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28.11.2006
LA DEFERLANTE LE PEN
C’est une vague qui grossit et va bientôt déferler. C’est un mouvement inexorable qui terrifie la caste politicienne qui sait qu’elle ne pourra l’enrayer.
La montée en puissance de Jean-Marie Le Pen que je n’ai cessé d’annoncer, ici ou dans les nombreuses réunions que j’ai eues l’occasion de présider depuis un an, commence à apparaître aux regards les plus obscurcis. Et c’est désormais la question de notre accession aux responsabilités du pouvoir qui est ouvertement posée par ceux-là même qui, depuis trente ans, tentaient, d’une élection à l’autre, de succès en victoire, de se rassurer en feignant de considérer que les avancées du Front National n’étaient que feux de paille.

Le peuple français est ainsi fait qu’il semble, des décennies durant, végéter en état de léthargie. Il encaisse alors ce qu’aucun autre peuple ne saurait subir, il prête le flanc et se laisse aller aux plaisirs malsains de l’abandon et du renoncement masochiste. Et puis, soudain, quand le monde entier en a oublié la vraie nature, il se réveille et décide qu’il en a assez. Rien ni personne ne peut alors l’arrêter. Rien ni personne ne peut contenir sa colère.
Nous sommes à ce moment précis qui engendre les révolutions, quelle qu’en soit la nature, cet instant où tout bascule et où les digues se fissurent avant de s’écrouler.
C’est bien une révolution qui se prépare. Révolution authentiquement populaire pour une vraie libération française. Révolution contre un système totalitaire, celui de la pensée unique, de la confiscation démocratique, de la dissolution sociale, de la destruction identitaire, de la submersion migratoire, de la soumission à l’ordre international, de la dilution européiste et de l’engourdissement consumériste.
Les Français savent aujourd’hui où ils vont, car ils savent où ils ne veulent plus qu’on les emmène. La présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 a créé les conditions d’une prise de conscience de l’utilité du vote national. Le rejet de la constitution européenne en mai 2005 leur a permis de découvrir qu’ils pouvaient dire NON et que ce NON était de ceux qui bousculent des montagnes qu’ils pensaient inébranlables. C’est un NON plus global qu’ils vont formuler en avril et en mai prochain : NON au chômage, à la crise économique qui place la France, en terme de croissance, au dernier rang d’une Europe, elle-même au dernier rang des pays développés, à une politique qui fait entrer, chaque année, plus de 500 000 nouveaux immigrés sur le territoire national dont seulement 5 % possèdent un contrat de travail, aux insécurités, aux charges qui les écrasent, mais aussi un NON à la dépossession qui leur est faite depuis tant d’années de ces principes et de ces valeurs, en un mot de cette civilisation d’équilibre et de volonté qui est leur histoire et qui est leur fierté.
Tous ne voteront peut-être pas, mais tous sont touchés : le cadre au chômage comme le retraité spolié ; le jeune diplômé qui doit s’expatrier comme l’ouvrier méprisé ; le petit patron asphyxié par le fisc et les réglementations comme la jeune fille insultée et sexuellement agressée ; le commerçant pris à la gorge comme l’exploitant agricole dont la mort est programmée. Tous, marginalisés, dépossédés, vilipendés, humiliés dans leur propre pays, aspirent à un changement qu’ils veulent radical.
Cette aspiration se lit, bien sûr, dans les sondages qui, tous, créditent le Candidat national d’intentions de vote jamais égalées. Elle se constate surtout dans les conversations que chacun peut avoir dans sa famille, son cercle d’amis ou professionnel. Subitement, par une de ces accélérations dont on sait qu’elles précèdent toujours les grands coups de l’Histoire, Jean-Marie Le Pen s’est défait du costume trop étroit dans lequel on l’avait enfermé – celui de la stricte fonction tribunicienne d’expression protestataire – pour revêtir celui d’Homme du destin, recours immédiat pour le salut public. Le vote Le Pen est devenu un vote d’adhésion, le seul vote utile qui vaille.
Ainsi, avec le secours de la Providence, notre accession au pouvoir, que nous savons de toute façon inéluctable, se fera dès le mois de mai 2007.
La vague est là… Elle va déferler.
Jean-François Touzé
28/11/06
15:35 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, fn, droite nationale, Le Pen, UDF, ps





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