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25.06.2008
A propos des critiques sur la Nouvelle Droite Populaire : une mise au point de Jean-François Touzé...
Objet depuis quelques semaines de mille et une attentions du microcosme « national », je voudrais, sans passion excessive et bien que n’ayant aucune propension à la justification, apporter ici quelques précisions sur la Nouvelle Droite Populaire.
On aura, je l’espère, compris que mon propos n’est pas de répondre aux rats d’égouts qui opèrent sur la toile et qui devraient savoir que leurs insultes ordurières et leurs manigances me laissent de marbre. Je suis depuis longtemps blindé. Et ils ne l’ignorent pas.
C’est à mes amis que je m’adresse, à mes amis du FN envers qui je continue et continuerai toujours d’entretenir une solidarité militante, et du MNR, Nicolas Bay en premier lieu, avec qui j’ai fondé en novembre dernier « Convergences nationales » qu’il continue désormais sans moi, mais d’un commun accord, à présider.
Dans son discours prononcé dimanche dernier à l’occasion du Conseil national du MNR, ainsi que dans un article publié dans le dernier numéro de Minute, Nicolas regrette que j’ai changé de stratégie par rapport à ce qui fut notre combat commun pendant la dernière Présidentielle – l’Union patriotique - et de ce qui était la raison d’être de « Convergences », à savoir le rassemblement et la refondation de notre famille politique.
Je voudrais rappeler à Nicolas que l’intitulé premier que nous avions, sur ma proposition, choisi pour cette structure était « Convergences 2012 » et que c’est après un véto de Bruno Mégret à son secrétaire général que, la veille de notre conférence de presse, et pour ne pas le gèner j'ai accepté que soit préféré le mot « nationales ».
C’est, en effet, dans la perspective de cette élection qui, qu’on le veuille ou non, qu’on s’en félicite ou le regrette, demeure la clé de voute de notre vie publique, que nous avions souhaité agir afin qu’en toute hypothèse, notre camp soit tout entier rassemblé lorsque, le moment venu, un candidat - ou une candidate - serait en mesure de s’imposer. Je n’ai pas changé d’avis. En 2012, un seul candidat devra être en lice. Je crois quant à moi que cet objectif majeur n’est en rien contradictoire avec la volonté qui est la mienne, et celle de mes amis, de créer une autre organisation.
« Tentations groupusculaires » dit-on, en rappelant à juste titre que j’avais à la tribune de Synthèse nationale, le 27 octobre dernier, mis en garde contre ce danger… Là encore, je persiste et je signe en rappelant que je n’ai cessé de proposer aux uns et aux autres, au MNR en particulier, la constitution d’une organisation fédérative regroupant en son sein, et dans un esprit collégial, des personnalités, des mouvements, des associations, des groupes d’élus, etc., chacun conservant son identité, sa liberté de parole et sa marge de manœuvre.
Dans son intervention – toujours au Conseil national du MNR -, Annick Martin regrette quant à elle que j’ai voulu transformer ce qui était un comité d’initiatives en un parti politique. Puisque nous en sommes à la sémantique, je voudrais dire clairement que jamais je n’ai prononcé le terme de « parti » pour désigner la NDP, tout simplement parce que le temps n’est évidemment plus au caporalisme, à la parole venue d’en haut et à l’enfermement clanique. Alors, Mouvement ? Fédération ? Rassemblement ? Alliance ? Sémantique, sémantique, quand tu nous tiens !
De la même manière, nous n’avons à aucun moment exprimé notre intention de participer dans un prochain avenir aux élections. Nous le ferons peut-être. Nous n’excluons rien. Notre congrès fondateur en janvier prochain en débattra. C’est donc un procès d’intention qui nous est fait et rien d’autre.
Et ceux qui le font devraient savoir que ce n’est pas parce qu’un journal, même supposé ami, comme Minute titre sur la fondation d’un nouveau parti que « parti » il y a, surtout quand il a été précisé auparavant au rédacteur en chef du susdit journal que le terme de parti ne nous convenait pas. Mais il est vrai que la presse est libre tout comme le commentaire, voire l’interprétation.
