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23.03.2006

VERS LA VRAIE RUPTURE...

En d’autres temps, dans d’autres circonstances, nous aurions sans doute pu nous réjouir de l’apparente fermeté de Dominique de Villepin face à l’agitation gauchiste et au chantage syndical. Mais l’apparente détermination du Premier ministre, engagé dans une épreuve de force qui le dépasse largement, ne relève à l’évidence au mieux que de la rigidité, au pire de la posture.

 

Il n’y a bien sûr  rien à attendre de ce gouvernement ni de ce pouvoir décomposé. Villepin est assis sur un champ de mines semées par sa propre majorité. Elles ne peuvent pas ne pas exploser. Glorieux organisateur de la dissolution de 1997, l’actuel Premier ministre s’est à nouveau engouffré dans le piège qui lui était tendu et qui s’est refermé sur lui comme une souricière. La gauche et l’extrême-gauche, chaque jour plus mobilisées, font monter les enchères et la question qui se pose désormais n’est plus la mise en œuvre ou la suppression du CPE. C’est bien à une crise de régime que nous assistons, aggravée par la menace constante d’une nouvelle explosion simultanée des banlieues. Si la France de 1968 avait compté sur son territoire quelques centaines de milliers de « jeunes » communautarisés, enfermés dans leur haine de notre civilisation et de notre société, elle aurait sans doute été à feu et à sang et le Général ne serait pas revenu de Baden-Baden.

 

Cette crise de régime peut déboucher sur un conflit majeur. Elle peut aussi ouvrir la porte à un sursaut national. La faille est devenue si grande, si évidente, avec d’un côté les pseudo élites du système, un Parlement illégitime parce que non représentatif, un pouvoir chabrolisé et de l’autre le peuple, que seule une rupture cathartique serait en mesure d’apaiser les tensions, d’assurer l’ordre républicain et de remettre la France sur les rails.

 

Entre les deux tours de la Présidentielle de 2002, on a voulu faire croire aux Français que si Le Pen était élu, la France serait paralysée et connaîtrait des troubles graves, un million et demi de jeunes seraient dans la rue, la grève générale serait décidée et notre pays serait mis au ban des nations. Chirac a gagné et… la France est, partout dans le monde, montrée du doigt, la grève générale menace, la jeunesse est dans la rue, des émeutes se sont déclenchées en novembre dont chacun sait qu’elles ne constituaient qu’une simple répétition et le pays est au point mort, économiquement et socialement. Le mensonge et l’imposture apparaissent désormais en pleine lumière et, pour un nombre croissant de Français, la solution s’appelle Le Pen !

 

Jean-François Touzé

22 / 03 / 06

 

 

 

 

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