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03.09.2007
LES RAISONS DE MA PRESENCE A L'UDT MNR
Faire bouger les lignes, répondre à l’attente sans aucun doute majoritaire de l’électorat de la droite nationale, et plus encore de ses adhérents et militants, d’un rassemblement le plus large possible, voilà les raisons qui m’ont conduit à accepter de m’exprimer, à titre personnel, devant les cadres du MNR réunis samedi et dimanche dans l’Aveyron, à l’occasion de leur Université d’été.
J’ai en effet la conviction que la reconquête du terrain perdu lors des dernières consultations électorales et, bien au-delà, le succès et même la victoire de notre famille politique, supposent quatre préalables. D’abord, que des signes soient adressés à tous ceux qui se désespèrent, à l’intérieur comme à l’extérieur de nos partis et mouvements, afin que nul n’ignore que pour nous l’ambition collective est toujours là, vivante et forte. Ensuite, que nous nous attelions à une révision de nos logiciels, dans le respect de nos fondamentaux, de nos idées force, de nos traditions, mais en inscrivant notre action dans la modernité, avec une volonté réelle de sortir de la dénégation pour entrer dans la proposition. Nous devons également afficher notre volonté de revenir à l’action militante et à la recherche patiente de l’enracinement dans la durée. Il nous faut, enfin, et sans doute avant tout, nous rassembler, en partant de ce qui nous réunit. La droite nationale a besoin de tous, de ceux qui sont toujours dans le combat comme de ceux qui s’en sont éloignés ou de ceux qui n’ont pas encore franchi le pas qui sépare la sympathie de l’engagement. Nos différences de sensibilités sont notre richesse, notre sentiment commun d’appartenance notre force.
La situation de notre pays, les risques qui pèsent sur notre identité et notre civilisation font que nous ne pouvons plus nous autoriser le luxe des divisions, des vaines querelles, des anathèmes.
Le 20 décembre dernier, sur le perron de Montretout, aux côtés de Bruno Mégret, Jean-Marie Le Pen, dont l’intuition géniale d’une nécessaire union patriotique aurait pu, si elle s’était concrétisée, changer la donne de l’élection présidentielle, parlait de "rassemblement populaire capable de peser de manière décisive". C’est bien dans cet esprit que je me place et que j’agis.
Jean-François Touzé
03/09/07
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