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04.09.2006
CARNET DE CAMPAGNE, CHAPITRE 1
Trois mois… Trois mois d’interruption de Ligne Droite, trois mois d’été qui ne furent pas des mois légers.
Pendant que la France dormait, tandis qu’une guerre étrange par son origine, ses objectifs affichés et son déroulement, ensanglantait à nouveau le Liban ; qu’un certain nombre de statistiques usées pour avoir trop été répétées finissaient enfin par apparaître pour ce qu’elles sont : des mensonges d’Etat - je pense aux chiffres illusoires de la baisse du chômage due au vieillissement de la population et au recours massif aux emplois aidés, au pouvoir d’achat dont Monsieur Breton osait, suscitant ainsi l’éclat de rire général, prétendre qu’il aurait augmenter, aux chiffres de l’immigration ( + 45 % depuis cinq ans pour ce qui est de l’immigration venue d’Afrique selon l’INSEE, alors que les convenances voulaient que le nombre d’immigrés n’avait officiellement pas varié depuis un quart de siècle) ou de l’insécurité ( + 7,5 % de violences contre les personnes, bravo Sarko) -, le camp national se préparait en vue de la campagne décisive qui commence avec cette rentrée de septembre. Pendant tout l’été, j’ai, en quelque sorte, été le point fixe du Paquebot, profitant aussi de la présence de Jean-Marie Le Pen qui, lui non plus, ne s’est guère éloigné de Saint-Cloud, pour travailler avec lui sur la configuration de la campagne. Une campagne que nous abordons non seulement avec confiance mais aussi avec enthousiasme, tant il est manifeste que les Français qui sont de plus en plus nombreux à rejeter le système et ceux qui le portent, devraient, au bout du compte, se tourner vers celui qui leur offre la vraie rupture en même temps qu’une authentique perspective de reconstruction nationale.
L’Université d’été des élus FN, qui vient de se dérouler en Avignon, aura, à cet égard, été très révélatrice de l’état d’esprit dans lequel se trouvent nos cadres et nos élus : soucieux de se former techniquement, ils attendent de nous sens des responsabilités, vision de l’avenir et exigence morale. Tous se sentent investis d’une mission qui dépasse les limites qui leurs sont fixées par les postes qu’ils occupent, tous se savent dépositaires d’une part de la vraie croix du combat national. J’ai été frappé par cette sorte d’apaisement qui ne vient qu’à ceux qui savent où ils vont. Il y a un an, à Bordeaux, à l’occasion de l’UDT 2005, le doute était palpable en même temps qu’une sourde inquiétude, tandis que les couloirs bruissaient de rumeurs et de petites phrases. Rien de tel cette année. Rassemblement et mobilisation étaient les mots d’ordre, en même temps qu’une réelle ambiance d’amitié réaffirmée.
D’Avignon à la région d’Arles, il n’y a qu’un pas que je franchis dimanche dans la voiture de Louis Aliot en compagnie de Marine.
C’est toujours pour moi un immense plaisir de revenir à Saint-Martin-de-Crau, dans cette Manade Lescot où j’avais organisé, il y a trois ans, un grand rassemblement régional autour de Jean-Marie Le Pen. Rien n’a changé depuis. Ni le soleil de plomb, ni la poussière de la terre de Camargue, qui colle aux vêtements et monte à la gorge. Surtout pas le bonheur de retrouver cette ambiance authentiquement populaire et fraternelle de ces militants de Provence, des Alpes du Sud et de la Côte d’Azur. J’ai été touché par leur accueil et la joie simple qu’ils ont manifestée de me revoir parmi eux, avec eux. J’y suis, à jamais, chez moi. Ils sont mes camarades et parmi eux, avant tout, ces DPS de Paca dont j’ai pu apprécier ces dernières années la loyauté et le courage. Merci à toi, Henry. Tu es bien le meilleur…
Populaire… tel fut le discours de Jean-Marie. Quelques minutes avant que je ne le conduise sur le podium, je goûte à ses côtés, dans la petite maison des Manadiers, en compagnie d’Alain Vizier, le directeur du service de presse, et d’Olivier Martinelli, son Directeur de cabinet, les quelques instants de calme qui précèdent son arrivée en scène. Je suis toujours frappé par l’intense concentration que je lis sur ses traits. Il n’y a pas, il ne peut y avoir pour Jean-Marie de petites ou de grandes interventions publiques. Toutes se valent, car ceux à qui il va s’adresser méritent, qu’ils soient quatre cents ou qu’ils soient près de trois mille comme c’était le cas dimanche, pour un discours retransmis en direct et intégralement par LCI et I-télé, qu’il se donne à fond et qu’il leur offre le meilleur de lui-même. Discours populaire, sans note même s’il avait, de sa main, écrit un texte dont il n’eut pas besoin. Discours d’espoir aussi et de volonté, celle qu’il entend faire partager à la France entière : c’est bien une campagne « gagnante » qui s’engage. C’est ce que j’ai eu l’occasion d’expliquer dimanche aux micros de RTL et de Radio France.
Et l’Union patriotique dans tout cela ? Au-delà des commentaires et des déclarations, la stratégie voulue et initiée par Jean-Marie Le Pen, lors de son intervention des BBR, en octobre dernier, puis le 1er mai place de l’Opéra, mérite que chacun en mesure les enjeux. Il s’agit d’opérer le rassemblement de tous ceux qui veulent que la France demeure une nation libre, indépendante, souveraine, imprégnée de ses traditions, de ses valeurs, de ses principes, prête à affronter les turbulences de ce début de millénaire et à assumer sa vocation historique.
Il ne s’agit pas là, on le voit, d’une démarche subalterne ou anecdotique. Tous, oui tous, y ont leur place. Il me semble dès lors qu’au regard de l’importance de ces enjeux, il ne peut exister aucune place pour des calculs politiciens ou personnels d’où qu’ils viennent. J’ai la conviction que le rassemblement doit et peut se faire. Mais qu’il doit se faire sans préalable. Il appartient, à mon sens, et que l’on me fasse l’honneur de croire que j’écris ceci sans angélisme excessif, à tous les responsables politiques du camp national de s’élever au-dessus des intérêts particuliers, en soutenant pour les uns, en acceptant pour les autres, cette stratégie, sans qu’il soit question de descendre au niveau de discussions de marchands de tapis. Les Législatives, c’est important, c’est essentiel même, mais moins que le grand sursaut qui doit naître de la campagne présidentielle. Que tel ou tel dise clairement qu’il soutiendra, en toute hypothèse, le Candidat national, et la mécanique s’enclenchera, la logique politique produira ses effets, dans la perspective des échéances qui suivront, les Municipales en particulier.
Je crois qu’une fois de plus, certains n’ont pas suffisamment mesurer l’importance du geste de Jean-Marie Le Pen et la portée de la volonté du rassemblement qu’il a voulu initier et qui se concrétisera petit à petit, tout au long des mois qui nous séparent du scrutin d’avril et mai 2007. Cette Union patriotique ne peut bien évidemment pas se résumer à des négociations bilatérales, ni même, à vrai dire, à des négociations tout court. Elle découle de positions de principe que chacun doit être amené à prendre au nom de l’intérêt supérieur de la France.
Le reste sera donné à ceux qui s’y engagent, par surcroît.
Jean-François Touzé
04/09/06
19:22 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, droite nationale, Le Pen, FN





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