19.11.2007

ENSEMBLE...

Ce fut, à l’évidence, un congrès d’attente.

 

Mais, parce que les menaces qui pèsent sur notre pays se font, chaque jour, plus pressantes, le travail qui doit être le nôtre, lui, ne saurait attendre. Nous avons, en conséquence, un devoir : quelles ques soient les structures mises en place, quelle que soit la configuration organisationnelle, nous devons dès aujourd’hui créer les conditions d’une remobilisation militante,  condition première de la reconstruction.

 

Si l’unité n’est pas de ce monde, le rassemblement, je l’ai dit, doit être notre mot d’ordre. Ce rassemblement, j’en suis sûr, est désormais, à nouveau, à portée de main.

 

Alors, au travail !

 

Je voudrais remercier ici toutes celles et tous ceux, si nombreux, Secrétaires départementaux, Elus, ou militants connus ou inconnus, qui sont venus me dire leur soutien et leur amitié, en me félicitant de ce que j’avais pu écrire ou dire ces derniers mois.


Ayez confiance ! Le Front sera ce que nous en ferons. Ensemble. Tous ensemble.

 

 

N’ayez pas peur ! Sortons du doute sans perdre notre sens critique, sortons des querelles sans taire nos désaccords quand ils doivent s’exprimer,  et  engageons nous résolument sur la voie du renouveau, dans la fidélité à ce que nous sommes et dans la volonté de parvenir, un jour, aux responsabilités, puisque le sort de notre pays, la pérennisation de nos valeurs, de nos principes et le salut de notre civilisation l’exigent.

 

Merci à tous de vos mots amicaux. Et à bientôt, très vite, sur le terrain, dans vos fédérations. Nous avons tant à accomplir. Ensemble !

 

Jean-François Touzé

19/11/07

10.11.2007

GRENAILLES...

A une semaine du Congrès de Bordeaux, la tentation est grande, pour certains, de souffler sur les braises et de rallumer des feux qui étaient en passe de s’éteindre.


Je crois à la vertu du débat. Je persiste à dire qu’un grand parti doit accepter – et sans doute même organiser – l’expression des courants qui, inévitablement, le traversent.

 

Mais je crois aussi à la nécessité du rassemblement. J’ai suffisamment milité en faveur de l’Union ces derniers mois, pour pouvoir écrire ici, sauf à me déjuger, que le rassemblement de la droite nationale passe d’abord par celui du Front National.

 

Dans ces conditions, on peut se poser la question de l’utilité des petites grenades rédactionnelles envoyées récemment par tel ou telle. On peut aussi se poser la question de l’opportunité d’évoquer, comme cela vient d’être fait dans l’Aviso par Nicolas Gautier, les « traîtres versaillais » qu’il conviendrait bien sûr d’opposer aux « fidèles nationaux gauchistes »…

 

Tout cela est dérisoire.

 

Alors halte au feu, ou plutôt halte à la grenaille ! Il faut sortir de la tranchée.

 

L’avenir de la droite nationale – eh oui droite nationale- sera ce que nous en ferons et le rassemblement est le seul terme gagnant de l’alternative à laquelle nous sommes confrontés : gagner ou disparaître.

 

Nous gagnerons si nous trouvons en nous-même la maturité d’accepter nos différences pour mieux se retrouver sur l’essentiel. La France a besoin d’un grand mouvement national cohérent mais à la base élargie, un mouvement militant et formé, mais où le débat se situe à d’autres niveaux que celui de savoir qui est le traître de qui.

 

Nous avons devant nous un boulevard qui s’ouvre.

 

C’est tous ensemble que nous devons l’emprunter.

 

Jean-François Touzé

10/11/07

28.10.2007

Intervention de Jean-François Touzé à la conférence de Synthèse nationale :

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Samedi 27 octobre se tenait à Paris une grande réunion publique, qui rassembla plus de 600 participants, organisée à l'occasion du premier anniversaire de la revue Synthèse nationale. 22 personnalités, représentant tous les mouvements et journaux qui font la richesse de la droite nationale et identitaire, sont intervenues au cours de cette journée dont le thème était : Comment défendre notre identité ?

