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22.08.2008
POUR SORTIR DE LA CONFUSION
Se taire… Eviter les polémiques pour ne penser qu’à l’essentiel.
L’essentiel : le refus qui est le nôtre de l’immigration-invasion et de l’islamisation, la défense de nos libertés, le respect des principes et des valeurs sur lesquels s’est fondée notre civilisation.
Mais lorsque le point de non retour semble atteint, lorsque la confusion est à son comble, se taire devient une faute.
Voilà donc venu pour moi, en cette dernière partie d’un mois d’août enténébré comme jamais, le moment où il ne s’agit plus de douter. Le moment de dire « assez ».
Alors oui, assez de cette mouvance post-nationale qui sombre peu à peu dans le n’importe quoi.
Assez de son soutien inconditionnel à la Russie néo-Kgbiste, soutien dicté par la haine de l’Amérique, l’anti-sionisme pavlovien, la fascination de la force brutale et le romantisme de la puissance, sans jamais tenter de discerner où sont les intérêts profonds de la France et de l’Europe, en particulier en matière énergétique.
Assez de son admiration esthétisante pour la Chine encore communiste ou le néo-guévarisme d’un Chavez.
Assez de sa complaisance à l’égard de l’Iran, voire du Hezbollah.
Assez de son rejet de l’Occident qui n’est, au fond, rien d’autre qu’une détestation de soi.
Assez de cette désignation pathologique des Etats-Unis comme le mal absolu, désignation que rien ne fait taire même pas la mort de dix de nos soldats tués en Afghanistan, où il ne s’agit pourtant rien de moins que de combattre l’islam conquérant dans sa version terroriste comme dans sa version étatique en passe de l’emporter au Pakistan. On ne peut combattre l’islamisation en France et en Europe et refuser le combat dans cette partie du monde où tout se joue.
Assez de cet anti-américanisme primaire, secondaire et viscéral qui tient lieu pour beaucoup d’explication du monde. L’Amérique n’est pas l’Europe, c’est un truisme de l’écrire. Elle a certes commis bien des erreurs, l’Amérique, dont le soutien jadis aux courants islamiques, la première guerre d’Irak et l’indépendance du Kosovo, pour ne citer que celles-là ; elle continuera d’en commettre, et sa vision des choses à court terme constitue à l’évidence une difficulté majeure. Nos intérêts ne sont pas toujours les siens et réciproquement. Soit… Mais c’est en nous renforçant en tant qu’Européens que nous ferons changer les rapports de force et pourrons instaurer un partenariat transatlantique nouveau que je crois indispensable à l’équilibre planétaire. Une chose est sûre : contrairement à un philosophe gréciste bien connu de nos milieux, je préfèrerai toujours manger un hamburger à Manhattan que défiler sur la place restée rouge ou, pour prendre un exemple plus récent, contrairement à Gabriele Adinolfi, je pense que mieux vaut « yes » que « da ».
Assez donc de cet esprit de Munich qui, soixante-dix ans plus tard, souffle au dessus des mêmes têtes courbées, leur faisant pousser des cris d’orfraies dès lors que nos soldats sont engagés aux côtés de nos alliés de toujours et de la quasi-totalité des nations européennes.
Assez aussi de ses tropismes socialisants par refus de la réalité et peur des libertés vraies.
Assez de la confusion qui fait d’un salaud comme Siné une manière de héraut, comme le fut jadis un Garaudy passé du communisme au révisionnisme, et de Dieudonné un compagnon de route.
Assez de son obscurantisme et de son enfermement consanguin.
Le combat que nous devons mener est celui des libertés, des valeurs, des principes.
Un combat pour la défense de notre mode de vie. Un combat pour notre civilisation. Un combat pour les valeurs, les principes, le mode de vie, la civilisation. Et ce combat est global.
Il est temps de se réveiller et voir en face les réalités. Il est temps de répondre aux défis de ce début de siècle et de sortir de la confusion que je ne cesse, quant à moi, de dénoncer depuis quinze ans.
Notre droite est populaire en ce qu’elle doit défendre notre peuple dans son ensemble. Elle est une droite d’autorité et de fermeté. Elle est aussi une droite des libertés.
Elle est une droite nationale par l’attachement qui est le nôtre à la Patrie, à son histoire et à sa spécificité historique et spirituelle. Elle est une droite européenne parce que nous savons que l’Europe est notre avenir pour peu qu’elle sache se doter des moyens économiques, sociaux, diplomatiques et militaires dignes de ses ambitions. Mais elle est aussi une droite occidentale.
C’est cette droite que nous devons construire en France.
C’est cette droite que je vous demande d’organiser avec moi, sous une forme ou sous une autre.
C’est cette droite que le pays attend.
Pour ce qui me concerne et quoi qu’il m’en coûte, quels que puissent être les procès que l’on me fera, je n’abandonnerai pas, je ne renoncerai pas, je ne capitulerai pas.
Jean-François Touzé
22/08/2008
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