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28.03.2006
CPE, RIEN A CIRER !
Au moment où la France est paralysée par la grève et où se préparent des manifestations à haut risque parce que squattées par la racaille, il faut le dire et le répéter : le CPE, rien à cirer !
Maintenu ou retiré, suspendu ou mis en application, le CPE ne changera en rien le sort des 23 % de jeunes qui sont au chômage. Si notre pays ne fera pas l’économie d’une vaste réforme de son droit, de son organisation, de sa philosophie du travail, c’est à un pouvoir fort, conscient des enjeux et de l’intérêt général, mû par une vision globale de l’avenir et des moyens d’opérer la reconstruction nationale, capable de faire face sans crainte ni tentation de la reculade, qu’il appartiendra d’en décider et d’en mettre en œuvre les modalités.
Pour l’heure, donc, rien à cirer de ce contrat à usage limité et à destination particulière qui, confondant flexibilité et précarité, ajoute encore à la confusion.
Les vrais problèmes sont ailleurs et les vraies difficultés sont devant nous. L’étendue de la dette, la politique de l’euro fort, la hauteur annapurnesque des prélèvements obligatoires, les carcans administratifs et fiscaux, la crise énergétique, le déficit de notre commerce extérieur, les trous budgétaires et sociaux, la persistance du chômage de masse risquent de plonger la France dans une situation à l’Argentine. La sécession ethnico-communautaire de fait que connaissent nos banlieues et la répétition des actes de vandalisme, de pillage, de violences et parfois de barbarie qui y sévissent, plongent notre peuple dans une aboulie morale sans précédent. Les menaces internationales qui se précisent avec la montée de l’Islam radical rendent plus incertaine la survie de notre civilisation européenne et chrétienne. C’est à nous qu’il appartient de dire aux jeunes étudiants et lycéens qui croient que la rue leur appartient parce qu’on les y a fait descendre, que leur mobilisation ne sert à rien, que leurs manifestations n’ont pas de sens, que leurs protestations ne sont que de pure forme puisque, si demain la récession d’abord, la banqueroute ensuite s’abattent sur notre pays, CPE ou pas, ils n’auront plus rien; que si la pègre des banlieues fond sur eux, non plus à deux mille comme la semaine passée sur l’esplanade des Invalides, mais en horde massive, il n’y aura plus pour eux de salut; que si notre civilisation s’effondre, si la Nation est submergée, leurs libertés dont ils sont si fiers et si gourmands ne pèseront plus rien, pas d’avantage que leurs vies, pas d’avantage que leurs rêves.
Il est temps de dire à cette jeunesse qu'elle n'est pas de nulle part, qu'elle est française et qu'elle est européenne.
Jean-François Touzé
28/03/06
23:40 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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