 

Parmi ces personnalités, Jean-François Touzé. Voici le texte de son intervention :

 

 

Je voudrais, avant toute chose, remercier à mon tour Roland Hélie pour l’invitation qu’il m’a faite de participer à ce premier colloque de Synthèse nationale.

 

Je voudrais également en profiter pour saluer ici, devant vous tous, la persévérance, la ténacité même qu’il met depuis tant d’années au service de la cause nationale et cela en dépit des difficultés, malgré les péripéties de la vie politique comme de la vie en général, et au-delà, bien au-delà, des contingences.

 

Je voudrais enfin le féliciter d’avoir pris l’initiative de cette réunion. Une réunion dont je voudrais qu’il soit bien clair, puisque le bruit, la rumeur contraire, a pu circuler ces dernières semaines, qu’elle ne saurait être constitutive de je ne sais quelle organisation nouvelle.

 

Il me semble, en revanche, important et particulièrement bienvenu qu’au moment où tant de questions se posent à notre famille politique, où tant d’interrogations se font jour, où tant d’inquiétudes se matérialisent, mais aussi où une si grande attente, un espoir si vaste, si palpable de renouveau et de reconstruction se dessine, nous puissions aujourd’hui, dépassant pour un  temps, sans nullement les gommer, nos différences, nous retrouver sur une même tribune.

 

Nous avons trop cruellement souffert des divisions et des querelles capellaires, pour ne pas nous réjouir de constater qu’il est possible de confronter nos expériences, de dire nos ambitions collectives et d’exposer nos certitudes tout en veillant à les passer à l’eau lustrale de la réalité politique.

 

La réalité ! Voilà, me semble-t-il, le maître mot que nous ne devons jamais écarter de nos esprits, sauf à sombrer dans la nostalgie, le dilettantisme, le folklore ou le n’importe quoi.

 

La réalité politique qui commande de prendre le monde tel qu’il est et non pas tel que nous aimerions qu’il fut demeuré inchangé, la réalité politique qui fait que si notre combat a un sens, c’est qu’il se situe nécessairement dans une perspective, proche ou lointaine, d’accession aux responsabilités du pouvoir qu’il soit local ou qu’il soit celui de l’Etat.

 

Il n’existe pas, il ne peut exister, d’autre légitimité ni d’autre finalité de l’action publique que celle qui consiste à conquérir les rênes du pouvoir pour faire en sorte que les choses changent, quitte, suivant ainsi le Marquis de Lampédusa, à vouloir le faire « afin que tout demain redevienne comme avant ».

 

C’est cette réalité politique, aussi difficile à accepter soit-elle avec le lot de rigueur, voire d’ascétisme, qu’elle entraîne et parfois exige, qui doit commander notre action et gouverner notre engagement en nous amenant à ne jamais dévier du chemin et à ne pas céder aux tentations groupusculaires. Celui qui vous parle est bien mieux placé que quiconque pour le dire.

 

Chers Amis, je parlais tout à l’heure de famille politique et de camp national. Je crois, je veux croire que c’est bien de cela qu’il s’agit toujours et ceux qui ont assisté il y a deux semaines aux obsèques de Serge de Beketch  savent bien de quoi je parle.

 

Ce camp national, encore faut-il sans doute en préciser les contours et sortir enfin du flou et de la confusion, que je crois mortelle, dans lesquels nous avons, depuis quelques temps, tendance à nous perdre.

 

Longtemps, les choses furent simples. Il y avait d’un côté l’oppression,  le totalitarisme et la volonté prométhéenne et constructiviste d’imposer au monde l’abomination communiste. De l’autre, le camp de la liberté, même si nous savions bien que cette liberté était une liberté surveillée.

