce, le Centre se prêtait bien évidement à un discours sur l’agriculture. Rappelant aux paysans que ce n’est pas seulement là le Candidat à l’élection présidentielle qui s’exprime, mais aussi « l’un des leurs, petit-fils, arrière-petit-fils d’une lignée sans fin de Le Pen, paysans de Bretagne, où, même lorsqu’avec mon père on quitte la terre pour le chalut du pêcheur, on reste laboureur de la mer », Jean-Marie Le Pen va dire aux agriculteurs qui doutent sa certitude que, si une volonté politique le décide, « un grand avenir économique se prépare » pour eux : « A l’est, dans le sous-continent indien et plus loin encore, jusqu’à la Chine, en marche forcée vers la puissance, le matin des paysans arrive. Et c’est à préparer les jeunes agriculteurs de France à ce grand rendez-vous planétaire, prêts à répondre à l’appel d’offre alimentaire géant que la Chine, l’Inde et l’Asie vont lancer, que je vais consacrer ma présidence ». S’en suivent neuf mesures précises et volontaires que va développer le Candidat national.
Cet exercice programmatique accompli, c’est un Le Pen particulièrement en forme qui descend ensuite dans la salle, allant de tables en tables, s’adressant à tous et à chacun pendant plus d’une heure encore, faisant huer les noms de Sarkozy, Royal et Chirac.
La nuit commence à tomber lorsque nous quittons en cortège présidentiel de quatre voitures la Grange de Meslay, pour rejoindre les studios de France 3 Orléans où Jean- Marie Le Pen doit s’exprimer en direct sur le plateau du journal de 19 heures.
Les sourires des « Mobiles » que nous saluons à notre passage ne trompent pas, non plus que l’efficacité des Deux motards de la Gendarmerie nationale qui nous ouvrent la route : presqu'insensiblement, les déplacements de campagne de Jean-Marie Le Pen prennent désormais des allures de déplacements officiels. Ce n’est déjà plus le Président du Front National qui parcourt les routes ; ce n’est pas encore le Président de la République… Mais quelque chose est en train de s’accomplir qui ressemble à une montée inéluctable vers les responsabilités du pouvoir.
Jean-François Touzé
30/10/06
21:10 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite nationale, fn, front national, Le Pen, France, UMP
04.09.2006
CARNET DE CAMPAGNE, CHAPITRE 1
Trois mois… Trois mois d’interruption de Ligne Droite, trois mois d’été qui ne furent pas des mois légers.
Pendant que la France dormait, tandis qu’une guerre étrange par son origine, ses objectifs affichés et son déroulement, ensanglantait à nouveau le Liban ; qu’un certain nombre de statistiques usées pour avoir trop été répétées finissaient enfin par apparaître pour ce qu’elles sont : des mensonges d’Etat - je pense aux chiffres illusoires de la baisse du chômage due au vieillissement de la population et au recours massif aux emplois aidés, au pouvoir d’achat dont Monsieur Breton osait, suscitant ainsi l’éclat de rire général, prétendre qu’il aurait augmenter, aux chiffres de l’immigration ( + 45 % depuis cinq ans pour ce qui est de l’immigration venue d’Afrique selon l’INSEE, alors que les convenances voulaient que le nombre d’immigrés n’avait officiellement pas varié depuis un quart de siècle) ou de l’insécurité ( + 7,5 % de violences contre les personnes, bravo Sarko) -, le camp national se préparait en vue de la campagne décisive qui commence avec cette rentrée de septembre. Pendant tout l’été, j’ai, en quelque sorte, été le point fixe du Paquebot, profitant aussi de la présence de Jean-Marie Le Pen qui, lui non plus, ne s’est guère éloigné de Saint-Cloud, pour travailler avec lui sur la configuration de la campagne. Une campagne que nous abordons non seulement avec confiance mais aussi avec enthousiasme, tant il est manifeste que les Français qui sont de plus en plus nombreux à rejeter le système et ceux qui le portent, devraient, au bout du compte, se tourner vers celui qui leur offre la vraie rupture en même temps qu’une authentique perspective de reconstruction nationale.
L’Université d’été des élus FN, qui vient de se dérouler en Avignon, aura, à cet égard, été très révélatrice de l’état d’esprit dans lequel se trouvent nos cadres et nos élus : soucieux de se former techniquement, ils attendent de nous sens des responsabilités, vision de l’avenir et exigence morale. Tous se sentent investis d’une mission qui dépasse les limites qui leurs sont fixées par les postes qu’ils occupent, tous se savent dépositaires d’une part de la vraie croix du combat national. J’ai été frappé par cette sorte d’apaisement qui ne vient qu’à ceux qui savent où ils vont. Il y a un an, à Bordeaux, à l’occasion de l’UDT 2005, le doute était palpable en même temps qu’une sourde inquiétude, tandis que les couloirs bruissaient de rumeurs et de petites phrases. Rien de tel cette année. Rassemblement et mobilisation étaient les mots d’ordre, en même temps qu’une réelle ambiance d’amitié réaffirmée.
