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14.02.2006
ET REVOILA LA TORTURE...
C’est un procédé connu qui a déjà beaucoup servi : pour déconsidérer les grands corps de l’Etat, tous les moyens sont bons et ceux qui les utilisent servent toujours le même dessein : affaiblir, affaiblir jusqu’à sa décomposition, affaiblir jusqu’à sa dématérialisation l’ossature physique et spirituelle de la Nation.
Les allégations de tortures ou de massacres portées, au moment de la guerre d’Algérie, contre l’armée d’Afrique ou la police parisienne n’avaient pas d’autre but. Celles qui visent aujourd’hui plusieurs membres de nos services anti-terroristes, accusés d’avoir, au moment de la vague d’attentats qui ensanglanta Paris en 1995, fait subir des sévices à certains suspects, autrement dit d’avoir accompli, dans des conditions pénibles et sans doute moralement difficiles, leur mission, au service de la Patrie et de l’Etat, participent à l’évidence de la même volonté de « sidération » que l’on voit à l’œuvre, depuis une dizaine de jours, dans l’affaire des caricatures : il s’agit de rendre impossible toute réaction, en interdisant le recours aux méthodes nécessaires par la culpabilisation ou la dénonciation, et de détruire préventivement tous les moyens de défense immunitaires de notre corps national tétanisé.
Inutile de se référer à Sun Tsu ou à Clausewitz pour savoir que la servitude est proche, dès lors que les peuples sont minés de l’intérieur, par la discorde et par la peur. L’internationale communiste a su, pendant soixante-dix ans, testé les capacités de réaction du monde libre, tout en ne cessant d’en miner les fondations. Une autre internationale est aujourd’hui à l’œuvre, qui a retenu toutes les leçons du léninisme en les adaptant, pour abattre ou conquérir l’Occident.
Bien sûr, les auteurs du livre qui accuse ne sont sans doute pas conscients de tout cela, pas plus que ne l’étaient les écrivains des années 50 que savaient si bien manipuler les Soviétiques. Les révolutionnaires, qu’ils soient communistes ou islamiques, n’ont pas de montres. Mais ils ont le temps, le temps de l'Orient, qui travaille pour eux.
Jean-François Touzé
14/02/06
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