 

Il y avait surtout le camp de l’ordre naturel, le camp de la vie, le camp de ces valeurs permanentes, de ces principes fondamentaux qui ont fait l’humanité vraie, les principes et les valeurs de la civilisation, les principes et les valeurs de l’Occident. Nos combats alors étaient clairs. Nos lignes étaient tracées. Notre action s’imposait d’elle-même.

 

L’effondrement du bloc soviétique, l’instauration du nouvel ordre mondial, l’apparition d’un unilatéralisme, autre forme de totalitarisme, ont changé la donne. C’était la « fin de l’histoire » et je me souviens bien, mon cher Roland, mon cher Didier Lecerf, mon cher Olivier Cazal et toi aussi mon cher Robert de tous ces combats que nous avons menés ensemble dès le début de cette ère soit disant nouvelle au sein d’Espace nouveau.

 

C’était l’époque où la paix universelle devait s’instaurer et où tous les gars du monde se tiendraient la main, formant une ronde tout autour du monde, on connaît la chanson. Vous savez tous ce qu’il advint de cet angélisme du début des années 90. Nous voyons aussi comment la confusion que j’évoquais à l’instant s’est emparée des esprits, des corps et des âmes.

 

Cette confusion, il est temps, me semble-t-il, de la dissiper et d’en sortir, de réactiver nos boussoles, de retrouver nos repères.

 

Je crois, quant à moi, que dans cet occident compliqué, il convient d’avancer avec des idées simples. Les choses en effet sont plus claires qu’il n’y parait.

 

Il y a l’Europe. Cette Europe qu’il nous faudra bien construire en sortant de l’impasse de cette union technocratique et mondialisante qui nous est imposée, mais en lui donnant les moyens de sa prospérité, de ses solidarités et de sa puissance retrouvée, c'est-à-dire en lui confiant les délégations de compétence indispensables, y compris en matière de recherche, de défense et de politique étrangère.

 

Cette Europe qui, pour tous ceux qui savent ce que le mot civilisation veut dire, constitue à l’évidence un alpha et un omega.

 

Il y a la France qui doit être défendue et qui doit être maintenue. Cette nation un peu singulière dont l’histoire s’est toujours inscrite dans une vision particulière et dans une vocation missionnaire dont le caractère spirituel doit demeurer la marque sigillaire.  

 

Il y a les petites patries dont il nous appartient de perpétuer les traditions et de promouvoir les cultures, ces petites patries de nos provinces et de nos terroirs qui sont les ancrages charnels de nos fidélités.

 

Et puis il y a les principes, toutes ces valeurs et ces idéaux qui font que nous sommes ce que nous sommes, ces principes, ces valeurs, ces idéaux qui viennent de la nuit des temps et dont nous savons qu’ils sont ceux de la chrétienté dont la lumière, si atténuée soit-elle, continue, quelles que soient par ailleurs nos convictions individuelles, d’éclairer nos âmes, nos esprits et nos coeurs.

 

Chers Amis, chers Camarades, chacun d’entre vous, je le sais, a pleinement conscience des menaces qui s’accumulent et qui n’ont jamais pesé si lourd sur notre Europe et notre France.

 

Ces menaces vous les connaissez :

 

- C’est l’immigration, cette déferlante en accélération constante qui nous submerge et érode chaque jour davantage le cœur même de nos nations.

 

- C’est l’islam conquérant, arme de destruction massive à têtes multiples, l’islamisation progressive de nos sociétés n’étant pas la moins redoutable.

 

- C’est le mondialisme et son hypostase financière, commerciale et droit-de-l’hommiste.

 

- C’est le marxisme, et oui le marxisme, qui, qu’on le veuille ou non, poursuit sous d’autres formes, celle de l’alter mondialisme par exemple, sa lente gangrénisation planétaire.

 

- C’est enfin, à la fois cause et conséquence, l’effondrement moral avec les effets que l’on sait en termes de démographie, de vitalité et de disparition de toute volonté collective.

 

Ces maux, Chers Amis, n’ont rien de théorique, nous les voyons à l’œuvre chaque jour de nos vies et c’est parce qu’ils ne sont pas théoriques qu’il nous faut à nouveau nous mobiliser.

