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20.10.2007
LA DIVISION, QUELLE CONNERIE !
L'action politique a ses exigences. La défense acharnée des convictions en est une. Le combat déterminé contre l'adversaire, sauf à verser dans le bouillon tiède du relativisme, en est une autre. Pour ma part, aux temps anciens et si proches pourtant, de la lutte anticommuniste, je n'ai jamais éprouvé le moindre respect pour les militants cocos, comme je ne conçois aujourd'hui aucune tolérance à l'égard des alter mondialistes, des immigrationnistes ou des collabos de l'islamisme, qu'il convient d'affronter sans la moindre indulgence.
Contre ceux-là, tout est permis et l'insulte elle-même, n'en déplaise aux beaux esprits, en est légitimée.
Il ne saurait, à l'évidence, en être de même au sein de notre propre camp.
Je n'ai pas toujours été en accord avec certains de mes camarades du Front National. Je leur ai pour autant toujours conservé mon estime. Les divergences qui peuvent exister entre Marine Le Pen et moi, depuis quelque temps, font partie du cours normal des choses au sein d'une formation politique dont j'estime que la reconstruction à opérer passe nécessairement par l'organisation du débat, la reconnaissance des sensibilités et, pourquoi ne pas l'écrire, la possibilité de parler lorsque l'essentiel semble être en jeu.
L'insulte, en revanche, n'y est pas acceptable.
Robert Spieler, qui, certes, n'appartient pas au Front National, mais se réclame du camp nationaliste et identitaire, vient, dans un texte consacré à l'affiche de l'UDC suisse et publié sur son blog, de traiter Marine Le Pen de " conne " tout en lui déclarant une guerre qu'il veut totale.
Je ne suis pas certain que l'article publié sur le site Internet du Point soit absolument conforme à la réalité (Marine s'est fendue d'un communiqué pour regretter que ses déclarations aient été tronquées), même si l'amalgame qui, lui, semble bien avoir été fait entre cette affiche et les publicités Benetton me semble absurde.
En toute hypothèse, je ne peux que me désolidariser des propos outranciers de Robert Spieler, qui me semblent, en l'occurrence, aller à l'encontre de l'intérêt de notre camp qui ne gagnera que rassemblé.
Nous avons suffisamment dénoncé le sabotage de l'union patriotique pour nous permettre aujourd'hui de refuser que les failles continuent de s'élargir jusqu'à devenir, si nous n'y prenons pas garde, plus larges encore que celle de San Andreas.
Nul ne peut, il est vrai, se prévaloir de ses propres turpitudes.
Jean-François Touzé
20/10/07
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