30.11.2007
DE L'ILLUSION A LA RECONSTRUCTION...
Le postulat reste vrai.
Il n’existe aucune chance pour que, sur le long terme, Nicolas Sarkozy soit en mesure de tenir ses promesses. Aucune chance pour que les questions cruciales qui se posent à la France puissent, par son action, trouver de solutions. Aucune chance pour que les menaces qui, chaque jour, se font plus lourdes sur nos têtes ne se dissipent, tant le poids du « système » rend illusoire toute tentative de le réformer.
Il n’empêche… sans méconnaître le risque d’effets pervers que vont engendrer certaines des décisions annoncées jeudi soir à la télévision par le Président de la République (loyers, grandes surfaces, par exemple…), sans nier le caractère partiel et inachevé de quelques autres (la monétarisation des RTT et l’affichage sur les 35 heures), force est de reconnaître que le discours sarkozien continue de séduire et conserve la même cohérence que celle qui lui a permis, il y a sept mois, d’être élu, en partie, on le sait, grâce aux voix des électeurs de la droite nationale.
Je n’ai jamais douté, quant à moi, que ces électeurs qui, avant toute chose, veulent être entendus, pris en considération et qu’une partie au moins de leurs attentes soit satisfaite, ces électeurs qui, certes, préféreraient que la droite nationale soit en capacité d’accéder aux responsabilités, mais constatant que ce n’est pas encore le cas, se réfugient là où ils le peuvent, c'est-à-dire là ou brille la lumière d’une action, certes limitée, mais qu’ils pensent possible, mettraient un certain temps à se défaire de l’illusion et à revenir vers nous.
Cela se fera car l’habileté n’a qu’un temps et le moment vient, fatalement, où le peuple s’aperçoit que le roi est nu.
Nous n’y sommes pas.
Sans nier l’importance des élections de 2008, je crois que les grands rendez-vous auxquels nous devons nous préparer sont ceux de 2009, 2010 et, bien sûr, 2012. En 2009, pour Sarkozy, ce sera le début du reflux. Les Européennes seront alors pour nous l’occasion, si nous sommes capables de réinventer un projet à la fois national et européen, d’entamer notre reconquête électorale.
En 2010, les Régionales, dont nous connaissons l’importance en terme d’appareil, devront être le moment de la remise en ordre de bataille de notre camp tout entier.
Viendra la Présidentielle de 2012, qui constituera une mère de bataille que nous ne pourrons affronter que rassemblés autour d’un projet politique et global rénové et d’une organisation refondée.
Le temps ne sera plus, alors, aux illusionnistes ni aux prestidigitateurs.
Jean-François Touzé
30/11/07
15:55 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, jean-françois touzé, 2012, municipales, synthèse nationale