 

Dans ces combats que nous allons devoir mener, toutes les initiatives seront bonnes. Les batailles culturelles, métapolitiques, associatives, sociales, sont utiles et nécessaires et il ne saurait être question pour moi d’en minimiser la portée.

 

Mais au bout du compte, à la fin de tout cela, vous le savez bien, c’est l’action politique qui finit par s’imposer et faire la différence.

 

Et l’action politique, tout simplement parce qu’elle est avant tout une action populaire et une action électorale, n’est et ne peut être que l’affaire des partis politiques, auxquels, quant à moi, je continue de croire parce qu’ils demeurent irremplaçables. Et pour ce qui est de notre camp, demeurent irremplaçables et incontournables les partis de la Droite nationale.

 

Droite nationale, je persiste à utiliser ce terme malgré ses limites. Certains refuseront de se situer dans le camp de la droite. Je crois quant à moi que ce serait une erreur politique. D’autres considèreront que le terme national ne correspond plus à leurs convictions et lui préféreront par exemple le terme identitaire. Je le dis sans polémique et avec toute l’amitié que j’ai pour chacun,  je crois ce terme également réducteur et sans doute faudra-t-il faire preuve à l’avenir d’imagination pour en inventer un autre.

 

Ceci étant dit, chers Amis, vous le savez, j’appartiens au Front national  et je veux dire ici, même si cela peut être impopulaire, que le FN demeure en tout cas sur le plan électoral le vecteur essentiel, la traduction politique principale de nos combats. Les difficultés actuelles que connaît le Front, les erreurs qui ont pu être commises, celles qui le sont et celles qui le seront ne doivent pas nous emmener à jeter le bébé avec l’eau du bain. 

 

Je suis fier, quant à moi, d’appartenir au FN, même s'il m’arrive de ne pas être fier du FN.

 

Je suis fier surtout de ces militants qui en sont le sel, le vin et le sang, ces militants qui constituent le Front réel.

 

Alors oui, nous sommes à l’évidence à la fin d’un cycle. Un autre s’ouvre, qui sera ce que nous en ferons.

 

Je crois qu’il nous faut reconstruire et créer les conditions du retour au premier plan politique d’une force nationale à vocation majoritaire, une nouvelle droite nationale rassemblée et assembleuse, au sein de laquelle chacun pourra trouver ou retrouver sa place et je pense en particulier, mon cher Nicolas, à nos amis du MNR.

 

Chers Camarades, je ne veux pas faire ici de prosélytisme et je ne pense pas pécher par excès d’angélisme. Mais la vie commence demain. Les combats que nous aurons à mener peuvent nous conduire beaucoup plus loin que nous le pensons.

 

C’est à une reconstruction que nous devons œuvrer ensemble et dans un tout où les sensibilités doivent exister, pouvoir être reconnues, trouver leur expression. Je prendrais bientôt une initiative en ce sens.

 

Mais, je le répète, c’est par et dans l’action politique au sein d’un grand mouvement rénové que doivent se livrer les batailles décisives.

 

Alors, je vous adjure, mes Amis, mes Camarades, de continuer le combat et de ne pas céder au découragement qui mène au renoncement.

 

Vous qui vous êtes battus, donnant pendant tant d’années le meilleur de vous-même, dans ces nuits de collages, ces journées de boîtages, ces réunions épuisantes, vous qui avez payé de votre sueur, souvent de votre argent, parfois de votre santé, méprisant les risques et dédaignant vos intérêts personnels, je vous le dis, tout ce que vous avez fait n’aura servi à rien si vous abandonnez le combat.

 

Ce combat nous ne pourrons le mener que rassemblés, côte à côte, épaule contre épaule, fraternellement soudés et, vous le savez bien mes Camarades, la rue appartient toujours à celui qui y descend.

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15.10.2007

NE PAS RESTER INERTE...

