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10.11.2007

GRENAILLES...

A une semaine du Congrès de Bordeaux, la tentation est grande, pour certains, de souffler sur les braises et de rallumer des feux qui étaient en passe de s’éteindre.


Je crois à la vertu du débat. Je persiste à dire qu’un grand parti doit accepter – et sans doute même organiser – l’expression des courants qui, inévitablement, le traversent.

 

Mais je crois aussi à la nécessité du rassemblement. J’ai suffisamment milité en faveur de l’Union ces derniers mois, pour pouvoir écrire ici, sauf à me déjuger, que le rassemblement de la droite nationale passe d’abord par celui du Front National.

 

Dans ces conditions, on peut se poser la question de l’utilité des petites grenades rédactionnelles envoyées récemment par tel ou telle. On peut aussi se poser la question de l’opportunité d’évoquer, comme cela vient d’être fait dans l’Aviso par Nicolas Gautier, les « traîtres versaillais » qu’il conviendrait bien sûr d’opposer aux « fidèles nationaux gauchistes »…

 

Tout cela est dérisoire.

 

Alors halte au feu, ou plutôt halte à la grenaille ! Il faut sortir de la tranchée.

 

L’avenir de la droite nationale – eh oui droite nationale- sera ce que nous en ferons et le rassemblement est le seul terme gagnant de l’alternative à laquelle nous sommes confrontés : gagner ou disparaître.

 

Nous gagnerons si nous trouvons en nous-même la maturité d’accepter nos différences pour mieux se retrouver sur l’essentiel. La France a besoin d’un grand mouvement national cohérent mais à la base élargie, un mouvement militant et formé, mais où le débat se situe à d’autres niveaux que celui de savoir qui est le traître de qui.

 

Nous avons devant nous un boulevard qui s’ouvre.

 

C’est tous ensemble que nous devons l’emprunter.

 

Jean-François Touzé

10/11/07

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