D’Avignon à la région d’Arles, il n’y a qu’un pas que je franchis dimanche dans la voiture de Louis Aliot en compagnie de Marine.
C’est toujours pour moi un immense plaisir de revenir à Saint-Martin-de-Crau, dans cette Manade Lescot où j’avais organisé, il y a trois ans, un grand rassemblement régional autour de Jean-Marie Le Pen. Rien n’a changé depuis. Ni le soleil de plomb, ni la poussière de la terre de Camargue, qui colle aux vêtements et monte à la gorge. Surtout pas le bonheur de retrouver cette ambiance authentiquement populaire et fraternelle de ces militants de Provence, des Alpes du Sud et de la Côte d’Azur. J’ai été touché par leur accueil et la joie simple qu’ils ont manifestée de me revoir parmi eux, avec eux. J’y suis, à jamais, chez moi. Ils sont mes camarades et parmi eux, avant tout, ces DPS de Paca dont j’ai pu apprécier ces dernières années la loyauté et le courage. Merci à toi, Henry. Tu es bien le meilleur…
Populaire… tel fut le discours de Jean-Marie. Quelques minutes avant que je ne le conduise sur le podium, je goûte à ses côtés, dans la petite maison des Manadiers, en compagnie d’Alain Vizier, le directeur du service de presse, et d’Olivier Martinelli, son Directeur de cabinet, les quelques instants de calme qui précèdent son arrivée en scène. Je suis toujours frappé par l’intense concentration que je lis sur ses traits. Il n’y a pas, il ne peut y avoir pour Jean-Marie de petites ou de grandes interventions publiques. Toutes se valent, car ceux à qui il va s’adresser méritent, qu’ils soient quatre cents ou qu’ils soient près de trois mille comme c’était le cas dimanche, pour un discours retransmis en direct et intégralement par LCI et I-télé, qu’il se donne à fond et qu’il leur offre le meilleur de lui-même. Discours populaire, sans note même s’il avait, de sa main, écrit un texte dont il n’eut pas besoin. Discours d’espoir aussi et de volonté, celle qu’il entend faire partager à la France entière : c’est bien une campagne « gagnante » qui s’engage. C’est ce que j’ai eu l’occasion d’expliquer dimanche aux micros de RTL et de Radio France.
Et l’Union patriotique dans tout cela ? Au-delà des commentaires et des déclarations, la stratégie voulue et initiée par Jean-Marie Le Pen, lors de son intervention des BBR, en octobre dernier, puis le 1er mai place de l’Opéra, mérite que chacun en mesure les enjeux. Il s’agit d’opérer le rassemblement de tous ceux qui veulent que la France demeure une nation libre, indépendante, souveraine, imprégnée de ses traditions, de ses valeurs, de ses principes, prête à affronter les turbulences de ce début de millénaire et à assumer sa vocation historique.
Il ne s’agit pas là, on le voit, d’une démarche subalterne ou anecdotique. Tous, oui tous, y ont leur place. Il me semble dès lors qu’au regard de l’importance de ces enjeux, il ne peut exister aucune place pour des calculs politiciens ou personnels d’où qu’ils viennent. J’ai la conviction que le rassemblement doit et peut se faire. Mais qu’il doit se faire sans préalable. Il appartient, à mon sens, et que l’on me fasse l’honneur de croire que j’écris ceci sans angélisme excessif, à tous les responsables politiques du camp national de s’élever au-dessus des intérêts particuliers, en soutenant pour les uns, en acceptant pour les autres, cette stratégie, sans qu’il soit question de descendre au niveau de discussions de marchands de tapis. Les Législatives, c’est important, c’est essentiel même, mais moins que le grand sursaut qui doit naître de la campagne présidentielle. Que tel ou tel dise clairement qu’il soutiendra, en toute hypothèse, le Candidat national, et la mécanique s’enclenchera, la logique politique produira ses effets, dans la perspective des échéances qui suivront, les Municipales en particulier.
Je crois qu’une fois de plus, certains n’ont pas suffisamment mesurer l’importance du geste de Jean-Marie Le Pen et la portée de la volonté du rassemblement qu’il a voulu initier et qui se concrétisera petit à petit, tout au long des mois qui nous séparent du scrutin d’avril et mai 2007. Cette Union patriotique ne peut bien évidemment pas se résumer à des négociations bilatérales, ni même, à vrai dire, à des négociations tout court. Elle découle de positions de principe que chacun doit être amené à prendre au nom de l’intérêt supérieur de la France.
Le reste sera donné à ceux qui s’y engagent, par surcroît.
Jean-François Touzé
04/09/06
19:22 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite nationale, Le Pen, FN
Le 27 août, Jean-François Touzé était l'invité de la fête départementale du FN de la Meuse.
19:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DROITE NATIONALE, politique, Lorraine, Le Pen