Les claques électorales qu’a essuyées le Front National en avril et en juin derniers auraient conduit toute autre formation politique à une remise en cause et une réflexion poussée sur son projet, ses structures, son fonctionnement, son image et sa stratégie. C’est en ces termes que j’ai tenté d’ouvrir le débat au début du mois de septembre après l’avoir fait à l’occasion du Bureau politique du mois de juillet.

Entendu dans les fédérations, comme en témoignent les centaines de mails et d’appels téléphoniques que j’ai pu recevoir, je l’ai été beaucoup moins – c’est une litote - par le Président, la Vice-Présidente et le secrétaire général du Mouvement.

Dans ces conditions, comme de nombreux membres du BP, et pas des moindres, j’ai décidé de ne pas me présenter aux élections du comité central lors du congrès de novembre, laissant ainsi ceux qui le dirigeront devant leurs responsabilités. Considérant ne plus pouvoir assurer loyalement ma mission, j’ai également été amené à démissionner de mon poste de Secrétaire départemental de Seine-Maritime.

Je n’ai, mes amis le savent et ceux qui me connaissent l’imaginent, pas, pour autant, l’intention de demeurer inerte. La vie d’une formation politique ne se résume pas à sa direction, encore moins à son Bureau politique. Notre avenir collectif ne peut dépendre seulement de décisions prises dans le secret des alcôves ou l'obscurité des couloirs.

Je dirai le moment venu– et en toute hypothèse avant le 17 novembre - quelles initiatives j’entends prendre pour participer, tout en restant au sein du Front National, au nécessaire chantier de reconstruction et de renouveau, première étape vers la reconquête des électeurs. Une reconquête qui ne peut se faire qu’à partir de nos fondamentaux, même si la volonté de désenclavement doit demeurer un objectif politique majeur, tout autant que la prise en compte des réalités de ce début de millénaire.


Les lignes sont aussi faites pour être bougées et la modernité n’est que rarement où on la croit.

Jean-François Touzé
15/10/07

22.09.2007

Jean-François Touzé participera, le samedi 27 octobre prochain, au premier anniversaire de la revue Synthèse nationale...

17.09.2007

DONT ACTE...

Parler ou se taire, s’aligner ou s’exprimer ? Autant de questions que devrait se poser tout responsable politique dès lors qu’il estime que l’essentiel est en jeu. C’est ce que j’ai voulu faire en tentant d’ouvrir le débat dans la perspective d’un congrès qui, je le pense, engage l’avenir du Front National.

Ce débat -Jean-Marie Le Pen l’a annoncé- n’aura pas lieu. Dont acte…

Répondant samedi aux questions des journalistes, à l’issue du Conseil national du Mouvement, il a ajouté que j’aurais dû m’exprimer dans cette instance. Je l’aurais fait volontiers si l’occasion m’en avait été donnée, c’est-à-dire si j’avais pu parler à la tribune en tant que membre du Bureau politique, incarnant désormais, nolens volens, une sensibilité que je crois majeure du Front National.

C’est en toute hypothèse ce dont témoignent les dizaines de mails et d’appels téléphoniques que j’ai pu recevoir ces huit derniers jours, émanant de Secrétaires départementaux, d’élus et de futurs candidats aux municipales dont beaucoup m’ont demandé de venir les soutenir dans les semaines qui viennent, ce que je ferai bien volontiers. Je publierai d’ici la fin du mois de septembre un premier calendrier de ces réunions. J'ajoute que je me félicite de la teneur du discours du Président du FN qui, en musclant ses attaques contre Sarkozy au nom "du peuple de droite", va dans le sens que je souhaitais. On le voit, rien n'est jamais inutile.

Jean-François Touzé
17/09/07

07.09.2007

VERS LE CONGRES DE LA RECONSTRUCTION ?

2107e7a954796c982c48990e3279b588.jpgA deux mois d’un congrès qui, pour être nécessairement celui de la transition, n’en pèsera pas moins lourd sur l’avenir du Front National et sans doute de la droite nationale tout entière, il est temps de poser trois questions auxquelles sont en droit d’attendre des réponses claires les adhérents qui, par la réforme du règlement intérieur adopté par le Bureau politique, auront à se prononcer directement.

