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18.01.2008
VOLONTE COLLECTIVE !
C’est bien à une « giscardisation » accélérée de l’actuel Président de la République que l’on assiste depuis le début de l’année, et nul ne peut désormais prévoir jusqu’où, ni à quelle vitesse, sera aspiré Nicolas Sarkozy dans ce qu’il convient d’appeler une spirale de l’échec.
Trop de paillettes, trop d’artifices, trop d’outrecuidance, mais aussi trop de contradictions et de promesses intenables, dès lors que la fameuse rupture avec le « système » ne pouvait être qu’un leurre électoral, auront constitué pour le Sarkozisme les prolégomènes d’une chronique de cette mort annoncée dont les étapes, quelles que soient les périodes probables de rémission, seront douloureuses pour la France et les Français.
A la fin des années 70, l’effondrement de Giscard ne pouvait profiter qu’à une gauche, certes traversée de courants contraires, mais portée par une réelle volonté populaire d’en finir avec une droite déjà bling bling et un Président velléitaire. Qu’en sera-t-il de l’après Sarkozy ? Malgré ses difficultés, le PS peut se refaire une santé, et cela dès le mois de mars grâce à la bonne image de gestionnaire de nombreux maires socialistes. L’UMP peut aussi susciter, une nouvelle fois, en son sein la solution alternative qui lui permettra, « encore un instant, monsieur le bourreau », de perdurer. L’agitation peut tout aussi bien croître et entraîner notre pays dans une aventure destructrice.
Inutile d’écrire ici qu’aucune de ces solutions ne peut faire notre bonheur.
Et la droite nationale, dans tout cela ?
J’avais publiquement annoncé et j’avais écrit, ici comme ailleurs, que le reflux sarkozien se ferait plus rapidement qu’on ne le pensait généralement mais que ce reflux ne bénéficierait pas mécaniquement à notre famille politique.
J’ajoutais que, pour permettre le retour, le moment venu, des brebis égarées, il était nécessaire de faire, dès le lendemain des Législatives, notre aggiornamento, préalable nécessaire au processus de reconstruction capable de nous rendre à nouveau audibles auprès de ces électeurs qui nous avaient si longtemps fait confiance et étaient subitement repartis, rassurés et donc bernés, vers leur famille d’origine.
J’affirmais enfin que seule la voie du rassemblement le plus large était de nature à créer une dynamique dans la perspective des élections de 2008, 2009, 2010 et 2012.
Je crois qu’il n’est pas trop tard pour s’engager sur ce chemin. En réalité, il n’est jamais trop tard quand existe une volonté.
La volonté collective est là.
C’est celle de ces cadres et de ces élus qui ne savent plus très bien où ils vont mais qui n’attendent qu’un signe pour se mobiliser à nouveau au service de cette cause qui dépasse chacune de nos propres vies. De ces militants qui n’attendent qu’un signe pour s’engager comme ils l’ont toujours fait, c'est-à-dire jusqu’au bout de leurs forces. De ces sympathisants qui n’attendent qu’un signe pour revenir participer à nos réunions, banquets et meetings. De ces électeurs qui n’attendent qu’un signe pour revenir massivement vers les bureaux de vote avec à la main un bulletin tricolore.
Ce signe,c'est celui du rassemblement et donc de la refondation.
Jean-François Touzé
18/01/08
17:20 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jean-françois touzé, convergences nationales, mnr, identitaire, synthèse nationale, municipales






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