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14.07.2006

SYNTHESE NATIONALE FAIT PEAU NEUVE...

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Le site SYNTHESE NATIONALE qui donne régulièrement des informations sur le combat national vient de faire peau neuve...

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03.07.2006

Au Conseil régional d'Ile-de-France : JEAN-FRANCOIS TOUZE S'OPPOSE A HUCHON

medium_aaaaahuchon.jpgVoici le texte de l’intervention de Jean-François Touzé, le 30 juin dernier au Conseil régional d'Ile-de-France, lors de la discussion sur la « tarification sociale » dans les transports régionaux. 

 

Monsieur le Président,

 

Nul doute que le rapport qui nous est présenté rencontrera de la part des groupes de la majorité régionale- et peut-être même au delà- un accueil enthousiaste, même si en ce domaine les tentations de surenchères restent la règle, nous en voyons déjà quelques effets. Pourquoi, il est vrai , s’arrêter en si bon chemin… Dans la jungle des aides généreusement accordées par l’Etat ou les collectivités locales, cachées dans le fourbi de l’humanitarisme bien-pensant et obligé, il doit bien être possible de trouver quelques subtilités nouvelles, quelques niches oubliées, qui permettraient d’aller encore plus loin. Nous faisons confiance à nos collègues d’extrême-gauche, pour traquer sans relâche la discrimination dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler LE DROIT A LA MOBILITE.

 

Que l’on me comprenne bien : le Front national n’est pas et ne peut pas être insensible au sort des franciliens les plus défavorisés. Ce serait renoncer à la dimension sociale de notre engagement, dimension qui est inséparable de notre volonté nationale. C’est ainsi que nous avons toujours souhaité voir la Région consentir un effort particulier à l’égard de nos compatriotes en situation de demandeurs d’emploi, afin de faciliter leurs déplacements. Il y a là un évident devoir d’équité et de solidarité nationale, autant d’ailleurs que d’efficacité sociale et économique, auquel il importe que notre Région participe. C’est la raison pour laquelle nous partageons votre souci d’instituer la gratuité pour les bénéficiaires d’un RMI malheureusement en pleine explosion, du fait de la politique de radiation des listes à laquelle se livre depuis quelques temps, sur instructions, l’ANPE, obsession statistique  et approche des élections obligent.

 

La difficulté, Monsieur le Président, c’est qu’avec ce rapport, une fois de plus, l’exécutif tente de forcer la main des élus. D’abord en annonçant en amont, depuis plus d’une semaine, dans la presse la mise en place de votre projet de tarification sociale, comme s’il était déjà adopté et prêt à être appliqué dans les semaines qui viennent. Ensuite et surtout, en nous demandant d’approuver un texte qui mêle, dans un même article fourre-tout, la gratuité aux RMIstes et la réduction de 75 % aux bénéficiaires de la CMUC, de l’API, de l’ASS et surtout de l’AME, ce qui équivaut à donner plus de droits aux étrangers, y compris aux étrangers en situation irrégulière, qu’aux Français et qui constitue de la part de l’exécutif une prime à la préférence étrangère. 

 

Et d’ailleurs… Gratuité, dites-vous… Il faut  s’entendre sur les mots. Parler de gratuité constitue, en effet, un abus de langage dans la mesure où ce qui n’est pas payer par Paul, ou par tout autre prénom, je ne voudrais pas tomber dans quelque travers discriminant que ce soit, le sera, au final, par Pierre, c'est-à-dire le contribuable et les classes moyennes. En généralisant les aides à ceux que vous appelez les personnes en situation de grande précarité, ce qui, dans un grand nombre de cas, reste à prouver, vous créez un effet de seuil, une nouvelle fracture sociale entre ceux qui paient tout, plein pot, et ceux qui bénéficient ou bénéficieront demain de privilèges en matière de transports, de logements, de cantines scolaires, etc. Ce faisant, vous agissez, Monsieur le Président, comme une sorte de Robin des Bois qui prendrait l’argent aux pauvres pour le donner….. à des plus pauvres. Comme le célèbre sapeur de Christophe qui creusait des trous pour en boucher d’autres, vous agissez à la tête de notre Conseil régional en véritable Président Camembert.

 

Au demeurant, ce projet et la philosophie qui le soutient laissent comme un goût amer. L’amertume qui vient de la tentation au renoncement qui est la vôtre. Nous sommes, en effet, une fois de plus dans le traitement social de la crise que traversent notre pays et notre collectivité. Monsieur Méry, vous l’avez très bien dit en commission : ce projet touche un million de personnes, « c’est énorme ». Et bien oui, c’est énorme et c’est bien là votre échec. En 1998, notre Région connaissait un taux de chômage inférieur de 25 % à la moyenne nationale. Nous l’avons rejoint depuis. Quand, par ailleurs, 100 000 emplois restent vacants en Ile-de-France, n’est- il pas temps, plutôt que de tenter de colmater les brèches et de cautériser des jambes de bois, de revoir votre politique de formation et n’y a-t-il pas d’autres efforts à consentir que ceux destinés à telle ou telle catégorie plus ou bien bien identifiée au détriment de l’ensemble ? Mesures dont vous nous dites qu’elles coûteront près de 90 millions d’euros en année pleine, mais sans doute beaucoup plus ... Une fois de plus, on dépense et on voit après.

 

En conclusion, Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, je voudrais dire mon regret que vous vous fourvoyez. Vous vous fourvoyez parce que vous voulez trop en faire, et sans doute me direz-vous que vous avez le sentiment de ne pas en faire assez. Et bien justement, en mélangeant les genres, en mêlant dans une même mauvaise sauce les besoins indiscutables de nos compatriotes dans le besoin et les demandes idéologiques venues de certains groupes de votre majorité, en n’abordant pas le problème crucial du dézonage, vous vous condamnez à ne pas répondre à l’attente authentiquement sociale qui monte du peuple francilien. Alors oui, vous en faites trop et pas assez. Pas assez pour ceux de nos compatriotes qui souffrent et qui eux n’ont pas les moyens de se faire entendre.

 

 

 

Monsieur le Président, nous aurions pu vous suivre sur des mesures destinées à nos compatriotes en difficultés.Nous ne pouvons évidemment pas le faire sur votre projet capharnaüm, véritable pâté d'alouette, un minimum pour les Français, un maximum pour les étrangers. En présentant cette délibération en un bloc unique, en refusant d'accéder à notre demande légitime d'un vote divisionnaire qui aurait pu permettre de séparer le bon grain de la mauvaise ivraie, c'est-à-dire notre accord à la solidarité avec les Français dans le besoin et notre refus de votre volonté complice d'aider des immigrés en situation irrégulière, vous ne nous laisser pas d'autre choix que de quitter cet hémicycle.

 

 

 

A l'évidence, la discrimination négative à l'encontre des nationaux est bien devenue le moyen ultime des politiques clientélistes et communautaristes de la majorité régionale PS, PC, Verts.