La première concerne le projet. La philosophie qui sous tend notre combat ne peut être remise en cause. Elle s’exprime dans le programme établi lors du congrès de Paris en avril 2000 et publié à l’automne 2001. Pour autant, une formation politique ambitieuse et responsable ne peut se contenter d’idées force. Elle doit préciser sa vision par des propositions concrètes. Le travail des CAP pendant la Présidentielle, grâce au sens pratique remarquable de Thibault de la Tocnaye qui assurait la coordination des commissions, a permis de dégager un certain nombre d’éléments concrets. Bien des points restent cependant à éclaircir sur des sujets aussi fondamentaux que l’Europe, la mondialisation, la Défense, la place de la France dans le monde, les institutions, l’organisation territoriale de la France et la décentralisation, l’écologie, l'identité nationale, bien sûr… Nous ne pouvons pas, sur l’ensemble de ces sujets, faire l’économie d’une réflexion qui elle-même doit déboucher sur des propositions concrètes. C’est un grand chantier qui doit s’ouvrir à l’occasion du Congrès de novembre. L’actuelle direction du Mouvement est-elle prête à l’initier ?

La deuxième question concerne les structures du Front. Les adhérents, avant de se prononcer, doivent se voir présenter les contours de l’organisation à venir, puisqu'aussi bien un certain nombre d’aménagements, voire de changements réels, ont été évoqués, en particulier par le Secrétaire général. Ces changements auront-ils lieu ? Dans quelle mesure ? Donneront-ils place à un équilibre meilleur entre le centre national et les fédérations ? Quelle sera la physionomie du Bureau politique et plus encore du Bureau exécutif, en particulier quant au nombre de ses vice-présidents ? Quid de la délégation générale ? Autant de questions qui doivent être abordées rapidement et le plus ouvertement possible.

Il faut enfin que s’ouvre un vrai débat sur la stratégie. Où va le Front ? Son ambition de parvenir aux responsabilités du pouvoir, seule finalité légitime du combat politique, devant être réaffirmée, il n’est pas inutile de s’interroger sur les moyens d’y parvenir. Doit également être posée la question de notre identité politique, de notre appartenance - c’est en tout cas la position que je défendrai bec et ongles - au camp de la droite nationale. Les électeurs qui nous ont quitté en avril et juin derniers sont des électeurs de droite qu’il nous faudra reconquérir, dès lors que l’illusion Sarkozy se sera évaporée, sur des thèmes de droite. L’électorat populaire, qui, c’est vrai, a mieux résisté aux sirènes du système, est acquis. Il nous faut donc nous tourner à nouveau vers l’électorat droitiste, celui qui a fait le succès de nos couleurs dans les années 80. Nous ne le ferons pas sur des thèmes de gauche, fût-elle nationale. Nous ne le ferons pas en regrettant que le Parti communiste ait trahi ses fondamentaux. Nous ne le ferons pas en rêvant d’un Marx qui voterait Le Pen. Nous ne le ferons pas en singeant Chevènement. Nous ne le ferons pas en occultant les menaces que fait peser sur notre civilisation l'islamisation progressive de notre pays et de notre continent. Nous le ferons en étant nous mêmes, ouverts et tournés vers le monde, mais fidèles à nos fondamentaux et conscients de ce que la Droite nationale est LA réponse aux angoisses de notre peuple. Nous le ferons aussi par l'union de l'ensemble de notre famille politique.

J’ai été le premier à dire et à écrire qu’il était nécessaire que Jean-Marie Le Pen soit réélu pour un ultime mandat afin que soient préservés les nécessaires équilibres du Mouvement et que soit initiée la reconstruction du Front National dans une perspective de renouveau militant et de rassemblement, ce qui a toujours été son souci premier.

À deux mois du congrès, je le pense toujours...

Jean-François Touzé
07/09/07

12.08.2007

A BIENTOT, BRUNO...