Tout cela, je le répète, ne participe en rien d’une volonté de justification. La Nouvelle Droite Populaire n’est pas le Front National, pas le MNR, pas le MPF. Nous avons notre spécificité, nos analyses, notre expression… Nous aurons d’ici la fin de l’année nos propositions grâce aux groupes de travail que nous mettons en place sous la coordination de François Ferrier, en particulier sur la famille et la santé, l’enseignement, les institutions, l’immigration bien sûr, les relations internationales, la Défense et l’Europe évidemment, avec le développement de notre concept alter européen.
Notre structuration est en cours, sans bruit, sans grands effets d’annonce, mais petit à petit nous tissons un maillage national qui apparaîtra lors de notre congrès. En septembre, nous nous doterons d’un bureau national renforcé.
D’où viennent-ils ceux qui nous contactent et nous rejoignent aujourd’hui ? Du Front ? Quelques-uns bien sûr, des militants mais aussi des cadres et des élus. Du MNR ? Oui bien sûr, mais aussi nombre de ceux qui avaient depuis quelques années mis le sac à terre et attendaient qu’autre chose leur soit proposé. Et puis, et je m’en réjouis, nous voyons venir à nous des femmes et des hommes qui, tout en partageant les valeurs et les principes qui sont les nôtres, n’avaient jamais adhéré à une formation politique – et surtout pas au Front National. C’est aussi avec ceux là que nous devons constituer la droite nationale et identitaire de demain.
Qui, dans ces conditions, peut ne pas voir que nous sommes une valeur ajoutée à un ensemble qui, il est vrai, s’affaisse de jour en jour ? Qu’on ne s’y trompe pas. Mes amis et moi-même ne nous parons pas subitement d’une humilité d’apparence. Nous pensons avoir raison en particulier sur notre analyse du système et des moyens de le combattre, sur l’Europe qu’il faut construire autrement, sur l’islamisation qui est la menace première, et sur les valeurs de notre civilisation hellénique et chrétienne. Nous pensons avoir les moyens que d’autres n’ont pas eu de définir une stratégie et de constituer une dynamique pour défendre ces positions. Nous n’avons pour autant jamais dit que nous le ferions seuls.
Notre analyse est que le FN, malgré le dévouement de ses militants, ne se relèvera pas de la situation structurelle, politique et électorale dans laquelle il se trouve. Notre analyse est que le MNR, malgré la qualité des ses cadres et la hauteur de vue de son projet, est aujourd’hui usé. Notre analyse est que le MPF est un leurre et une impasse. Je ne pense pas, en écrivant ces lignes, dire autre chose que des vérités d’évidence, largement partagées au demeurant par les dirigeants de ces formations.
Mais qu’on ne compte pas sur nous pour aller plus loin dans le constat et surtout pas pour nous vautrer dans la polémique Nous souhaitons sincèrement bon vent au FN et au MNR. Nous souhaitons au FN en particulier, qui est, pour l’heure, le seul encore dans l’arène électorale, de rencontrer les succès que méritent la plupart de ses candidats et militants lors des partielles, même si nous regrettons que rien, ou si peu, n’ait été fait depuis vingt ans en faveur de l’implantation en profondeur dans les circonscriptions, les cantons et les communes. Nous souhaitons aussi que notre famille politique continue de disposer après juin 2009 d’une représentation parlementaire à Strasbourg…
Mais la Nouvelle Droite Populaire est là. Elle existe et va faire entendre sa voix.
Oui, nous avons des ambitions. Ceux qui voient toujours tout par le petit bout de la lorgnette, et le mal du bas de leur petitesse, diront que ces ambitions ne sont que les miennes… Peu importe. Notre ambition est évidemment collective : pour la NDP parce qu’elle est nécessaire et emprunte une voie juste ; pour nos compatriotes parce qu’ils ont désormais le dos au mur ; pour notre Europe parce que sa construction dans un monde bouleversé est vitale ; pour notre Pays parce que la Nation française n’est pas qu’un simple territoire mais est aussi un principe spirituel ; pour notre civilisation parce que, sans elle, il n’y a pas d’humanité vraie.
17:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ndp, mnr, synthèse nationale, politique, fn




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