Notre ami Bruno Gollnisch vient d’être victime d’un sérieux problème cardiaque qui a nécessité son hospitalisation et une intervention lourde.

Je tiens ici à lui exprimer mon estime et mon amitié. Nous n’avons pas toujours, Bruno et moi, été sur la même longueur d’ondes ces dernières années. Mais il s’agit là de la part de querelles qu’induit la vie d’un parti politique, querelles que certains savent et veulent entretenir. Je ne suis jamais entré dans ces jeux-là. Chaque fois que j’ai été en désaccord avec Bruno, je l’ai dit publiquement et simplement. Chaque fois que j’ai été en accord avec lui, ce qui finalement a été la norme, je l’ai dit et écrit de la même manière. Estime donc pour son courage, sa loyauté et sa ténacité dans l’engagement qui est le nôtre. Amitié aussi pour l’homme dont j’ai pu mesurer, à de nombreuses reprises, les qualités personnelles bien au delà du combat politique.

Je lui souhaite un rétablissement le plus prompt possible, tout en sachant qu’il devra, dans les prochains mois, mesurer ses efforts.

Le Front National a pourtant, et en ce moment plus encore que dans le passé, bien besoin de lui.

 Jean-François Touzé
12/08/07

 

10.08.2007

PROMESSES ET OUBLIS...

6f886e241bf11100d37037eb70ce24e1.jpgOn se souvient de l’excellente technique soviétique qui consistait à aligner douze divisions de l’armée rouge là où la situation n’ en exigeait que quatre, puis à en retirer cinq en signe de bonne volonté.

Nicolas Sarkozy fait exactement l’inverse : il tient un petit quart de ses promesses électorales dans l’espoir de convaincre les Français que c’est l’ensemble de son programme qu’il met en œuvre.

Je ne sais si les électeurs seront dupes. Certains responsables politiques le sont ou feignent de l’être.

Eh bien non, Sarkozy ne tient pas ses promesses et la chose est tellement évidente, elle était si prévisible, que l’on a presque honte de l’écrire.

Ni sur les successions, ni sur le service minimum dans la fonction publique, ni sur les universités, ni sur l’immigration bien sûr, ni sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne où l’on attend toujours le veto de la France, le Président de la République ne tient ses promesses. Le ferait-il d’ailleurs que nous n’en serions pas plus heureux que cela, tant la perspective politique qui est la nôtre demeure éloignée de la sienne.

Je ne méconnais pas la part de ruse nécessaire à l’action publique et à son accomplissement. Il est cependant des finesses si légères qu’elles finissent par peser dangereusement sur l’embarcation.

Jean-François Touzé
10/08/07 


5f4723ad2e0b9280b4bd2ec230f76eec.jpgPS : Je me suis rendu mercredi dernier aux obsèques de Roland Gaucher. Je m’y suis rendu parce qu’il fut un militant exemplaire, qu’il fut mon Directeur pendant cinq ans aux débuts de National Hebdo, m’apprenant la rigueur et la maîtrise d’une plume que j’avais alors sans doute trop enthousiaste. Je m’y suis rendu parce qu’il fut, en dépit de la différence d’âge, mon camarade au Front National dont il était l’une des personnalités fondatrices.

Nous étions, Jean-Claude Varanne et moi, les deux seuls membres d’un Bureau politique auquel Roland avait appartenu quinze années durant. Cherchez l’erreur…

12.07.2007

Un entretien avec Jean-François Touzé dans la revue "Synthèse nationale"...

A lire absolument :

572d150dada26c7748aa702dd4d9d9d8.jpgDans la dernière livraison de la revue politique et culturelle Synthèse nationale (n°4 - été 2007 - 120 pages) vous pourrez lire un entretien de 15 pages avec Jean-François Touzé sur l'avenir de la Droite nationale..

Vous pouvez commander ce numéro (12 euros, chèque à l'ordre de NAC) à : Synthèse nationale - 116, rue de Charenton 75012 Paris ou en ligne sur le site : www.synthesenationale.com